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  • Icônes Opus II, Arnaud d’Aunay

    Icônes Opus II, Arnaud d’Aunay

    Du 1er décembre 2016 au 15 janvier 2017
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    Peintre voyageur issu d’une famille nivernaise et parisienne Arnaud d’Aunay est un ancien banquier reconverti en « globe painter ». En 1984, remarqué par Pierre Cardin qui patronne sa première exposition, il se plonge dans ses désirs d’enfance. En 1985, il expose à New York et rencontre Andrew Wyeth qui le conforte dans son aventure et l’encourage dans la technique qu’il défend : la tempera.

    Il sillonne le monde, capte et traduit à l’aquarelle, l’encre et la tempera, découvertes, rencontres et impressions de voyage. Depuis 2001 Gallimard publie avec succès ses carnets : Les Indes françaises, Au fil du Mékong ; Escales d’Artistes, Vézelay, Napoléon, Empereur des îles, Empereur d’exil, Vauban, génie maritime. Il expose à Paris, New York, San Francisco, Tokyo, Bruxelles et Lausanne.

  • Les Objets introuvables de Jacques Carelman

    Les Objets introuvables de Jacques Carelman

    Du 13 mai au 25 juillet 2016
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    La galerie présente une sélection des dessins originaux à l’origine du fameux Catalogue des Objets introuvables, publié en 1969, traduit en 19 langues et dont sont issus les objets eux mêmes, crées pour l’exposition du Musée des Arts décoratifs de 1972.

    Artiste : Jacques Carelman

  • Voyage dans l’imaginaire

    Voyage dans l’imaginaire

    Du 21 janvier au 12 avril 2016
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    AVEC
    Lucien COUTAUD
    Guy HARLOFF
    Stanislao LEPRI
    Didier MAZURU
    Jules PERAHIM
    Jorge VIGIL
    Jan SVANKMAJER
    Jean-Claude SILBERMANN

  • Patrice Cadiou, Nuits talismaniques

    Patrice Cadiou, Nuits talismaniques

    Du 1er juin au 1er juillet 2012
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    Expositions personnelles :

    2012 Nuits Talismatiques, Galerie Les Yeux Fertiles, Paris, France
    2007 Galerie Joëlle Possémé, Paris, France
    2000 Fort de Bellegarde, Le Perthus, France
    1999 Galerie de Arte de la Riba, Cadaques, Espagne
    1998 Galerie Ridel, Paris
    1997 Fondation Taylor, Paris
    1990 FIAC Galerie Jaquester
    1989 Salon d’Angers
    1989 Sigma, Bordeaux
    1989 FIAC Galerie Faris, Paris
    1987 Galerie Keller, Paris
    1986 Galerie Ridel, Paris
    1984 Galerie Site-Art Présent, Raymond Cordier, Paris
    1981 Galerie Gérard Laubie, Paris
    1978 Galerie Gérard Laubie, Paris
    1977 Galerie d’Art Papelier, Metz
    1976 Galerie d’Art de la Place Beauveau, Paris
    1975 Galerie Huguerie, Bordeaux
    1972 Galerie Condillac, Bordeaux
    1970 Galerie de l’Académie. Lausannee Condillac, Bordeaux
    1969 Galerie Moyon Avenard, Nantes
    Nombreuses Expositions de Groupes de 1976 à 2006, en France et à l’étranger :

    Espace Cardin, Hall Saint Pierre, Musées de Bouffémont, de Dieppe, de Pau et de Belfort, Palais de la Bénédictine.
    FIAC : consécutivement avec les Galeries Jaquester, Raymond Cordier et Gérard Laubie.
    SIGMA Bordeaux, Arelis Grand Palais etc…
    Galeries Manséra, Ecofrica et Galerie du Casino en Espagne etc…

    Collections publiques :
    Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
    Musée de Belfort
    Musée Prince Murat
    FRAC Normandie
    Musée Hermès

    Collections privées :
    France, Canada, Belgique, Suisse, Allemagne, U.S.A, Japon, Italie
    Réalisation de portes-sculptures pour architectes et commandes privées

    Artiste : Patrice Cadiou

  • Carlo Zinelli

    Carlo Zinelli

    Créateur italien d’art brut, né le 2 juillet 1916 à San Giovanni Lupatoto (province de Vérone), mort le 27 janvier 1974 à Vérone.

    Parcours

    Sixième enfant d’Alessandro Zinelli, menuisier, et de Catterina Manzini, morte en couches en 1918, Carlo Zinelli travaille aux champs dès huit ans. À dix-huit ans, son père l’envoie travailler à l’abattoir municipal de Vérone ; il aime la musique et la danse.

    Appelé en mai 1938 au 11e régiment d’Alpini, il rejoint en mars 1939 le corps des volontaires italiens envoyé soutenir les troupes de Franco ; débarqué à Cadix le 25 mars, il quitte l’Espagne treize jours plus tard. Les premiers signes de schizophrénie apparaissent à cette époque. Démobilisé en décembre 1941, il est interné en 1947 à l’hôpital psychiatrique San Giacomo alla Tomba, à Vérone.

    En 1957, le sculpteur Michael Noble ouvre dans l’hôpital un atelier d’expression libre, avec le psychiatre Mario Marini et l’accord du directeur, Cherubino Trabucchi. Zinelli y peint jusqu’à huit heures par jour. Le psychiatre Vittorino Andreoli étudie son œuvre et la fait connaître à Jean Dubuffet. En 1969, le transfert de l’hôpital à Marzana le désoriente : il peint beaucoup moins jusqu’à sa mort, d’une pneumonie, au sanatorium de Chievo.

    L’œuvre

    Environ 1 900 peintures et quelques sculptures. Zinelli travaille à la détrempe et aux crayons de couleur sur papier blanc. De 1962 à 1968, il peint ses feuilles recto verso, qui se lisent comme des récits continus. Silhouettes de profil, souvent percées de trous à la place des yeux, répétées jusqu’à saturer le fond ; couleurs primaires ; souvenirs de la campagne de son enfance.

    Expositions et collections

    • Galleria La Cornice, Vérone, 1957 ; Insania Pingens, Kunsthalle de Berne, 1963.
    • Exposition itinérante en France : Musée international des arts modestes, Sète (2004) ; LaM, Villeneuve-d’Ascq (2005) ; musée de l’Abbaye Sainte-Croix, Les Sables-d’Olonne (2005-2006).
    • American Folk Art Museum, New York, 2017 ; « Recto Verso », Collection de l’Art Brut, Lausanne, 2019.
    • Collections : Collection de l’Art Brut, Lausanne ; LaM ; collection Zander, Cologne ; Fondazione Culturale Carlo Zinelli, San Giovanni Lupatoto.
    • Exposition « Art brut », Galerie Les Yeux Fertiles, du 10 juin au 23 juillet 2022 : Sans titre, 1966, gouache sur papier recto verso, 70 x 50 cm.
  • Frantz Zéphirin

    Peintre haïtien, né en décembre 1968 au Cap-Haïtien.

    Parcours

    Fils d’un architecte et d’une infirmière, Frantz Zéphirin est élevé par sa grand-mère, brodeuse ; tout petit, il dessine déjà des motifs de fleurs. Il commence à peindre en 1973, à cinq ans, auprès de son oncle, le peintre Antoine Obin, maître de l’école du Cap-Haïtien. À sept ans, il vend de petits paysages aux touristes des paquebots de croisière.

    En 1983, il part poursuivre sa scolarité à Port-au-Prince, puis abandonne ses études pour se consacrer à la peinture et rejoint la galerie Monnin. À partir de 1988, au Centre d’Art de Port-au-Prince, il affirme ses propres thèmes et son style. Prêtre vaudou, il vit et travaille dans son temple, le Temple des Sept Vierges, sur une montagne au-dessus de Mariani, aux portes de Port-au-Prince.

    L’œuvre

    Zéphirin puise dans l’histoire, la politique, l’environnement, la Bible, la culture créole et le vaudou. Ses compositions serrées, aux couleurs vives, réunissent des figures humaines à têtes d’animaux sauvages ou domestiques (singes, éléphants, crocodiles, girafes), des personnages mystiques et des mondes parallèles. Il y caricature la société haïtienne, et d’abord sa classe dirigeante. Il se définit lui-même comme un « animaliste historique ».

    Ses tableaux ont fait la couverture du New Yorker, de Time, du New York Times et du Smithsonian Magazine.

    Expositions et collections

    • Prix Suisse et Prix Europe de la peinture primitive moderne, Kasper Pro Arte, Morges (Suisse), 1994 ; médaille d’or de la IIIe Biennale de peinture des Caraïbes et d’Amérique centrale, musée d’Art moderne de Saint-Domingue, 1996.
    • Sacred Arts of Haitian Vodou, Fowler Museum, Los Angeles, 1995, puis tournée aux États-Unis.
    • Le dernier voyage d’André Malraux en Haïti, musée du Montparnasse, Paris, 2009.
    • Kafou : Haïti, Art & Vodou, Nottingham Contemporary, 2012-2013 ; In Extremis, Fowler Museum, UCLA, 2012-2013.
    • Collections : Afrika Museum, Berg-en-Dal (Pays-Bas).
  • Ludwig Zeller

    Ludwig Zeller

    Poète et plasticien chilien, né en 1927 à Río Loa, dans le désert d’Atacama, mort en 2019 au Mexique.

    Parcours

    Fils d’un immigré employé dans les mines du nord du Chili, Ludwig Zeller se forme d’abord au contact du romantisme allemand, qu’il étudie et traduit dès vingt ans ; il publie Las grandes elegías de Friedrich Hölderlin aux éditions universitaires de Santiago. De 1952 à 1968, il dirige la galerie du ministère de l’Éducation. Dans les années 1960, il travaille aussi au Centre d’anthropologie médicale de la faculté de médecine de l’université du Chili.

    À Buenos Aires, il rencontre les poètes du surréalisme argentin. Avec sa femme, l’artiste Susana Wald, il fonde à Santiago la revue Casa de la Luna et organise, à la fin des années 1960, l’exposition Surrealismo en Chile. En 1971, le couple s’installe à Toronto avec trois de leurs quatre enfants ; Zeller y entreprend de fonder les éditions Oasis Publications. En France, il est en relation avec le mouvement Phases. La famille part ensuite pour le Mexique et se fixe à Oaxaca, où il vit jusqu’à sa mort. Son fonds d’archives est conservé à Bibliothèque et Archives Canada.

    L’œuvre

    Chez Zeller, poésie et image sont indissociables. Le collage accompagne toute sa trajectoire, depuis deux peintures murales en collage réalisées en 1955 et 1957, aujourd’hui détruites, jusqu’aux années d’Oaxaca, où il s’y consacre davantage. Ses livres sont souvent des objets : Paloma que se sueña (1960) est imprimé sur un papier plié en forme de colombe ; Las reglas del juego (1968) paraît en espagnol, anglais, allemand et français. Le vidéopoème The Alchemical Body (1986), où ses collages et les peintures de Susana Wald sont projetés sur un corps nu, a été présenté à la XLIIe Biennale de Venise.

    Expositions et collections

    • XLIIe Biennale de Venise, avec The Alchemical Body.
    • Bibliothèque et Archives Canada : fonds Ludwig Zeller.
    • « Aux sources de la Beauté convulsive », section « Édouard Jaguer et le mouvement international Phases », Galerie Les Yeux Fertiles, du 25 octobre au 30 novembre 2024.
  • Jean-Michel Wuilbeaux

    Jean-Michel Wuilbeaux

    Peintre né en 1968 à Valenciennes. Il travaille depuis 1990 à l’atelier de La Pommeraie, en Belgique.

    Parcours

    Depuis 1990, Jean-Michel Wuilbeaux fréquente l’atelier d’arts plastiques de La Pommeraie, à Belœil, dans le Hainaut. Fondée en 1972, La Pommeraie est un centre d’hébergement pour adultes en situation de handicap, réparti entre plusieurs villages, dont Ellignies-Sainte-Anne. Son atelier, dont la Fondation Paul Duhem promeut les artistes, a exposé en France, à Hong Kong et en Russie.

    Le Trinkhall Museum de Liège lui a consacré sa première exposition monographique, organisée avec la Fondation Paul Duhem et Bruno Gérard, responsable de l’atelier de La Pommeraie.

    L’œuvre

    Wuilbeaux peint et écrit, directement sur la toile comme sur des feuilles volantes. Peintures, dessins et mots y circulent librement, entre idées reçues et conscience.

  • Scottie Wilson

    Scottie Wilson

    Dessinateur britannique, de son vrai nom Louis (ou Lewis) Freeman, né à Glasgow en 1891 (1888 selon certaines sources), mort à Londres le 26 mars 1972.

    Parcours

    Issu d’une famille juive modeste de Glasgow, Scottie Wilson quitte l’école à huit ans pour aider les siens. Engagé en 1906 dans les Scottish Rifles, il sert en Inde et en Afrique du Sud, quitte l’armée en 1911, puis reprend du service en 1914 et combat sur le front de l’Ouest.

    Après la guerre, il émigre au Canada, où il débarque en 1920, avant de se fixer durablement à Toronto en 1932. Brocanteur, il tient une petite boutique sur Yonge Street. C’est là qu’il commence à dessiner, avec un stylo-plume tiré de son stock. Soutenu par le collectionneur Douglas Duncan, il expose pour la première fois à Toronto en 1943.

    En 1945, il s’installe à Londres et expose quelques mois plus tard à l’Arcade Gallery. Il continue pourtant à vendre ses dessins dans la rue, pour une fraction des prix pratiqués en galerie. Au début des années 1950, à l’invitation de Jean Dubuffet, il séjourne en France ; Dubuffet et Picasso possèdent de ses œuvres. Dans les années 1960, il dessine pour Royal Worcester un service de table inspiré des mâts totémiques, produit jusqu’en 1965. Il meurt à Kilburn, au nord de Londres.

    L’œuvre

    Dessins minutieux à la plume, peuplés de personnages de son invention, les « evils » et les « greedies » (les malfaisants et les avides), opposés aux symboles de la bonté et de la vérité : poissons, oiseaux, fleurs, arbres, autoportraits, figures de totems. Les surréalistes ont admiré son travail.

    Expositions et collections

    • Tate, Londres ; National Galleries of Scotland, Édimbourg ; Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa ; Carleton University Art Gallery, Ottawa.
    • Collection de l’Art Brut, Lausanne ; Metropolitan Museum of Art, New York ; collection Zander, Cologne.
  • Philip West

    Philip West

    Peintre surréaliste britannique, né en 1949 à York, mort en 1997 à Saragosse (Espagne).

    Parcours

    Né après la dispersion du premier groupe surréaliste britannique, celui d’E. L. T. Mesens et de Roland Penrose, Philip West prend part au renouveau surréaliste britannique : toute son œuvre date d’après le début des années 1970. Il rejoint d’abord le petit groupe réuni par l’écrivain John Lyle autour de la revue TRANSFORMAcTION, puis collabore à la revue néerlandaise Brumes blondes.

    À partir de 1973, il participe aux manifestations du mouvement Phases d’Édouard Jaguer, en France, aux Pays-Bas, au Portugal et en Belgique. Il quitte ensuite la Grande-Bretagne pour l’Espagne, séjourne au Venezuela, puis revient en Espagne, où il mène des activités surréalistes en lien avec Eugenio F. Granell.

    L’œuvre

    Peintre de l’objet et d’un bestiaire très personnel, Philip West se situe dans la lignée de René Magritte et de Toyen. Ses images, tirées d’un « sac à rébus », rendent hommage à « tous les prophètes du non-sens », de Lewis Carroll à Benjamin Péret. Il compose aussi des œuvres compartimentées où se déroulent des scènes distinctes. Édouard Jaguer voyait en lui un explorateur intrépide du non-sens.

    Expositions et collections

    • Expositions Phases : Bruxelles, 1974 ; Estoril, 1977 ; Lyon, 1980 ; Montluçon, 1987 ; « Greffages 2 », Paris, 1989.
    • « Brumes blondes », Amsterdam, 1977 ; « Imagination », Bochum, 1978.
    • Avis Mundi, Saragosse, 1996.
    • « Philip West. Bestiaire », Fondation Eugenio Granell, Saint-Jacques-de-Compostelle, à partir du 26 septembre 2008.
    • « Aux sources de la Beauté convulsive », section « Édouard Jaguer et le mouvement international Phases », Galerie Les Yeux Fertiles, du 25 octobre au 30 novembre 2024 : Sans titre, 1981, huile sur toile, 70 x 50 cm.