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  • Jacques Le Maréchal (1928-2016)

    Jacques Le Maréchal (1928-2016)

    Du 30 octobre au 28 novembre 2026
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    Vernissage le jeudi 29 octobre 2026, de 17 h à 21 h

    Du mardi au samedi, de 14 h à 19 h, et sur rendez-vous.

    La galerie présente 70 œuvres originales de Jacques Moreau, dit Le Maréchal (1928-2016) : une vingtaine de peintures, de temperas et d’aquarelles, et une cinquantaine de gravures, dont certaines aquarellées ou épuisées.

    Né Jacques Moreau en 1928 à Paris, Le Maréchal vient d’abord à la poésie. Proche du surréalisme, il reste à l’écart du groupe ; André Breton salue sa peinture en 1960. On connaît surtout ses « dessins inextricables » et ses « peintures transparentes ». Graveur, il est rattaché à la lignée des « graveurs visionnaires » qui se réclament de Rodolphe Bresdin.

    « Écriture et peinture se fondent dans une même vision. » Louis Janover, « Dédicaces pour L’Œuvre de Le Maréchal », dans L’imperceptible abîme, Venus d’ailleurs éditeurs

    Événement

    • Samedi 14 novembre 2026 à 15 h : rencontres et projection du film documentaire Le Maréchal, un autre monde dans celui-ci, à la Halle Saint-Pierre.

    Artiste : Jacques Le Maréchal

    Œuvres présentées

    • Le Maréchal, Espérance, illusion, l’ordure officielle, 1963, tempera à l’œuf et huile sur bois, 58 x 48 cm
  • Endre Rozsda (1913-1999)

    Endre Rozsda (1913-1999)

    Du 18 septembre au 23 octobre 2026
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    Vernissage le jeudi 17 septembre 2026, de 17 h à 21 h

    En prologue à l’exposition rétrospective du Musée des Beaux-Arts de Quimper, de juin à novembre 2027.

    Avant que le Musée des Beaux-Arts de Quimper ne lui consacre une grande rétrospective, nous sommes heureux de retrouver Endre Rozsda à la galerie, pour une exposition pensée comme un prologue à cet événement.

    Né en 1913 à Mohács, en Hongrie, Rozsda découvre Paris et le cercle surréaliste à la fin des années 1930. Après la guerre, il prend part à Budapest à l’aventure de l’École européenne, puis quitte la Hongrie après la révolution de 1956 pour s’installer à Paris. André Breton salue alors son travail dès sa première exposition parisienne.

    Sa peinture ne se livre pas d’un seul regard. Ses toiles sont tissées d’une multitude de touches minuscules et de fragments colorés qui, à mesure que l’œil s’attarde, laissent apparaître des visages, des corps, des architectures, des créatures hybrides. Rien n’y est figé : les formes naissent les unes des autres, se défont, ressurgissent ailleurs dans la composition.

    « Autour du temps je tresse le lierre de mes souvenirs »

    Compte tenu des complications de transport et de circulation dans Paris, l’exposition s’est achevée le vendredi 23 octobre 2026, au lieu du 24 octobre prévu. Vous retrouverez son travail en juin 2027 pour la rétrospective au Musée des Beaux-Arts de Quimper, et sur demande à la galerie.

    Artiste : Endre Rozsda

    Œuvres présentées

    • Endre Rozsda, Le Château de Barbe Bleue, 1965-1979, huile sur toile, 130 x 162 cm
    • Endre Rozsda, Valamint, 1947, huile sur toile, 50 x 40 cm
    • Endre Rozsda, Dans le soir, 1980, huile sur toile, 55 x 36 cm
    • Endre Rozsda, Le jardin de l’au-delà, 1983, huile sur toile, 16 x 24 cm
  • Guylaine, dans la jungle de l’innocence

    Guylaine, dans la jungle de l’innocence

    Du 26 juin au 25 juillet 2026
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    Vernissage le jeudi 25 juin 2026, de 17 h à 21 h

    La Galerie Les Yeux Fertiles a le plaisir de vous convier à l’exposition consacrée à Guylaine, à l’occasion de la parution de sa monographie L’Ymagier de Guylaine, publiée par Les éditions L’Or aux 13 îles.

    Un univers foisonnant et coloré, peuplé de figures animales et végétales, où l’imaginaire se déploie avec une liberté rare. Les encres et tableaux de Guylaine nous entraînent dans une jungle luxuriante, celle de l’innocence et du merveilleux, portée par un sens du détail et de la couleur qui lui est propre.

    L’ouvrage réunit les textes d’Annie Le Brun, Jean Benoît, Louis Pons, Konrad Klapheck, François-René Simon, Roger Renaud, Pierre Peuchmaurd, Alain Joubert, Guy Cabanel, Georges-Henri Morin, Étienne-Alain Hubert, Henri Robert, Marine Degli, Luc Barbaro, Alexandre Pierrepont et Jean-Christophe Belotti.

    Artiste : Guylaine

    Œuvres présentées

    • Guylaine, Le Tragopan, huile sur toile, 81 x 65 cm
    • Guylaine, Le Bec en sabot, huile sur toile, 116 x 89 cm
    • Guylaine, Le grand Argus, huile sur toile, 97 x 130 cm
    • Guylaine, L’Aigle et le Varan, encre de Chine sur papier, 75 x 104 cm
    • Guylaine, Le Faucon de Camacho, encre de Chine sur papier, 98 x 69 cm
  • 25 ans, exposition anniversaire

    25 ans, exposition anniversaire

    Du 22 mai au 19 juin 2026
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    Vernissage le jeudi 21 mai 2026, de 17 h à 21 h

    Le 1er juin 2001, la Galerie Les Yeux Fertiles ouvrait ses portes. Vingt-cinq ans plus tard, elle célèbre cet anniversaire avec une exposition qui retrace son histoire à travers les artistes qui l’ont construite.

    Car c’est bien eux qui racontent ces années : leurs œuvres, leurs univers, les rencontres et les fidélités qui ont forgé l’identité de la galerie exposition après exposition. Plus de 120 accrochages, autant de moments partagés avec un public dont la confiance n’a cessé de nous porter.

    Pour cet anniversaire, la galerie réunit des noms qui lui sont chers : M. Baskine, H. Bellmer, A. Breton, S. Dali, F. Deux, C. d’Orgeix, G. Erro, J. Ferrer, J. Hérold, J. Le Maréchal, S. Lepri, H. Michaux, O.O. Olivier, E. Rozsda, B. Saby, B. Schultze, C. Verlinde, ainsi que Mr. Djub, Lou Dubois, D. Mazuru, J-P. Nadau, J. Rispal, O. Saban, C. Sefolosha, J-C. Silbermann et V. Tentindo, et Valentine pour la jeune création contemporaine.

    Un accrochage exceptionnel, une traversée du temps, un hommage à l’art et à ceux qui le font vivre.

    « Le 1er juin 2001, la Galerie Les Yeux Fertiles ouvrait ses portes 27, rue de Seine. Betty, mon épouse, et moi-même, passionnés collectionneurs, nous démarrions une nouvelle aventure : devenir des passeurs de rêves grâce aux artistes et aux œuvres que nous allions exposer. Benoît, depuis 20 ans à nos côtés, a contribué aussi par sa compétence au succès de nos plus de 120 expositions à la Galerie Les Yeux Fertiles. Merci à tous de votre fidélité. L’art nous transcende ! » Jean-Jacques Plaisance

    Paris Gallery Weekend, parcours Saint-Germain-des-Prés : la galerie était ouverte le vendredi 29 et le samedi 30 mai 2026 de 11 h à 19 h, et le dimanche 31 mai de 14 h à 18 h.

    Œuvres présentées

    • Jacques Hérold, Le Grand Transparent, 1947/1971, bronze, miroir, cristaux de quartz, 183 x 92 x 53 cm
    • André Breton, Paul et Nusch Éluard, Cadavre exquis, 1929, crayons de couleur sur papier noir, 32 x 25 cm, œuvre prêtée et reproduite au catalogue de l’exposition du centenaire « Surréalisme », Centre Pompidou, septembre 2024
    • Maurice Baskine, Sans titre, huile et plâtre sur panneau, 116 x 89 cm, signé « Baskine » en bas à droite, contresigné « Maurice Baskine » au dos, provenance collection Arturo Schwarz, œuvre prêtée et reproduite au catalogue de l’exposition du centenaire « Surréalisme », Centre Pompidou, septembre 2024
    • Erro, Temple mexicain, 1962-63, huile sur toile, 46 x 55 cm
    • Stanislao Lepri, Jeux d’enfants, 1949, huile sur panneau, 54 x 65 cm
    • Hans Bellmer, Nu à la feuille, 1937, dessin double face, 29 x 25 cm
    • Claude Verlinde, Jeu d’échecs, 1970, huile sur toile, 38 x 55 cm
    • Bernard Schultze, Sans titre, 1957, technique mixte sur papier marouflé sur toile, 42 x 60 cm, reproduit en couleur in B. Schultze, éd. Hirmer, 1991, p. 246
    • Henri Michaux, Sans titre, circa 1936, pastel sur papier, monogrammé en bas à gauche, 24,5 x 30,5 cm, exposition « Henri Michaux, peintures récentes », Galerie Rive Gauche, Paris, 16 novembre-16 décembre 1944 (étiquette de cette exposition, n° 9 au dos), n° d’inventaire HM36.71 du catalogue raisonné des Archives H. Michaux, reproduit p. 32 de la revue Quadrige n° 10, octobre-novembre 1946
  • Valentine, En liens

    Valentine, En liens

    Du 24 avril au 8 mai 2026
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    Vernissage le jeudi 23 avril 2026, de 17 h à 21 h

    Née à Paris en 1996, Valentine grandit entourée de l’art sous toutes ses formes : une mère photographe, un père expert en arts décoratifs et verrerie italienne, des grands-parents galeristes. Après une classe préparatoire d’arts appliqués, elle se forme à l’école Esmod Paris, où elle obtient une double licence en Stylisme & Modélisme avec spécialisation en Haute Couture.

    Portée depuis l’enfance par une vocation d’artiste et depuis l’adolescence par un attrait ardent pour l’écriture, c’est en 2025 qu’elle choisit de se consacrer pleinement à son art et à sa plume.

    « En Liens » est le fruit de six mois de travail : un assemblage de 30 toiles explorant les dynamiques du couple. Tout commence par deux formes, l’une représentant la femme, l’autre l’homme, semblables et opposées, miroirs inversés l’une de l’autre. Les vingt-huit toiles suivantes déploient ce que ces deux entités font l’une à l’autre, comment elles se rencontrent et se nouent, tantôt se brident ou se libèrent, s’oppressent ou se soutiennent. Le lien y est sans cesse remis en question, complètement instable ou égalitaire. Ce sont les ressorts de l’amour entre deux êtres qui ne trouveraient pas d’existence l’un sans l’autre.

    Nocturnes et rencontres avec l’artiste les jeudis 30 avril et 7 mai 2026, de 18 h à 20 h.

    Artiste : Valentine

  • Bernard Saby (1925-1975)

    Bernard Saby (1925-1975)

    Du 13 mars au 18 avril 2026
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    Vernissage le jeudi 12 mars 2026, de 17 h à 21 h

    La Galerie Les Yeux Fertiles est honorée de vous annoncer la septième exposition consacrée à l’œuvre magistrale de Bernard Saby. À cette occasion, nous aurons le privilège de dévoiler une sélection d’œuvres inédites, offrant un regard renouvelé sur l’un des univers les plus singuliers du XXe siècle.

    Une célébration et un souvenir

    Initialement prévue pour l’automne 2025 afin de célébrer le centenaire de la naissance de l’artiste, quarante ans après sa rétrospective historique au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, cette exposition revêt aujourd’hui une dimension particulière.

    Elle se veut un double hommage : à Bernard Saby, bien sûr, mais aussi à la mémoire de Stéphane Gatti, disparu soudainement en 2025. Stéphane fut un acteur essentiel de la redécouverte et de l’exploration passionnée de cette œuvre unique ; son influence et son dévouement imprègnent cette programmation.

    L’exploration de la profondeur

    Le travail de Saby est une invitation au voyage intérieur. Comme il le confiait à Michel Butor en 1963 :

    « Un jour, dans mes tableaux s’est mise à apparaître une profondeur, et je me suis enfoncé, je me suis lancé à corps perdu dans son exploration. »

    À travers ses gouaches à la caséine et ses compositions denses, Saby nous convie dans cet interstice où la forme naît du vide, créant une topographie mentale fascinante.

    « Il faut être Klee, Wols, Saby ou rien ! » Claude Roy

    Le Musée national d’art moderne, Centre Pompidou, a acquis 5 dessins dans notre exposition de 2012, consacrée alors exclusivement aux dessins. Ses œuvres sont également visibles au Musée d’art moderne de la Ville de Paris (2 acquisitions en 2008, après celles de la rétrospective de 1986), mais aussi au château de Rochechouart, Centre d’art de Haute-Vienne (don J. de la Casinière), au Musée de l’Hospice Saint-Roch d’Issoudun (donation Zao Wou-ki) et au Musée d’Unterlinden de Colmar (donation Person).

    Le vendredi 17 avril 2026 à 18 h, présentation de son travail à travers les citations de quelques illustres contributions sur sa peinture, avec notamment celles de Pierre Boulez, Michel Butor, Armand et Stéphane Gatti, André-Berne Joffroy, Jean-Jacques Lebel, André Pieyre de Mandiargues et Xavier-Gilles Néret.

    Artiste : Bernard Saby

    Œuvres présentées

    • Bernard Saby, Sans titre, ca 1955, gouache noire à la caséine, 65 x 81 cm
    • Bernard Saby, Sans titre, ca 1955, tempera et gouache, 19 x 24 cm, exposition Musée d’art moderne de la Ville de Paris, 1986
    • Bernard Saby, Sans titre, circa 1956, huile sur toile, 100 x 81 cm
    • Bernard Saby, Sans titre, 1966, huile sur toile, 97 x 130 cm
    • Bernard Saby, Sans titre, 1963, pastel sur papier marouflé sur panneau, 97 x 130 cm
    • Bernard Saby, Sans titre, 1958, dessin au fusain sur papier, 72 x 105 cm
    • Bernard Saby, Sans titre, 1951, dessin à la mine de plomb et fusain, 12,8 x 16,5 cm
    • Bernard Saby, Sans titre, 1951, dessin au fusain et crayon gras, 13 x 18,4 cm
    • Bernard Saby, Sans titre, 1951, fusain et mine de plomb, 25 x 32 cm
    • Bernard Saby, Sans titre, 1950, dessin au graphite sur papier, 50 x 65 cm
  • Christine Sefolosha et Jean-Pierre Nadau, Songes et vertiges & Dessins à dessein

    Christine Sefolosha et Jean-Pierre Nadau, Songes et vertiges & Dessins à dessein

    Du 23 janvier au 7 mars 2026
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    Vernissage le jeudi 22 janvier 2026, de 17 h à 21 h

    Jean-Pierre Nadau, Dessins à dessein & Christine Sefolosha, Songes et vertiges

    La Galerie Les Yeux Fertiles a le plaisir de présenter une exposition croisée réunissant Christine Sefolosha et Jean-Pierre Nadau, deux artistes singuliers dont les œuvres explorent les territoires intérieurs, entre écriture du geste, visions mentales et nécessité créatrice.

    Jean-Pierre Nadau, né en 1963, développe depuis les années 1980 une œuvre graphique d’une intensité rare. Formé hors des circuits académiques, marqué par sa rencontre avec Chomo, il déploie un travail à la plume Sergent-Major d’une précision quasi obsessionnelle.

    Ses dessins, d’une densité vibrante, relèvent d’une écriture instinctive, jubilatoire, où le signe devient langage. Ni art brut, ni surréalisme, son œuvre se situe dans un espace autonome, nourri par la rigueur du geste et l’abandon à l’élan créatif. Une écriture visuelle libre, presque incantatoire, où la main semble guidée par une nécessité intérieure.

    Exposé également par la Galerie Cavin-Morris à New York, Jean-Pierre Nadau est visible notamment au Folk Art Museum de New York, à la Collection de l’Art Brut de Lausanne et à l’Abbaye d’Auberive (collection Volot). Ouvrage disponible : Dessins à dessein, livre d’art, 2025, préface de C. Berst.

    Christine Sefolosha, née à Montreux, développe quant à elle une œuvre profondément habitée, née du rêve, de l’insomnie et de l’expérience intérieure. Marquée par son séjour en Afrique du Sud, son travail convoque figures animales, hybridations et présences totémiques.

    Son univers oscille entre douceur et vertige, où le dessin devient un acte presque chamanique. L’art y est exorcisme, traversée, projection de l’inconscient. À travers ses figures, elle interroge la mémoire, le corps, et une forme de mythologie personnelle, à la frontière du rêve et de l’archaïque.

    Christine Sefolosha est présente dans l’exposition L’étoffe des rêves à la Halle Saint-Pierre, Paris, jusqu’en août 2026, et visible notamment au Musée Jenisch et à la Collection Nestlé, à Vevey. Ouvrage disponible : Timeless wanderer, 2015, préface de Roger Cardinal.

    Réunis ici, Sefolosha et Nadau dialoguent par le dessin, chacun à leur manière, dans une tension féconde entre maîtrise et lâcher-prise, structure et surgissement, écriture et vision.

    Le vendredi 20 février 2026 à 18 h, Jean-Jacques Plaisance a animé une double présentation : « Christine Sefolosha, aux confins de l’art pariétal selon Roger Cardinal » et « Jean-Pierre Nadau, le signe comme langage jubilatoire ».

    Artistes : Christine Sefolosha, Jean-Pierre Nadau

    Œuvres présentées

    • Christine Sefolosha, Cadet Rousselle, 2013-14, encres et pigments sur papier marouflé, 110 x 160 cm
    • Christine Sefolosha, Totémique, 2024, technique mixte poudrée rehaussée, 50 x 35 cm
    • Christine Sefolosha, Paname, 2024, monotype rehauts à l’huile et pigments sur papier, 56 x 41 cm
    • Christine Sefolosha, Galop, 2025, encres et pigments sur papier Japon, 31 x 39 cm
    • Jean-Pierre Nadau, La cataracte du Qatar act, encre de Chine sur papier, 50 x 65 cm
    • Jean-Pierre Nadau, Rêve de Gustave, encre de Chine sur papier, 65 x 50 cm
    • Jean-Pierre Nadau, Citée compliquée, encre de Chine sur papier, 65 x 50 cm
    • Jean-Pierre Nadau, Écriture Yllinahc n° 7, encre de Chine sur toile, 126 x 97 cm
  • Josette Rispal et Chomo, une amitié singulière

    Josette Rispal et Chomo, une amitié singulière

    Du 27 novembre 2025 au 8 janvier 2026
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    En collaboration avec Maître Aymeric Rouillac

    De L’Humanité de Josette Rispal aux Bois brûlés de Chomo.
    L’Humanité a été exposée en 2016 pendant neuf mois à l’église de la Madeleine.
    Les Bois brûlés ont été la seule exposition de Chomo, à la galerie Jean Camion, en 1960.

    « Sculpteur, c’est quoi tout ça ? c’est de la merde ! » lance Chomo en juillet 1984, à celle qui ose franchir les clôtures de son village d’Art Préludien à Achères-la-Forêt. Pourtant depuis 1975, Josette Rispal sculpte le bronze, le fer, la terre cuite et le verre de Murano. Il y a chez ces deux artistes une volonté de transformer les rebuts en œuvres d’art, de transmuter la matière. De ce fait, cette reconnaissance mutuelle deviendra une amitié singulière entre Josette Rispal et Chomo. Face à « l’Ermite d’Achères », alors sans beaucoup de moyens, Josette Rispal deviendra complice et mécène, et organisera pour Chomo en 1991 une exposition dans tout Milly-la-Forêt, qui eut un grand succès. C’est l’histoire de cette relation très fusionnelle et amicale entre deux artistes de grande générosité, deux âmes sœurs, que nous relatons dans l’exposition présentée à la Galerie Les Yeux Fertiles.

    Chomo (Roger-Edmond Chomeaux, dit), 1907-1999. Ses Bois brûlés, histoire d’une rupture

    À 53 ans, en 1960, Chomo rompt avec l’art contemporain de son époque, qui est pour lui un art formaté, en véritable sécessionniste radical. Michel Thévoz dit qu’il préfigure sur un mode utopique une dissolution de l’art par extension dans le réel, illustrant par avance le slogan de Mai 68 « L’art sera vivant quand le dernier artiste sera mort ». Récupération et recyclage sont au cœur de ses nouvelles pratiques. Pour Chomo, chaque fragment d’objet au rebut devient alors matière première (découpée, lacérée, brûlée), engendrant un nouveau vocabulaire (cf. le texte analytique de Françoise Monnin, in Chomo, dir. Aymeric Rouillac). De ce point de vue, les bois brûlés sont chez lui l’expression la plus réussie. Fasciné par la foudre et la combustion du bois, Chomo fixe la matière incandescente, laisse le feu entailler le bois qu’il goudronnera ensuite, et qu’il peindra plus tard.

    Soixante-cinq ans après, refaisons vivre la première et dernière exposition des Bois brûlés de Chomo, appelée alors « Expressions noires », à la Galerie Camion, au 8 rue des Beaux-Arts. 40 000 personnes la visitèrent en six semaines, mais Chomo le rebelle, furieux du succès commercial qui s’annonçait, torpilla l’exposition. En 1961, Chomo, devenu « l’Ermite de la forêt de Fontainebleau », réalisera le sanctuaire des Bois brûlés dans son Village-Centre d’Art Préludien. Constructions achevées en 1963, dont une partie se visite encore aujourd’hui.

    Merci à Télérama et à Bénédicte Philippe pour le compte rendu de l’exposition (TTT).

    Artistes : Josette Rispal, Roger Chomeaux

    Œuvres présentées

    • Josette Rispal, Témoins de l’Humanité, 2013-2015, métal brossé, verres de Murano, de 160 à 207 cm
    • Chomo, Fétiche à clous, circa 1960, bois brûlé et métal, repris dans les années 90, hauteur 123 cm, collection Chomo
    • Chomo, Totem, circa 1960, bois brûlé, 87 x 35 x 26 cm
  • Fred Deux, « Le dessin, cet inconnu »

    Fred Deux, « Le dessin, cet inconnu »

    Du 18 septembre au 20 novembre 2025
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    Vernissage le mercredi 17 septembre 2025, de 17 h à 21 h

    Un temps fort a eu lieu à 19 h avec la présentation de l’exposition par Jean-Jacques Plaisance, suivie de la lecture d’un livre unique de Fred Deux, De l’autre, le cristal, issu de la collection personnelle d’André Breton.

    « Tout art est exorcisme ». Cette affirmation de l’artiste allemand Otto Dix, prononcée pendant la période nazie, nous interpelle. Sans être aussi catégorique, si certains artistes par leurs paroles, leurs écrits et surtout leurs œuvres exprimaient aussi une inquiétude, voire une souffrance, et nous délivraient un message ?

    Fred Deux (1924-2015), figure singulière de l’art et de la littérature du XXe siècle, a développé une œuvre foisonnante, nourrie par l’exploration de l’inconscient et de l’imaginaire. Son travail graphique, souvent proche de l’automatisme, fait dialoguer formes organiques et mondes intérieurs. Également écrivain, il a laissé une œuvre littéraire rare et habitée, où se rejoignent poésie, mémoire et vision.

    Le samedi 18 octobre 2025 à 17 h 30, nouvelle lecture par Jean-Jacques Plaisance du livre unique de Fred Deux De l’autre, le cristal, puis présentation de l’exposition, et en particulier « Les Spermes colorés des années 73 et 74, de la mémoire événementielle à une nouvelle intériorité sublimée ». Une mise en images de la lecture a été réalisée par les Amis de Cécile Reims et Fred Deux. Quelques nouvelles œuvres ont rejoint l’accrochage pour les deux dernières semaines de l’exposition.

    Artiste : Fred Deux

    Œuvres présentées

    • Fred Deux, La Membrane, 1972, série des spermes colorés, mine de plomb et peinture cellulosique sur papier, 43,5 x 37 cm
    • Fred Deux, Sans titre, 1969, encre de Chine sur papier, 54 x 37 cm
    • Fred Deux, L’Inexistence, 1973, série des spermes colorés, mine de plomb et peinture cellulosique sur papier, 73 x 42,5 cm
    • Fred Deux, L’Élan, 1974, série des spermes colorés, mine de plomb et peinture cellulosique sur papier, 58 x 41 cm
    • Fred Deux, Maîtresse, 1970, encre de Chine et aquarelle sur papier, 84 x 60 cm, réf. Chave au dos
    • Fred Deux, Sans titre, 1960, encre de Chine sur papier, 70 x 100 cm, provenance Galerie Daniel Cordier, exposition 1963 Galerie Charpentier
  • Didier Mazuru, Fragmentations surréalistes

    Didier Mazuru, Fragmentations surréalistes

    Du 5 juin au 4 juillet 2025
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    Vernissage le jeudi 5 juin 2025, de 18 h à 21 h

    Une double exposition à la galerie : Didier Mazuru, Fragmentations surréalistes, et un petit cabinet de Mr. Djub, Charivari, en parallèle de son exposition avec l’artiste 13bis, Paname Rendez-vous, tout l’été à la galerie voisine Roger-Viollet, 6 rue de Seine.

    Didier Mazuru, né à Paris en 1953, est un artiste français polymorphe dont l’œuvre mêle peinture, gravure, musique et réflexion philosophique. Formé à l’architecture à l’École des Beaux-Arts de Paris, il s’oriente rapidement vers les arts visuels, influencé par des figures comme Érik Desmazières et Yves Doaré. Installé à Stockholm depuis 1981, il abandonne l’architecture et la musique pour se consacrer pleinement à la création artistique. Son travail, initialement rattaché au mouvement de l’art visionnaire, évolue vers des formes plus abstraites et méditatives, intégrant des éléments de spontanéité et d’improvisation. Mazuru a exposé dans de nombreuses galeries en France et en Suède, et continue de développer une œuvre singulière, empreinte de spiritualité et de quête intérieure.

    Rencontre avec Yves Giry à propos du travail de Didier Mazuru, le vendredi 20 juin 2025 à 18 h.

    Artistes : Didier Mazuru, Mr. Djub

    Œuvres présentées

    • Didier Mazuru, Léda ancienne et moderne, 1991, huile sur toile marouflée sur bois, 162 x 144 cm
    • Didier Mazuru, À ceux qui se promènent, 1986-88, huile sur mélamine, 145 x 90 cm
    • Didier Mazuru, Lieu transitoire de l’âme, 1987-88, huile sur bois, 50,2 x 120,1 cm
    • Didier Mazuru, À la frontière des songes, 1988-91, aquarelle et lavis d’encre de Chine, 44 x 47 cm