Poète, dessinateur, peintre et graveur français, né Jacques Moreau en 1928 à Paris, mort en 2016 à Paris.
Parcours
Jacques Moreau, dit Le Maréchal, vient d’abord à la poésie. Proche du surréalisme, il reste à l’écart du groupe ; André Breton salue sa peinture en 1960. Il figure dans la revue Le Surréalisme, même en 1957 et participe à l’exposition EROS (1959) puis à l’exposition internationale du surréalisme de Milan (1961). Gaston Bachelard, André Pieyre de Mandiargues et Édouard Glissant ont aussi écrit sur son œuvre.
Graveur, il est rattaché à la lignée des « graveurs visionnaires » qui se réclament de Rodolphe Bresdin, et il a formé Georges Rubel. Son œuvre gravé a fait l’objet d’un catalogue raisonné aux éditions Broutta en 1985.
L’œuvre
On connaît surtout ses « dessins inextricables » et ses « peintures transparentes », décrites comme des « visions fantastiques et prophétiques ». Il dessine à l’encre de Chine et pratique aussi la tempera à l’œuf, l’aquarelle et la gouache.
Expositions et collections
- 2023 : exposition à la galerie, dans le cadre de « Chromatisme », avec la parution de la monographie L’Imperceptible abîme (éditions Venus d’Ailleurs) et la projection, au cinéma Christine, du documentaire de Véronique Faure et Delphine Genest qui lui est consacré
- 2024 : trois œuvres dans « Aux sources de la Beauté convulsive » à la galerie, dont Les 7 portes de la folie, encre de Chine sur papier, 30 x 25 cm, et Les 3 Papes, 1971-1975, tempera à l’œuf sur panneau, 58 x 45 cm ; article de Louis Janover, « Changer l’angle de la réalité », dans Le Monde diplomatique (novembre 2024)
- Autre œuvre présentée par la galerie : Là où plane le héron gris, 1991-1992, aquarelle et gouache, 25,3 x 32,6 cm
- 2026 : « Graver l’imaginaire », galerie La Ville A des Arts, Paris (23 mars-5 avril), avec Yves Doaré, Didier Mazuru, Georges Rubel et d’autres


