Auteur/autrice : admin

  • Joaquín Ferrer, Six décennies de créations

    Joaquín Ferrer, Six décennies de créations

    Du 29 mai au 25 juillet 2020
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    Après avoir étudié à l’École des Beaux?Arts de La Havane, il fait l’objet chaque année, entre 1954 à 1958, d’une exposition personnelle au salon annuel du Musée d’Art moderne de la capitale cubaine. En 1960, le Ministère de l’Éducation lui accorde une bourse pour aller étudier l’art à Paris. Son voyage prend un caractère décisif, car l’artiste décide de s’y installer et y réside toujours. En 1968, sa première exposition parisienne préfacée par Max Ernst a lieu à la galerie Le Point Cardinal qui va désormais présenter régulièrement son travail.

    « […] Quant aux jeunes, je les plains. Comment n’ont-ils pas l’impression que tout a été fait avant eux ? On a tort d’en faire des dieux avant même qu’ils aient eu le temps de s’exprimer. L’un d’eux, Ferrer, est un peu ma découverte. Loin du Pop Art, du Mec’Art et de leurs succédanés, il me paraît profondément authentique […] »

    — Max Ernst3

    Il est exposé en France à la Fondation Maeght, au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris et en Europe (Belgique, Suisse…). En complément de son travail de peintre, Joaquin Ferrer a aussi développé un œuvre important de graveur en illustrant de nombreux ouvrages de poètes et d’écrivains. Le style de Joaquin Ferrer tend vers l’abstraction lyrique, avec des figures construites comme des casse?têtes qui ne sont pas sans rappeler les arts premiers4.
    Biographie
    Naissance (1928)

    Joaquín Ferrer Marquines est né le 4 octobre 1928 à Manzanillo, petit port de pêche de la pointe orientale de Cuba. Par suite d’une erreur administrative, cette date de naissance est parfois donnée comme le 4 juillet 1929. Son père, Joaquín Ferrer Herrera, exerce, comme ses ancêtres, le métier de tailleur. Sa mère, Altagracía Marquinez López, élève une famille de quatre enfants, deux garçons et deux filles5.
    Jeunesse (années 1930-1940)

    Le jeune Joaquín va à l’école primaire puis à l’école supérieure de Manzanillo. Très jeune, il se plaît à dessiner et à copier des tableaux. La présence américaine à Cuba se traduit par un clivage avec le reste de la population plus pauvre, mais les enfants n’en souffrent guère. Son père souhaite que l’adolescent reprenne la tradition familiale mais celui-ci est de plus en plus attiré par les arts. En 1948, il travaille à la Compagnie des chemins de fer. Fasciné par l’aviation, il prend des cours de pilotage mais il y renonce dès ses premières expériences pratiques5.
    La Havane (années 1950)

    Avec l’appui de son oncle, contre le gré de ses parents, il s’inscrit à l’École des beaux-arts de San Alejandro à La Havane. Il se lie à un autre étudiant, Agustín Cárdenas. Avec quelques autres élèves, il est hébergé et nourri à la prison du Castillo del Príncipe, près de l’école, commodité réservée aux étudiants impécunieux. À cette époque, il fréquente déjà, à l’extérieur de l’école, un autre futur peintre, Jorge Camacho. Leur aîné, Wifredo Lam, lui conseille de renoncer aux cours de l’École des beaux-arts, selon lui peu utiles. Joaquín Ferrer suit cet avis. En 1954, il montre ses œuvres pour la première fois au Salon de peinture du Musée d’art moderne de La Havane, et dans d’autres capitales latinoaméricaines. Il épouse Gina Pellón Blanco dont il se séparera et divorcera officiellement en 1971. Première exposition personnelle en 1955 à la galerie La Rampa, à La Havane puis en 1956 à la galerie Lyceum et en 1957 à la galerie Color Luz. Il travaille au Musée d’art moderne avec Cárdenas et Estopeñan et dans une petite galerie, Centro de Arte Cubano, en face de la cathédrale. Il réalise des gravures et, au Musée d’art moderne, une mosaïque dont une coquille dépare la signature en Ferret. La révolution de 1958-1959 à Cuba fait grand bruit dans le monde. En 1959, il reçoit une bourse du ministère de l’Éducation pour lui permettre d’étudier à l’étranger. Embarqué sur la « Reina del Mar », il arrive à La Rochelle le 8 décembre et se rend à Paris5.
    Paris (années 1960)

    À Paris, le monde intellectuel est en pleine effervescence pro-cubaine. Il loge à la Cité universitaire ; Lam et Cárdenas l’accueillent et le conseillent. La bourse mensuelle de 100 dollars est irrégulière mais la Maison de Cuba est tolérante. Il visite avidement les musées et les galeries de Paris et prend des cours de français à l’Alliance française. En 1961, il expose parmi les « Artistes cubains contemporains » à la galerie du Dragon puis à la galerie Epona. La Maison des jeunes de Clichy expose « Cuba et Cubains » et en 1962 dans l’exposition collective « Art latino-américain » au Musée d’art moderne, à Paris. En 1963, il participe à la IIIe Biennale de Paris au Musée d’art moderne. Lors d’une exposition collective au cinéma-galerie Le Ranelagh, premiers contacts avec le surréalisme. Il s’installe dans un atelier à Pigalle. Pendant près de deux ans, un groupe d’amateurs lui verse individuellement de quoi survivre. Première exposition à la galerie Maya à Bruxelles, et aux Pays-Bas. Il expose dorénavant régulièrement à la galerie du Dragon et dans de nombreuses expositions collectives et des salons : Réalités nouvelles, Grands et jeunes d’aujourd’hui, Comparaisons, etc. Il revoit fréquemment d’autres Cubains de Paris dont Alejo Carpentier. Il rencontre André Breton, Jean Benoît et Édouard Jaguer à la galerie L’Œil lors de l’exposition « L’Écart absolu ». Il rencontre Alain Bosquet par l’intermédiaire duquel Max Ernst demande à le connaître. En 1967, participant à l’exposition « Artistes solidaires d’Israël », il entre en contact avec les membres du Comité d’honneur, Max Ernst, Joan Miró, André Masson et Marc Chagall. Ernst visite son atelier et achète trois peintures puis invite chez lui Jean Hugues, Alexandre Iolas et Bertie Urvater. Hugues lui demande rendez-vous le lendemain et lui propose une exposition dans sa galerie, Le Point cardinal. L’exposition du Point cardinal est préfacée par un dessin-collage légendé de Max Ernst. Les révoltes étudiantes de ce mois de mai n’entravent pas le succès commercial de l’exposition. C’est le début d’une fructueuse collaboration. Il sera mensualisé et régulièrement exposé pendant dix ans. Sa fille Monia naît en décembre 19685.
    Années 1970 – 1980

    L’existence du peintre est désormais égale. Installé boulevard Brune depuis 1977, il épouse Anne Jézéquel (décédée en 1993), la mère de sa fille, en 1978. En 1979, il est naturalisé français. Il se passionne pour l’art extra-européen. Son quotidien se passe dans son atelier ou en contact avec ses amis : Lam, Ernst, Camacho, Cárdenas, Matta, Miró, Luca, Bosquet toujours fidèle, et beaucoup d’autres. Il voyage (Mexique, Italie, Belgique, Espagne, Pays-Bas) et passe fréquemment les vacances d’été chez Urvater à Palma de Majorque. Les expositions personnelles se succèdent : au Point cardinal, mais aussi à Genève (Engelberts), Bruxelles (Epsilon), Lima (Camino Brent)5…
    Années 1990 – 2000

    Sa fille Aïa naît en 1992. Il se marie avec Christiane Créteur en 1996, mère de sa fille5.

    La monographie Joaquín Ferrer, l’imaginaire absolu dont le texte est dû à Lionel Ray paraît en 2001 aux éditions Palantines. L’organisation d’une exposition rétrospective de l’œuvre de Joaquín Ferrer est décidée à l’initiative de la Maison de l’Amérique latine en 20165.

    Artiste : Joaquín Ferrer

  • James Metcalf (1925-2012)

    James Metcalf (1925-2012)

    Du 3 mars au 28 mai 2020
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    Metcalf est né à New York. Ses parents étaient tous deux vitraux artistes, dont la plupart contribuent notamment aux fenêtres de la cathédrale de Saint Jean le Divin . Metcalf a pris l’ art et la sculpture comme un adolescent. Il est enrôlé dans la 88e Division d’ infanterie de l’ armée américaine , surnommé les Blue Devils, quand il avait 18 ans. Metcalf a combattu dans le nord de l’ Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, et a perdu trois de ses doigts pendant le combat à Furlo passe .

    Metcalf a assisté à la Pennsylvania Academy of Fine Arts de Philadelphie , puis inscrit à l’ Ecole Centrale des Arts et Métiers à Londres. Il a reçu une bourse pour étudier l’ ancienne métallurgie et essentiellement déménagé à Deya, Majorque , en 1953. Il se lie d’ amitié et il a collaboré avec l’ écrivain Robert Graves sur son travail, la côte d’Adam, publié en 1955. Metcalf a vécu à Paris 1956-1965, où il trouve son atelier au Impasse Ronsin .

    En 1965, Metcalf était un sculpteur accompli, avec un studio sur Spring Street à SoHo . Cependant, il était fatigué de l’ art contemporain et a déménagé à Mexico , y compris Mexico . Il se lia d’ amitié avec d’ éminents écrivains et artistes, parmi lesquels Carlos Fuentes et Carlos Pellicer , et a été le premier à introduire Octavio Paz à Marcel Duchamp . Metcalf a remporté la commission pour forger la flamme olympique pour les Jeux Olympiques d’ été de 1968 à Mexico. Il a été marié à l’ actrice mexicaine Pilar Pellicer , sa troisième épouse, avec qui il avait deux fils et une fille. Metcalf épousa plus tard la sœur cadette de Pilar Pellicar, sculpteur Ana Pellicer , sa quatrième épouse.

    Metcalf a ouvert un studio et forge en 1967, où il a enseigné les artistes comment créer des vases avec un bord épais appelé El Borde Greuso . En 1973, Melcalf et Anna Pellicer a fondé Casa de Artesana et une école. qui deviendrait connue sous le nom Adolfo Meilleur Maugard école des Arts et Métiers à Santa Clara del Cobre , de promouvoir des artistes autochtones et précolombienne chaudronnerie et forgeage techniques. Leur travail a été crédité de la préservation de la métallurgie de la région.

    Metcalf est mort à Santa Clara del Cobre, Michoacan, le 27 Janvier 2012, à l’âge de 86 ans , il laisse dans le deuil sa femme, Ana Pellicer . Il a été enterré à Santa Clara del Cobre, près de plusieurs de ses sculptures.

  • Explorations

    Explorations

    Du 24 janvier au 29 février 2020
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    Artistes présentés :

    P. BETTENCOURT
    DADO
    ERRO
    LJUBA
    H. MICHAUX
    J. RISPAL
    O. SABAN
    YOSHIKO
    et Paul-Émile VICTOR

  • Lou Dubois, Muttatis Muttandis

    Lou Dubois, Muttatis Muttandis

    Du 28 novembre 2019 au 11 janvier 2020
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    En 1917, l’Amérique venait d’entrer en guerre contre l’Allemagne, une noble cigogne germanique des plus excentriques ou était-ce une grue, souvent arrêtée pour s’être baignée dans les fontaines publiques, créa un canular pour canuler* l’art de ces mâles de la Société des artistes indépendants de New-York.
    Elle envoya au salon un urinoir qu’elle signa R.Mutt. Elle n’envoya pas un bidet, destiné à l’origine aux ablutions intimes dans les maisons closes. Elle n’envoya pas une cuvette de WC ouverte à tous les sexes.Non, elle fit venir de Philadelphie un urinoir lié à la verge du mâle. L’urinoir fut refusé et ne fut exposé.
    Un fin renard matiné d’un beau cochon s’appropria l’objet dard. La muttation et la mise au génie opêrèrent. L’objet fut consacré et, dans consacré, il y a sacré.
    La fable pour l’oiseau rare n’est pas rose. « C’est la vie » diront certains. Mais toute fable a une morale : la femme-fontaine n’a qu’un nom ! « Dada Baroness» !
    Et dans l’histoire, l’histoire de l’art l’a dans les fesses !

    24 de?cembre 2018


    Canuler : importuner
    Mutatis Mutandis : loc. Adv. (mot lat., en changeant ce qui doit être changé?. En faisant les changements nécessaires).


    BARONNE AU LIT

    La baronne au lit dort nue. En rêve elle caresse sa queue comme un gros pinceau avec lequel elle peint. La baronne ne peint point avec une queue d’âne (la baronne au lit n’est pas Boronali1), elle peint un bidet avec sa queue de cheval sur les toiles de ses draps.
    Si Dada Baroness 2 rêve qu’elle peint un cheval avec ses cheveux, c’est que la baronne se rase, se rase, se rase au lit, se rase le cuir chevelu.
    La baronne rase aussi ses poils pubiens3. Elle se rase, rase parce qu’elle s’ennuie et cent nuits c’est long, et sans nuit on perd la boule, surtout la boule à zéro.
    22 décembre 2018 au réveil
    1. Boronali était Lolo, l’âne du père Frédé, propriétaire du Lapin agile. La queue de l’animal avait peint le tableau « Et le soleil s’endormit sur l’Adriatique » qui fit scandale en 1910. L’âne se métamorphosa en peintre Joachim-Raphaël Boronali, anagramme d’Aliboron…
    2. La baronne Elsa Hildegarde Von Freytag-Loringhoven était surnommée Dada Baroness dans le New-York d’avant-garde. Ses excentricités (robes couvertes de cuillères, crâne rasé, lèvres noires, timbres collés sur les joues…) étaient célèbres. Elle collectionnait les chiens errants. Sa fontaine devait d’ailleurs être exposée là où défilaient les chiens de The Wesminter Kennel Club Dog Show. Mutt en anglais signifie Bâtard, cabot (de races mélées) mais aussi cul. Dans l’un de ses poêmes elle appelle Marcel Duchamp dont elle était follement amoureuse « mon cul ». R. Mutt, « armutt » prononcé en allemand signifie misérable, pauvre d’esprit. Bien sûr Mutt fait aussi penser à mutter, sa mère qui mourra des suites de la syphilis dont elle souffrira également, maladie peut-être transmise par un père abusif.
    3. Marcel Duchamp et Man Ray réalisèrent le film La baronne rase ses poils pubiens, un film aujourd’hui disparu.


    Dans une lettre rendue publique en 1983, Marcel Duchamp écrit à sa sœur : «raconte ce détail à la famille : les indépendants sont ouverts ici avec gros succès. Une de mes amies sous un pseudonyme masculin, Richard Mutt, avait envoyé une pissotière en porcelaine comme sculpture. Ce n’était pas indécent, aucune raison de la refuser… »
    Marcel Duchamp disait de «Dada Baroness» : La baronne n’est pas futuriste. Elle est le futur. 102 ans plus tard, il est temps de fêter l’originalité de cette artiste vogelfrei, exceptionnellement hors la loi. Une partie de l’exposition Muttatis Muttandis e?voque la richesse de sa personnalité. Le jour est venu de rendre à Elsa ce qui appartenait à Marcel.

    Artiste : Lou Dubois

  • Fred Deux

    Fred Deux

    Du 25 octobre au 27 novembre 2019
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    Des oeuvres des années 60 et 70 principalement, mais aussi un choix de dessins importants des années 80 et 90.Une rare exposition regroupant plus de 40 dessins.

    Artiste : Fred Deux

  • Les Mondes perdus, collages en formes d’histoires par Mr. Djub

    Les Mondes perdus, collages en formes d’histoires par Mr. Djub

    Du 20 septembre au 12 octobre 2019
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    MR. DJUB

    « J’ai réalisé mon premier collage en 1983. J’avais 14 ans, j’étais punk, je faisais des fanzines. Une époque où l’on fabriquait toutes les maquettes de manière traditionnelle… En France, l’héritage punk et situationniste était déjà bien ancré. Le collage était donc une pratique naturelle, mais dans une application surtout politique, dans l’idée du slogan. Le collage a une histoire fascinante. Certains remontent à Charles Dufresny au XVIIIe siècle. Pour ma part, je suis émotionnellement relié aux dadaïstes Raoul Hausmann, Hannah Höch ou John Heartfield ainsi qu’aux surréalistes bien sûr et particulièrement avec Max Ernst – c’est à cette période précise que je suis le plus attaché. Ensuite, j’aime la façon dont les gens d’art brut ont fait évoluer les choses en combinant les techniques, passant du papier aux objets pour se raconter. Le collage est plus une pratique commune qu’un mouvement à proprement parler, c’est une réalité. Par contre, un état d’esprit soude les collagistes : le stakhanovisme de l’affaire. Ce sont tous des furieux du scalpel qui veulent faire surgir d’un matériel étranger un sens nouveau, une malice de détournement. Et le vrai truc là-dedans reste jusqu’où tu es capable de pousser l’exercice. Je crois aussi qu’il faut savoir distinguer les collagistes des addicts de l’ordinateur et de l’assemblage digital.  Je ne travaille que sur des journaux parus entre 1840 et 1880 pour des raisons de cohérence. Un des avantages du collage, c’est justement son manque de repère. En ce sens, aucun dogme n’enferme sa pratique, il n’a donc pas d’école définie, et j’adore cela, moi qui revendique mon état d’autodidacte ayant été éjecté de l’Éducation nationale à 16 ans. Ernst disait : « Si ce sont les plumes qui font le plumage, ce n’est pas la colle qui fait le collage.» En art, rien ne peut se résumer à une technique. »

    Artiste : Mr. Djub

  • Surréalisme, la troisième saison 1945-1966

    Surréalisme, la troisième saison 1945-1966

    Du 24 mai au 30 juin 2019
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    Artistes présenntés :

    Maurice Baskine

    Guido Biasi

    Jorge Camacho

    Adrien Dax

    Gabriel Der Kervorkian

    Jacques Lacomblez

    Yves Laloy

    Gherasim Luca

    Endre Rozsda

    Jean-Claude Silbermann

    Ugo Sterpini

    Max Walter Svanberg

    Jean Terrossian

  • Jean-Pierre Vielfaure 1930-2015

    Jean-Pierre Vielfaure 1930-2015

    Du 18 avril au 18 mai 2019
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    Son père libraire, papetier et imprimeur, et sa mère musicienne lui transmettront le gout pour l’impression, le livre, la lecture, l’écriture et le dessin.
    La famille quitte l’Algérie en 1938 pour Rodez où Jean-Pierre commence à dessiner en autodidacte.

    Première exposition, des dessins sur le thème des Paysages du Rouergue, en 1950 à Rodez. De ces années aveyronnaises, notre artiste se souvient de ses admirations pour Max Ernst, Robert Motherwell et Gustav Klimt, de ses rencontres avec Pierre Soulages.
    En 1952, il s’installe à Paris entre Éméville (Oise) et Montparnasse.

    Une rencontre fort marquante pour Jean-Pierre Vielfaure est en 1956 celle du peintre allemand Carl Buchheister (1890-1964) qu’il va désigner comme étant picturalement son père spirituel et qu’il va héberger à Éméville durant six mois de chaque année. C.Buchheister fut un très proche ami de Wassily Kandinsky, de Theo van Doesburg et de Kurt Schwitters, il retient surtout des deux derniers « les constructions géométriques non exclusives » et les « collages d’esprit surréaliste », tandis que sa propre appartenance à l’École de Hanovre est lisible par sa propension à « découper ses toiles, par des lignes, en aplats de couleurs vives ». Et selon Jacques Busse encore, de définir ce qu’est la finalité picturale de Buchheister, que Vielfaure va donc revendiquer comme sienne : « tenter de concrétiser la synthèse d’éléments apparemment hétérogènes, concilier une construction géométrique du plan avec une poétique gestuelle de l’informel sans renoncer à un recours amusé aux matériaux post-dadaïstes des collages ».

    En 1958, Jean-Pierre Vielfaure se lie d’amitié avec Édouard Jaguer et rejoint le mouvement Phases. Jean-Pierre Vielfaure et Wifredo Lam pour la lithographie, Remo Martini pour le bois gravé, assurent l’illustration du dixième numéro en 1965 de cette revue bibliophilique à tirage limité, intitulée
    Phases – Cahiers internationaux de recherches littéraires et plastiques (éd. Paul Facchetti).

    En rejoignant en 1965 le groupe Inter, constitué par des artistes majoritairement de Scandinavie,
    Jean-Pierre Vielfaure ouvre avec la ville de Copenhague une longue relation, tant par les séjours et les expositions que par les éditions de son œuvre gravée.

    C’est entre 1968 et 1971, alors que dans le même temps il contribue aux illustrations du magazine Rock & Folk, que Jean-Pierre Vielfaure entreprend son œuvre « monumentale » intitulée Opéra Civilisation, suite de soixante-douze tableaux (collages, acrylique, technique mixte) juxtaposés en une longueur de quarante-deux mètres où, commente Sébastien Moinet-Béchar, « est évoqué le récit historique, idéologique et artistique de notre civilisation, de la création du monde à notre futur inconnu ».

    1970 est pour Vielfaure l’année d’un long séjour en Laponie, et à Ibiza. Ces retours sur l’île lui inspirent la série de plus de cinquante toiles (1970-1973) uniformément intitulées Les portes d’Ibiza, exposées successivement à Ibiza, Copenhague et Helsinki en 1973. Son premier et long séjour à New York et au Canada en 1977 donne lieu à une suite de techniques mixtes, Journal new-yorkais, essentiellement sur papier et présentés en diptyques où voisinent écriture, collages et abstraction.

    1988, installation de son atelier à Ivry-sur-Seine dans la manufacture des œillets.

    Sa suite de tableaux L’appel aux esprits (2007) offre à Jean-Pierre Vielfaure de se confier sur sa propre spiritualité: « Cela a commencé en Scandinavie. Là-bas, où, en vingt-cinq ans j’ai vendu mille toiles, j’ai vu tous les musées concernant les rites chamaniques… Autodidacte, ma curiosité reste ouverte et intacte. Bien qu’élevé chez les catholiques, ma spiritualité penche plutôt du côté des chamans. Chaque chaman a sa propre spiritualité, en relation avec les nuages, ou le bois, ou tel animal. Le chamanisme est ma vraie religion. Elle ouvre sur un autre monde ».

    Artiste : Jean-Pierre Vielfaure

  • Dessins main tenant

    Dessins main tenant

    Du 1er avril au 13 avril 2019
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    Artistes présentés :
    Guy Harloff
    Jorge Vigil

  • Stanislao Lepri, Visions prémonitoires

    Stanislao Lepri, Visions prémonitoires

    Du 25 janvier au 9 mars 2019
    Galerie Les Yeux Fertiles, 27 rue de Seine, Paris 6e

    Stanislao Lepri né à Rome en 1905 appartient à une famille aristocratique, qui a juré ` fidélité au pape. Par tradition familiale il embrassa la carrière diplomatique, qu’il abandonnera pour la peinture ( sa première exposition date de 1945 ).Il fit la connaissance de Léonor FINI en 1942, et a véc

    Artiste : Stanislao Lepri