Dessinateur britannique, de son vrai nom Louis (ou Lewis) Freeman, né à Glasgow en 1891 (1888 selon certaines sources), mort à Londres le 26 mars 1972.
Parcours
Issu d’une famille juive modeste de Glasgow, Scottie Wilson quitte l’école à huit ans pour aider les siens. Engagé en 1906 dans les Scottish Rifles, il sert en Inde et en Afrique du Sud, quitte l’armée en 1911, puis reprend du service en 1914 et combat sur le front de l’Ouest.
Après la guerre, il émigre au Canada, où il débarque en 1920, avant de se fixer durablement à Toronto en 1932. Brocanteur, il tient une petite boutique sur Yonge Street. C’est là qu’il commence à dessiner, avec un stylo-plume tiré de son stock. Soutenu par le collectionneur Douglas Duncan, il expose pour la première fois à Toronto en 1943.
En 1945, il s’installe à Londres et expose quelques mois plus tard à l’Arcade Gallery. Il continue pourtant à vendre ses dessins dans la rue, pour une fraction des prix pratiqués en galerie. Au début des années 1950, à l’invitation de Jean Dubuffet, il séjourne en France ; Dubuffet et Picasso possèdent de ses œuvres. Dans les années 1960, il dessine pour Royal Worcester un service de table inspiré des mâts totémiques, produit jusqu’en 1965. Il meurt à Kilburn, au nord de Londres.
L’œuvre
Dessins minutieux à la plume, peuplés de personnages de son invention, les « evils » et les « greedies » (les malfaisants et les avides), opposés aux symboles de la bonté et de la vérité : poissons, oiseaux, fleurs, arbres, autoportraits, figures de totems. Les surréalistes ont admiré son travail.
Expositions et collections
- Tate, Londres ; National Galleries of Scotland, Édimbourg ; Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa ; Carleton University Art Gallery, Ottawa.
- Collection de l’Art Brut, Lausanne ; Metropolitan Museum of Art, New York ; collection Zander, Cologne.


