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  • Milan Nápravník

    Milan Nápravník

    Écrivain, poète, dramaturge et plasticien tchèque, né le 28 mai 1931, mort le 27 octobre 2017.

    Parcours

    Milan Nápravník appartient à la mouvance surréaliste tchèque. Sa vie s’est partagée entre la Tchécoslovaquie et l’Allemagne, et son œuvre se déploie sur plusieurs terrains : poésie, théorie, arts plastiques et photographie. C’est l’étendue de ce travail qui en fait l’originalité, longtemps négligée par les spécialistes.

    Ces dernières années, la recherche tchèque s’est penchée sur son œuvre : en 2019, la galerie Pštrossova 23, à Prague, présente l’exposition « Dno obrazu » (14 juin – 13 septembre), et en octobre 2021 l’université Masaryk de Brno lui consacre un colloque international à Kutná Hora, accompagné d’une exposition de ses œuvres plastiques à la Galerie Středočeského kraje.

    La galerie l’a présenté dans l’exposition « Prélude surréaliste » (7 juin – 6 juillet 2024).

    Retour sur ses expositions

  • Edo Murtić

    Edo Murtić

    Peintre croate, né le 4 mai 1921 à Velika Pisanica, près de Bjelovar, mort le 2 janvier 2005 à Zagreb.

    Parcours

    Installé enfant à Zagreb avec sa famille, Edo Murtić fréquente l’école des arts et métiers de 1935 à 1939 et présente sa première exposition dès 1935. Il entre en 1939 à l’Académie des beaux-arts de Zagreb, auprès de Ljubo Babić et de Krsto Hegedušić, et suit en 1940 l’enseignement de Petar Dobrović à Belgrade.

    Engagé dans le mouvement antifasciste, il rejoint les forces de libération au printemps 1944, pour lesquelles il dessine affiches et livres ; il illustre alors de lithographies le poème Jama d’Ivan Goran Kovačić. En 1951, un séjour aux États-Unis et au Canada lui fait découvrir l’expressionnisme abstrait. Ses expositions de 1953 à Zagreb et à Belgrade comptent parmi les premières du monde socialiste à montrer une peinture abstraite.

    Cofondateur en 1956 du groupe zagrébois Mart, il participe en 1958 à la Biennale de Venise, au prix Carnegie de Pittsburgh et à la documenta de Kassel. Membre de l’Académie yougoslave (aujourd’hui croate) des sciences et des arts, il partage sa vie entre Zagreb et Vrsar, en Istrie, avec son épouse, l’artiste Goranka Vrus Murtić. Il a fait don de plus de 1 500 œuvres à la Ville de Zagreb.

    L’œuvre

    D’abord figurative, sa peinture évolue vers une abstraction personnelle, nourrie de ses voyages en France, en Italie et aux États-Unis : geste expressif, charge lyrique, couleur intense. Au début des années 1960 apparaissent des accents tachistes et informels, et ses masses sombres glissant sur des fonds clairs. Viennent ensuite les cycles Les Yeux de la peur (1981-1984), Feux (1985-1990), né d’une navigation dans le sud de l’Adriatique, et Montraker (1992-1995), inspiré d’une carrière romaine près de Vrsar.

    Murtić a aussi conçu des décors de théâtre, des peintures murales, des mosaïques (immeuble Zagrepčanka, 1975), des tapisseries (salle de concert Vatroslav Lisinski), des émaux, des sculptures et des céramiques.

    Expositions et collections

    • Biennale de Venise et documenta de Kassel, 1958
    • Rétrospective, Moderna galerija, Zagreb, 2003
    • « Kroatische Malerei des 20. Jahrhunderts », Kunsthistorisches Museum, Vienne, 2004
    • « Murtić 100 », pavillon Meštrović (HDLU), Zagreb, 25 mai – 18 juillet 2021
    • Musée d’art contemporain de Zagreb (donation Murtić)
  • Edmund Monsiel

    Edmund Monsiel

    Dessinateur polonais d’art brut, né le 12 novembre 1897 à Wożuczyn, mort le 8 avril 1962 à Tomaszów Lubelski.

    Parcours

    Sixième enfant d’un charpentier, Edmund Monsiel est élevé par un oncle organiste. Il entre au séminaire de Chełm, qu’il quitte sans diplôme, puis aide sa mère à tenir une boutique avant d’ouvrir la sienne, à Łaszczów. Les Allemands la ferment en 1942.

    Le 25 décembre 1942, il échappe de peu à une exécution de représailles au cours de laquelle son beau-frère et des dizaines d’habitants sont tués sous ses yeux. Au printemps 1943, il se réfugie dans le grenier de la maison de son frère, à Wożuczyn, et se coupe peu à peu du monde. Dans les années 1950, il vit dans une maison abandonnée, puis loue des chambres jusqu’à sa mort. Ses voisins se souvenaient d’un homme pieux, cultivé et élégant, l’un des premiers photographes amateurs de la région.

    L’œuvre

    Ses premiers dessins datés remontent à la Semaine sainte de 1943. Après sa mort, sa famille découvre plus de cinq cents dessins, dont certains enfermés dans un coffre fermé de trois cadenas. Monsiel travaille surtout à la mine de plomb dure, parfois avec du collage, sur des feuilles de récupération, des couvertures de livres, des formulaires ou des enveloppes.

    Ses compositions mêlent iconographie populaire et religieuse. Elles répètent de façon obsessionnelle des visages, notamment celui d’un homme moustachu couvert d’yeux, parfois par milliers sur une même feuille. Chaque dessin est signé « EM » et porte une maxime morale.

    La galerie a présenté un Sans titre de 1947 (technique mixte, 15 x 10 cm) dans l’exposition « Coups de cœur : art brut, art naïf, art singulier » (15 mars – 18 avril 2024) ; Monsiel figurait déjà dans son exposition « Art brut » de 2022.

    Expositions et collections

    • « Inner Worlds Outside », Whitechapel Gallery, Londres, et Irish Museum of Modern Art, Dublin, 2006
    • Galeria Gardzienice, Lublin, 15 octobre – 15 novembre 2010
    • « Art brut. Dans l’intimité d’une collection », Grand Palais, Paris, 2025
    • Musée national d’art moderne, Centre Pompidou (donation Bruno Decharme, 2021) ; Collection de l’Art Brut, Lausanne
  • Pierre Molinier

    Pierre Molinier

    Peintre et photographe français, né le 13 avril 1900 à Agen, mort le 3 mars 1976 à Bordeaux.

    Parcours

    Pierre Molinier se forme auprès de son père et du sculpteur Pierre Augustin de Fumadelles. Il commence par peindre des paysages et s’initie à la photographie dès l’âge de dix-huit ans. Après son service militaire (1921-1922), il va copier les maîtres à Paris, puis s’établit à Bordeaux, où il passera l’essentiel de sa vie. Sa première exposition personnelle a lieu en 1931 à la galerie A. Grézy, à Bordeaux.

    En 1955, il écrit à André Breton et lui envoie des photographies de ses tableaux. Breton l’accueille dans le groupe surréaliste : en 1956, la galerie À l’Étoile scellée lui consacre une exposition à Paris, et il participe à l’Exposition internationale du surréalisme de 1959-1960. En 1969 paraît chez Jean-Jacques Pauvert L’Art magique de Molinier, avec un avant-propos de Breton. Sa santé déclinant, il se donne la mort dans son appartement bordelais le 3 mars 1976.

    L’œuvre

    Peintures, photographies et photomontages composent une œuvre érotique et transgressive, volontairement provocante. À partir de 1965, Molinier se met en scène dans son atelier-boudoir de Bordeaux : à l’aide d’un déclencheur à distance et du photomontage, il réalise des autoportraits travestis, réunis notamment dans la série des Cent photographies érotiques (1965-1976).

    La galerie a présenté un tirage photographique original, Hanel Sechs ! (18,5 x 14,5 cm), dans l’exposition « L’Emprise des sens. Variations érotiques » (11 février – 19 mars 2022). Molinier figurait aussi dans l’exposition « La subversion des images » (24 janvier – 8 mars 2025).

    Expositions et collections

    • Centre Pompidou, Paris, 1979-1980 ; « Scènes de la séduction », Rencontres d’Arles, 1998
    • « Molinier rose saumon », FRAC Nouvelle-Aquitaine MÉCA, Bordeaux, 2023
    • Musée national d’art moderne, Centre Pompidou ; Centre national des arts plastiques ; musée des Beaux-Arts et CAPC de Bordeaux ; musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg ; SFMOMA, San Francisco ; musée de la Photographie, Charleroi

    Retour sur ses expositions

  • Mauro Mejiaz

    Mauro Mejiaz

    Peintre vénézuélien naturalisé français, né en 1930 à Biscucuy (Venezuela), mort en 2000 à Paris.

    Parcours

    Guidé à ses débuts par le peintre Braulio Salazar, Mauro Mejíaz se forme à l’école des beaux-arts Arturo Michelena de Valencia (Venezuela), où il expose pour la première fois en 1951, à l’Ateneo. Primé au Salon Arturo Michelena en 1952, il est nommé professeur de sculpture et de céramique en 1955. Sous l’influence de David Alfaro Siqueiros, il pratique alors une peinture de réalisme social et réalise en 1961 une grande peinture murale à Barcelona (Venezuela).

    En 1964, il s’installe en France, où il vivra jusqu’à sa mort. Il participe dès 1965 au Salon latino-américain du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, puis au Salon de Mai en 1967. Il expose avec Roberto Matta à partir de 1967 et montre son travail à Paris, Bonn, Hambourg, Vienne et Barcelone. Il reçoit le prix Arturo Michelena en 1981.

    L’œuvre

    Après avoir traversé le réalisme social, l’impressionnisme, le cubisme et l’expressionnisme, Mejíaz trouve son langage entre 1970 et 1975 : des pigments à l’huile posés au chiffon et au solvant, associés au frottage, qui font naître des paysages visionnaires, presque interplanétaires. L’influence de Matta y est sensible.

    La galerie l’a présenté dans ses expositions consacrées à l’art latino-américain, en 2022 (14 octobre – 19 novembre) et en 2025 (« Voyage en terre latino-américaine », 18 avril – 31 mai), aux côtés de Jorge Camacho, Joaquín Ferrer, Gerardo Chávez, Roberto Álvarez Ríos et Ramón Alejandro.

    Expositions et collections

    • Galerie 3+2, Paris, 1968 et 1970 ; galerie Art Visionnaire, Paris, 1982
    • Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, et collections publiques en Espagne, en Uruguay, en Macédoine du Nord, en Suède et au Venezuela

    Retour sur ses expositions

  • Didier Mazuru

    Didier Mazuru

    Peintre et graveur français, né en 1953 à Paris, installé à Stockholm.

    Parcours

    Didier Mazuru étudie l’architecture à l’École des beaux-arts de Paris. En 1976, à la galerie Bernier, il découvre la gravure ; ses cuivres sont tirés à l’atelier René Tazé, à Paris. La galerie Bernier lui consacre ses premières expositions personnelles, à partir de 1984. Établi à Stockholm, il expose régulièrement en France et en Suède.

    Depuis 2012, il se consacre entièrement à la peinture. En 2019, la Fondation Taylor lui décerne le prix de peinture Madeleine Couderc.

    L’œuvre

    Venu de la gravure, Mazuru est rattaché par la galerie à l’art visionnaire et au surréalisme. Son catalogue compte, selon l’artiste, 222 peintures sur toile ou panneau, 880 dessins et peintures sur papier, et 63 gravures sur cuivre.

    La galerie lui a consacré l’exposition « L’Ineffable » (mars-avril 2023), puis « Fragmentations surréalistes » (5 juin – 4 juillet 2025), où figurait notamment Léda ancienne et moderne (1991, huile sur toile marouflée sur bois, 162 x 144 cm). Elle a présenté à nouveau « l’œil visionnaire de Didier Mazuru » lors de son exposition d’été (10-26 juillet 2025), puis dans l’exposition des 25 ans de la galerie (22 mai – 19 juin 2026).

    Expositions et publications (relevé de l’artiste)

    Expositions personnelles

    1984 Galerie Bernier, Paris
    1986 Galerie Bernier, Paris
    1986 Galerie Saint-Anne, Montluçon
    1987 Galerie Bernier, Paris
    1987 Galerie L, Saint Étienne
    1989 Institut Français, Stockholm
    1989 Galerie L, Saint Étienne
    1990 Galerie Michèle Broutta, Paris
    1990 Galleriet i Holmby, Suède
    1992 Galleriet i Holmby, Suède
    1993 Galerie L, Saint Étienne
    1998 Galerie Michèle Broutta, Paris
    1998 Galerie Jan Linder, Stockholm
    2005 Café Baires, Stockholm
    2006 Galerie Paname, Stockholm
    2008 Galerie Paname, Stockholm
    2010 Galleri Nordens Ljus, Stockholm (mars)
    2011 Galleri Duerr, Stockholm
    2016 Exposition personnelle de peintures au festival de musique classique, ”O/Modernt”, Stockholm
    2021 Atelier/galerie Idungatan Stockholm, le 11 novembre.

    Expositions de groupe :

    1983 Atelier Tazé, Saint Niklaas, Belgique.
    1984 Maison des arts, Belfort, France
    1984 Galerie Michèle Broutta, Paris.
    1984 Biennale de Dignes les Bains.
    1984 Saalbau-Galerie, Darmstadt.
    1987 Ecole de Médecine, Paris.
    1987 Foire internationale d’art contemporain, Lyon.
    1988 Foire internationale d’art contemporain, Stockholm
    1989 Foire internationale d’art contemporain, Stockholm
    1990 Foire internationale d’art contemporain, Stockholm
    1990 Ecole de Médecine, Paris.
    1991 Foire internationale d’art contemporain, Stockholm
    1992 Foire internationale d’art contemporain, Stockholm
    1992 Musée d’art contemporain, Chamalière.
    1992 Institut Français, Stockholm
    1992 Galerie Arts Multiples, Metz.
    1994 Centre culturale di esposizione e comunicazione, Venedig, Italie
    1996 ”Hyllning till Ilmar Laaban”, Liljevalchs Konsthall, Stockholm
    1998 VIIème Biennale de Saint-Hilaire-de-Brens.
    1999 ”10 graveurs français”, Galerie Flamingo, Falkenberg, Suède.
    2002 ”Terra grafica”, Galleri infra, Upplands Väsby, Suède
    2003 ”Aqua di colori”, Galleri infra, Upplands Väsby, Suède
    2004 Grafiska sällskapet, Stockholm.
    2004 ”Métal”, gravures, sculptures, dessins, Maison des jeunes de la culture, Dieppe
    2006 Atelier Grognard, ”Les visionnaires – Au-delà du surréalisme” Rueil- Malmaison, France
    2006 ”Les visionnaires – Au-delà du surréalisme” Galerie Michèle Broutta, Paris
    2006 ”Corps humains”, Hôtel de ville, Saint-Ouen-l’Aumône.
    2012 Collection Moreh, musée d’art contemporain, Chamalière
    2012 ”Les visionnaires”, Grafiskkunst der Gegenwart aus Frankreich, Panorama Museum, Allemagne
    2012 ”10 artistes visionnaires”, Galerie Michèle Broutta, Paris
    2014 Œuvres surréalistes sur papier, Galerie Les Yeux Fertiles,Paris.
    2014 Galleri Duerr, Stockholm
    2014 Affordable Art Fair, Stockholm avec la gallerie Duerr
    2016 “Voyage dans l’imaginaire” Galerie Les Yeux Fertiles, Paris.
    2018 Estampe en Yvelines, 2ème biennale de l’estampe, La Tannerie, Houdan
    2019 Lauréat du prix de peinture Madeleine Couderc attribué par la Fondation Taylor, Paris

    Publications :

    1983 ”L’atelier Tazé”, Catalogue de l’exposition
    1984 ”Dédale”, catalogue de l’exposition à la Galerie Bernier
    1984 Catalogue de la Biennale de Dignes les Bains
    1987 Catalogue de la foire internationnale de Lyon
    1988 Catalogue de la gravure de petit format, Chamalière
    1988 Catalogue de la f.i.a.c. de Stockholm
    1989 Catalogue de la f.i.a.c. de Stockholm
    1992 Catalogue de la f.i.a.c. de Stockholm
    1991 ”L’art visionnaire”, par M. Random, éditions Philippe Lebaud (p.112-113)
    1992 ”L’art visionnaire”, catalogue de l’exposition au Musée d’Artcontemporain de Chamalière
    1993 ”Le dessin, art des origines” par Robert Moran, éditions Fleurus (p.160)
    1994 ”Du fantastique au visionnaire”, Catalogue de l’exposition,Venise (p.70-71)
    1996 ”La gravure contemporaine”, par M. Solvit, Pierre Zech éd. (p.260-261)
    1997 ”Dans l’ossuaire des songes”, par D. Mazuru, éditions C.D.G.Création
    1998 ”Hyllning till Ilmar Laaban”, catalogue de l’expos. au Lijevalchs Konsthall, Stockholm (p.57)
    1999 Konstvärlden & disajn NR 4 1999 Suède
    2006 ”Les visionnaires – Au-delà du surréalisme”, Catalogue de l’exposition, Atelier Grognard, France
    2012 Exposition, ”visionnaires, Grafiskkunst der Gegenwart aus Frankreich”, Panorama Museum, Allemagne (p.212-227)
    2016 Illustrations du catalogue du festival de musique classique,”O/ Modernt”, Stockholm
    2018 Catalogue de l’exposition ”Estampe en Yvelines” Houdan
    2021 Grekisk Mytologi i vardags livet 2021 (en suédois) Text från Véronique Mazuru och Didier Mazuru
    2021 Konst och Identitet (en suédois)
    2021 Art et Identité, Didier Mazuru textes et peintures
    2022 Struktur (en suédois)
    2022 Structure, Didier Mazuru textes et peintures
    2022 Arbre de vie, Didier Mazuru textes et peintures
    2023 Cheminement intérieur, Didier Mazuru textes et peintures
    2023 Ineffable, Didier Mazuru, peintures 2015 – 2022, Venus d’ailleurs éditeurs


    Articles :

    1984 Les nouvelles de l’estampe N° 75 (p.23)
    1986 Les nouvelles de l’estampe N° 86
    1986 Les cahiers de la galerie Ste-Anne
    1989 Programme culturel de l’Institut Français de Stockholm, septembre
    1990 Artension N° 13 jan-fevr
    1990 Skånska Dagbladet, 24 avril Suède
    1998 Pariscope, janvier
    1998 La Gazette des arts plastiques et décoratifs N° 6, février
    1998 Art & Métiers du livre N° 207
    1998 Arts Actualités Magazine N° 82, février
    1998 Résidences Décoration N°20, mars-avril
    1999 Svenska Dagbladet, 7 nov. Suède
    2014 Texte de D. Mazuru : catalogue de l’œuvre gravé de Doaré
    2014 Art&Métiers du livre N°300. Article de D. Mazuru sur Doaré
    2019 Fondation Taylor : Catalogue 2019 (p.41)

    À réalisé à ce jour 222 peintures sur toiles où panneau répertoriées de H1 à H222, 880 dessins et peintures sur papier et carton, répertoriée de D1 à D880, 63 gravures sur cuivre accompagnées de nombreux tirages rehaussées, ou complètement retravaillés, à l’encre, à l’aquarelle ou à l’acrylique et une dizaine de carnets d’esquisses.

    Stockholm 2023

  • Mayo

    Mayo

    Peintre et costumier de cinéma, Antoine Malliarakis, dit Mayo, né le 15 février 1905 à Port-Saïd (Égypte), mort le 1er octobre 1990 à Seine-Port (Seine-et-Marne).

    Parcours

    Fils d’un ingénieur grec du canal de Suez et d’une mère française, Mayo est scolarisé à Ismaïlia, puis chez les jésuites d’Alexandrie. Il garde toute sa vie un passeport grec, mais sa culture est française. Venu à Paris au début des années 1920 pour étudier l’architecture, il entre aux Beaux-Arts et se tourne vers la peinture. À Montparnasse, il côtoie Man Ray, Robert Desnos, Tristan Tzara, Francis Picabia, Foujita et Kiki de Montparnasse.

    En 1927, René Crevel le présente à André Breton, mais Mayo refuse d’adhérer au groupe surréaliste. Il collabore à la revue Le Grand Jeu de son ami Roger Gilbert-Lecomte, séjourne à Berlin en 1928 et expose en 1929 avec Giorgio de Chirico à la Galerie des Quatre Chemins. Lors de ses séjours en Égypte, il participe au groupe cairote Art et Liberté, fondé en 1938 par Georges Henein, et illustre notamment des textes d’Edmond Jabès.

    Sur la recommandation de Jacques Prévert, il dessine les costumes des Enfants du paradis de Marcel Carné. Il travaille ensuite une vingtaine d’années pour le cinéma et le théâtre, avant de revenir entièrement à la peinture au début des années 1960. En 1966, il s’installe à Rome, via Margutta. Atteint d’une maladie des yeux, il rentre en France dans les années 1980. Il est fait commandeur des Arts et des Lettres en 1986.

    L’œuvre

    Sans se rattacher à aucun groupe, Mayo développe un style personnel entre réalisme, surréalisme et poésie. Ses premières toiles parisiennes montrent des figures massives, souvent tirées de son entourage ; plusieurs œuvres des années 1930 sont marquées par le Front populaire et la guerre d’Espagne. Il s’initie à la gravure à l’Atelier 17 de Stanley William Hayter. À Rome, il peint les ruines antiques de sa « période romaine » et des métamorphoses inspirées d’Ovide.

    La galerie l’a présenté dans l’exposition « Prélude surréaliste » (7 juin – 6 juillet 2024).

    Expositions et collections

    • « Mayo, retour d’Italie », musée des Arts décoratifs, Paris, 1986
    • « Surrealism Beyond Borders », Metropolitan Museum of Art, New York (2021), et Tate Modern, Londres (2022)
    • Centre Pompidou, Paris ; Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen, Düsseldorf ; Mathaf, Doha ; Dalloul Art Foundation, Beyrouth

    Retour sur ses expositions

  • André Masson

    André Masson

    Peintre, dessinateur et graveur français, né le 4 janvier 1896 à Balagny-sur-Thérain (Oise), mort le 28 octobre 1987 à Paris.

    Parcours

    André Masson se forme à Bruxelles de 1907 à 1912, à l’Académie royale des beaux-arts et à l’École des arts décoratifs, puis entre en 1912 à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, dans l’atelier de Paul Baudoüin. Engagé volontaire en 1915, il est grièvement blessé à la poitrine en 1917, au Chemin des Dames, et réformé en 1918.

    Au début des années 1920, son atelier du 45, rue Blomet devient un lieu de rencontre pour peintres et écrivains. À l’automne 1922, il rencontre le marchand Daniel-Henry Kahnweiler. Il rejoint le groupe surréaliste dès 1924, l’année du Manifeste, puis rompt avec lui en 1929. Il vit en Espagne de 1934 à la fin de 1936 et conçoit avec Georges Bataille la revue Acéphale, qu’il illustre.

    Le 31 mars 1941, il embarque à Marseille pour les États-Unis ; il vit quatre ans dans le Connecticut, près du lac Waramaug, avant de rentrer en France en 1945. En 1947, il s’installe au Tholonet, près d’Aix-en-Provence. En 1965, André Malraux lui confie le plafond du théâtre de l’Odéon.

    L’œuvre

    Masson réalise ses premiers dessins automatiques dès l’hiver 1923, avant même la théorisation de l’écriture automatique, et devient le principal praticien de cette méthode parmi les surréalistes. De 1927 à 1929, il met au point les tableaux de sable, qui prolongent l’automatisme dans la peinture. Ses œuvres de la fin des années 1920 et des années 1930 traitent de la violence, de l’érotisme et de la métamorphose des corps, par des formes biomorphiques proches de l’abstraction.

    « L’artiste authentique doit trouver pour lui-même le mouvement vers le mythe. » (André Masson, « Peindre est une gageure », Les Cahiers du Sud, 1941)

    La galerie a présenté sa gouache Rue Saint-Denis (vers 1955, 32 x 50 cm, certificat du Comité Masson) dans l’exposition « Prélude surréaliste » (7 juin – 6 juillet 2024).

    Expositions et collections

    • Rétrospectives à Bâle (1950) et à New York (1976)
    • « André Masson. Il n’y a pas de monde achevé », Centre Pompidou-Metz, 29 mars – 2 septembre 2024

    Retour sur ses expositions

  • Georges Malkine

    Georges Malkine

    Peintre et acteur français, né le 10 octobre 1898 à Paris, mort le 22 mars 1970 à Paris.

    Parcours

    Ami de Robert Desnos et de Louis Aragon, Georges Malkine appartient au premier groupe surréaliste. Dans le Manifeste du surréalisme de 1924, André Breton le cite parmi ceux qui ont « fait acte de surréalisme absolu » : il est le seul peintre de la liste. Il dessine l’en-tête du papier à lettres de La Révolution surréaliste et publie des textes dans la revue en 1924 et 1925. En 1927, ses toiles sont montrées à la Galerie surréaliste.

    Il cesse de peindre en 1933. Entre 1933 et 1939, il tourne dans une vingtaine de films, aux côtés notamment de Jean Gabin et de Michèle Morgan. Après la guerre, il épouse Sonia Malkine et s’installe avec elle aux États-Unis en 1948, d’abord à Brooklyn, puis à Woodstock (État de New York), où il recommence à peindre. Il y vit une vingtaine d’années.

    En 1966, la galerie Mona Lisa, à Paris, lui consacre une rétrospective, et il reçoit le prix de la William and Norma Copley Foundation. Son roman À bord du violon de mer, écrit et illustré par lui en 1950, paraît en 1977, après sa mort. Patrick Waldberg lui a consacré un livre en 1970.

    L’œuvre

    Malkine a peint environ 500 œuvres, surtout dans les années 1920, au début des années 1930 et dans les années 1960. Ses toiles de 1926, comme L’Orage ou La Nuit d’amour, sont parmi les plus reproduites du surréalisme ; on a vu dans la seconde une préfiguration de l’abstraction lyrique.

    À partir de 1966, il entreprend la série des « Demeures » : des portraits métaphoriques de grands créateurs, figurés sous la forme d’édifices qui traduisent leur caractère ou leur œuvre. La galerie a prêté au Centre Pompidou l’une d’elles, Demeure de Lewis Carroll (1966, huile sur carton toilé, 60 x 73 cm), présentée dans la salle d’Alice de l’exposition « Surréalisme » (2024-2025), avant son entrée dans une collection privée parisienne.

    Expositions et collections

    • Galerie surréaliste, Paris, 1927
    • Rétrospective, galerie Mona Lisa, Paris, 1966
    • « Surréalisme », Centre Pompidou, Paris, 2024-2025 (prêt de la galerie)
    • Archives of American Art, Smithsonian Institution : fonds Georges Malkine
  • Émile Malespine

    Médecin psychiatre, écrivain, peintre et éditeur français, né en 1892 à Nancy, mort à Paris (en 1952 ou 1953 selon les sources).

    Parcours

    Émile Malespine étudie la botanique, la médecine, la physiologie et la psychologie. Médecin pendant la Première Guerre mondiale, il ouvre ensuite un cabinet à Lyon tout en achevant un doctorat de psychiatrie.

    Ses voyages en Suisse et à Paris le mettent en relation avec Jean Arp, Filippo Tommaso Marinetti, André Breton et Tristan Tzara. De 1922 à 1928, il dirige à Lyon la revue Manomètre, inspirée de Zenit et de Der Sturm, qui le place au cœur des échanges entre les avant-gardes européennes. Il fonde aussi le Théâtre expérimental du Donjon.

    Homme aux activités multiples, il est à la fois médecin, poète, théoricien, critique d’art, peintre, homme de théâtre, de cinéma et de radio, et dessinateur de mobilier. À partir de 1924, il réalise des courts métrages d’avant-garde, Jeux d’ombre et Jeux arborescents.