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  • Jean-Marie Poumeyrol

    Jean-Marie Poumeyrol

    Peintre français, né en 1946 à Libourne (Gironde). Il vit à Pau.

    Parcours

    Enfant observateur, Jean-Marie Poumeyrol prend des cours particuliers de dessin à l’initiative de sa mère. À seize ans, il entre à l’École des beaux-arts de Bordeaux, dont il est alors le plus jeune élève ; il en sort diplômé en peinture en 1968 et en gravure en 1969.

    Ses tableaux ont été acquis par des musées nationaux. Il a aussi conçu des décors de théâtre : Faust I et II et Ghetto au Théâtre national de Saint-Étienne, Les apparences sont trompeuses au Théâtre du Rond-Point, à Paris.

    L’œuvre

    Jean-Marie Poumeyrol est associé au réalisme fantastique et à la peinture visionnaire. Ses premières œuvres, dans les années 1970, sont érotiques et marquées par le surréalisme.

    Il peint ensuite des intérieurs clos, vieillis et hors du temps, peuplés d’objets énigmatiques. Peu à peu, son regard se tourne vers l’extérieur : architectures militaires ou industrielles abandonnées.

    Il travaille à l’acrylique sur panneau ou sur papier, d’une facture lisse et minutieuse, lentement élaborée. Ses tableaux sont composés à l’atelier, de mémoire et d’imagination, jamais sur le motif : il parle de « réalité transfigurée ». Écluses, blockhaus du mur de l’Atlantique, base sous-marine de Bordeaux, établissements de bains, forts, bassins : la nature y reprend possession des constructions humaines, un thème qu’il nomme le « paysage prisonnier ». Mémoire, temps, précarité et vanité traversent l’ensemble.

    Publications

    • Dessins de Jean-Marie Poumeyrol, Éric Losfeld ; monographies chez Ramsay et Natiris.
    • Michèle Heng, Poumeyrol, Atlantica, 2001 ; Poumeyrol, Marges, Atlantica, 2009.
    • Poumeyrol. Réalité transfigurée, Panorama Museum, 2015.
  • Louis Pons

    Louis Pons

    Dessinateur et auteur d’assemblages français, né le 30 avril 1927 à Marseille, mort le 12 janvier 2021.

    Parcours

    Après l’école des Chartreux, à Marseille, Louis Pons apprend le métier d’ajusteur à l’École des métiers d’Endoume, sans jamais l’exercer. À la Libération, il dessine pour les journaux marseillais issus de la Résistance. À vingt et un ans, il passe un an et demi au sanatorium d’Hauteville.

    Il vit ensuite dans des villages de Haute-Provence, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône et du Var : Montfroc, Simiane-la-Rotonde, Vence, Saint-Paul-de-Vence, Aix-en-Provence, Antibes, Sillans-la-Cascade. Les œuvres de Joë Bousquet et de Louis Soutter, comme les aphorismes de Lichtenberg, le confirment dans sa vocation. Il s’installe à Paris en 1973.

    Alphonse Chave, à Vence, l’expose à partir de 1952 ; suivent la galerie Le Point Cardinal (1969-1983), puis la galerie Claude Bernard à Paris (1984-2003). Agnès Varda l’a filmé dans Les Glaneurs et la Glaneuse.

    L’œuvre

    Entre 1948 et 1969, Pons réalise environ deux mille dessins à l’encre de Chine, faits de lignes entrelacées et superposées d’où surgissent des êtres ambigus, mi-humains, mi-animaux ou végétaux. En 1959, il compose ses premiers assemblages, reliefs construits à partir d’objets de rebut, montrés en 1962 chez Alphonse Chave. Là où d’autres voient un tas de déchets, il voit un réservoir de possibilités. Son œuvre oscille entre cauchemar et fantaisie, souvent tempérée d’humour.

    « L’art doit clouer le bec. » (Louis Pons, « Louis Pons par Louis Pons », 1983)

    La galerie présente Grands docks (1998, technique mixte, 182 x 126 cm), grand format choisi pour l’affiche de la rétrospective de 2023 et reproduit à son catalogue, montré dans l’exposition « Coups de cœur : art brut, art naïf, art singulier » (15 mars – 18 avril 2024).

    Expositions et collections

    • « Louis Pons, braconnier de l’art », musée Hébert, La Tronche, 2013
    • Rétrospective, Lympia, espace culturel départemental, Nice, puis Marseille, 2023 (catalogue Silvana)
  • Luboš Plný

    Luboš Plný

    Dessinateur et plasticien tchèque, né le 4 novembre 1961 à Česká Lípa. Il vit et travaille à Prague.

    Parcours

    Fils unique de deux employés des chemins de fer tchécoslovaques, Luboš Plný dessine dès l’enfance et se passionne pour l’anatomie, au point de disséquer des animaux morts. Il suit un apprentissage d’électricien. Après son service militaire, en 1983, il souffre de dépression, de troubles du sommeil et d’hallucinations ; on lui diagnostique une schizophrénie simple et il est hospitalisé.

    Installé à Prague en 1989, il échoue à deux reprises au concours d’entrée de l’Académie des beaux-arts. La même année, il commence à y poser comme modèle, une activité qu’il conduit pendant six ans comme un projet artistique. En 2000, le recteur Jiří T. Kotalík lui remet le titre, inventé par lui, de « modèle académique » ; depuis, il signe ses œuvres d’un tampon portant cette mention. « J’ai compris que je préférais être le meilleur modèle plutôt qu’un artiste médiocre », a-t-il dit. Il a aussi exercé les métiers de peintre de soldats de plomb, de bouquiniste ou de gardien de galerie, et suivi en 2004 une formation de fossoyeur.

    L’œuvre

    Plný explore le corps humain, et d’abord le sien, par des coupes horizontales, verticales ou latérales proches de la tomographie, à l’encre de couleur, à l’acrylique et au collage. Ses sources vont des traités d’anatomie du XIXe siècle aux radiographies et aux cires de La Specola, à Florence. Il y incorpore des matières organiques : sang, cheveux, cendres de ses parents. Chaque dessin indique son âge en jours au début et à la fin du travail ; un journal consigne ses activités, sa santé, la météo et les phénomènes astronomiques.

    La galerie présente notamment un Sans titre de 2008 (encre de Chine et acrylique sur papier, 83 x 60 cm).

    Expositions et collections

    • « Body Electric », Cavin-Morris Gallery, New York, 2007
    • « Anatomia Metamorphosis » (avec Anna Zemánková), Montreuil, Istanbul, Prague, Berlin et Hiroshima, 2009-2012
    • « Viva Arte Viva », 57e Biennale de Venise, 2017 ; « Viva Luboš Plný! », DOX, Prague, 2017-2018
    • Collection abcd / Bruno Decharme ; Musée national d’art moderne, Centre Pompidou ; musée régional de Česká Lípa
  • Edgard Pillet

    Edgard Pillet

    Peintre, sculpteur et graveur français, né le 29 juillet 1912 à Saint-Christoly-de-Médoc (Gironde), mort le 9 septembre 1996 à Paris.

    Parcours

    Edgard Pillet entre en 1928 à l’École des beaux-arts de Bordeaux, puis en 1931 aux Beaux-Arts de Paris. D’abord néocubiste, sa peinture se tourne vers l’abstraction vers 1948 ; il compte parmi les premiers défenseurs de l’abstraction géométrique.

    Après la guerre, il est secrétaire général de la revue Art d’aujourd’hui, qui soutient l’art abstrait, et collabore à la Gazette des lettres. En 1950, il fonde avec Jean Dewasne l’Atelier d’art abstrait, à l’Académie de la Grande Chaumière, et en 1951 il participe à la fondation du groupe Espace. La même année, il réalise un film abstrait ainsi qu’un film sur Alberto Magnelli.

    Il enseigne ensuite la peinture aux États-Unis, à l’université de Louisville (Kentucky), puis à l’Art Institute of Chicago, avant de revenir à Paris.

    L’œuvre

    Ses toiles abstraites reposent sur un jeu rythmé de couleurs, de formes et de lignes courbes ; le cercle y revient comme un motif récurrent. De retour à Paris, il associe des figures astrologiques à des compositions géométriques. Peintre, sculpteur, graveur, muraliste et cartonnier de tapisserie, il conçoit aussi de nombreux reliefs intégrés à l’architecture, notamment pour l’amphithéâtre de la faculté des sciences de Grenoble et pour l’imprimerie Mame à Tours (environ 500 m²). On lui doit aussi la série de reliefs Les Creusets. Il publie Onze planches couleur (1952) et Idéogrammes (1954).

    Expositions et collections

    • Musée national des beaux-arts du Québec
    • Catalogue raisonné en préparation ; Véronique Auriol, Edgard Pillet. Du village natal à l’abstraction, 2018
  • Jules Perahim

    Jules Perahim

    Peintre d’origine roumaine, Iulis Blumenfeld, dit Jules Perahim, né le 24 mai 1914 à Bucarest, mort en 2008.

    Parcours

    Issu d’une famille bucarestoise aisée, Jules Perahim se forme auprès de Costin Petrescu et de Nicolae Vermont, professeurs à l’École nationale des beaux-arts de Bucarest. Il adopte au début des années 1930 son pseudonyme, qui associe un prénom francisé à un nom traduit en hébreu.

    Figure de l’avant-garde roumaine des années 1930, il collabore aux revues non conformistes Unu, liée à Victor Brauner, et Alge, qu’il cofonde avec Ghérasim Luca ; son travail glisse alors du dadaïsme vers le surréalisme. En 1938, en route vers Paris, il s’arrête à Prague, où l’avant-garde tchèque lui organise une exposition personnelle ; l’avancée nazie l’empêche de poursuivre son voyage.

    Après la guerre, et surtout à partir de 1950, il se plie au réalisme socialiste, puis se consacre aux arts décoratifs, au décor de théâtre et à l’illustration de livres, tout en poursuivant en secret une œuvre personnelle. Il dirige aussi la revue Arta plastică. En 1969, il quitte la Roumanie avec son épouse, l’historienne de l’art Marina Vanci-Perahim, et s’installe à Paris.

    L’œuvre

    À Paris, Perahim se consacre entièrement à la peinture. Son œuvre, poétique, énigmatique et pleine d’humour, s’attache à des éléments historiques et à des figures mythologiques. Avec Victor Brauner, il compte parmi les figures les plus discutées de la peinture surréaliste roumaine.

    Édouard Jaguer lui a consacré une monographie, Perahim.

  • Marilena Pelosi

    Marilena Pelosi

    Dessinatrice d’origine brésilienne, née en 1957 à Rio de Janeiro, installée en France.

    Parcours

    Fille unique de parents catholiques convertis à un culte vaudou, Marilena Pelosi est attirée adolescente par le surréalisme et rêve d’étudier les beaux-arts. Elle n’en fera rien, et s’en félicite : cette absence de formation lui a permis de construire une iconographie personnelle. Elle commence à dessiner à seize ans, pour occuper sa convalescence après une grave maladie.

    À vingt ans, pour échapper à un mariage forcé avec un prêtre vaudou, elle quitte le Brésil et voyage en Europe et en Inde, avant de se fixer en France, où elle vit depuis plusieurs décennies. Elle est représentée par la galerie christian berst art brut, à Paris.

    L’œuvre

    Pelosi dessine au stylo à bille, au feutre, à la mine de plomb, aux crayons de couleur ou à l’aquarelle, sur papier ou sur calque. Elle ne prévoit jamais une composition et compare sa façon de travailler à celle des spirites : ce sont ses mains qui guident le dessin.

    Ses feuilles mettent surtout en scène des femmes aux allures de poupées, tour à tour bourreaux et victimes, parmi les larmes, l’eau et le sang. Laurent Danchin y voit une œuvre autobiographique, synthèse symbolique où les souvenirs de transes vaudoues, de carnavals diaboliques et de processions eucharistiques se mêlent aux réminiscences intimes. Reviennent aussi des corps cataleptiques ou mutilés, des tapis roulants sans fin, des armées d’abeilles à tête humaine.

    Expositions et collections

    • « Corps accords », Art & Marges Museum, Bruxelles, 2010
    • « Flying High », Kunstforum, Vienne, 2019 ; « Blood Test », musée Dr Guislain, Gand, 2019
    • « Dangerous Love », MuMo, Prague, 2023-2024
    • Centre national des arts plastiques ; Musée national d’art moderne, Centre Pompidou (2021) ; LaM, Villeneuve-d’Ascq (2025) ; Art & Marges Museum et Trinkhall, Belgique ; INYE, Russie
  • Mimi Parent

    Mimi Parent

    Peintre et créatrice d’objets surréaliste canadienne, née le 8 septembre 1924 à Montréal, morte le 14 juin 2005 à Villars-sur-Ollon (Suisse).

    Parcours

    Huitième des neuf enfants de l’architecte Lucien Parent, Marie, dite Mimi, Parent étudie de 1942 à 1947 à l’École des beaux-arts de Montréal, où elle suit l’enseignement d’Alfred Pellan. Elle en est renvoyée en 1947 pour indiscipline, l’année de sa première exposition personnelle, à la Dominion Gallery de Montréal. En 1948, elle cosigne le manifeste Prisme d’yeux avec treize autres artistes.

    Mariée au sculpteur Jean Benoît, elle s’installe avec lui à Paris, où le couple vivra et travaillera de longues années. En 1959, elle rejoint le groupe surréaliste. Pour l’Exposition internationale du surréalisme consacrée à l’Éros (1959-1960), elle conçoit l’affiche et la mise en page du catalogue, la Boîte alerte. Missives lascives, et prend en charge la salle du fétichisme.

    Elle participe ensuite aux expositions surréalistes de Milan (1960), de « L’Écart absolu » à Paris (1965), de São Paulo (1967) et du « Principe de plaisir » à Prague (1968). Après sa mort, Jean Benoît disperse ses cendres au château de Lacoste, ancienne demeure du marquis de Sade.

    L’œuvre

    Au cours de ses dernières décennies, Mimi Parent réalise des tableaux-objets : des boîtes de bois noir où des scènes se jouent derrière une vitre, dans des couleurs riches qui accentuent leur étrangeté. Elle associe objets trouvés et peinture, et utilise parfois des cheveux humains, comme dans le fouet Maîtresse (1996). Elle laisse aussi des dessins à l’encre.

    La galerie a présenté de rares œuvres de Mimi Parent dans l’exposition « Aux sources de la beauté convulsive » (septembre 2024).

    Expositions et collections

    • « La Femme et le surréalisme », musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne, 1987
    • « Féminin-masculin », Centre Pompidou, Paris, 1995
    • Rétrospective, galerie 1900-2000, Paris, 1998
    • « Surrealism: Desire Unbound », Tate Modern, Londres, 2001
    • Rétrospective Mimi Parent et Jean Benoît, Musée national des beaux-arts du Québec, 2004
  • Christian d’Orgeix

    Christian d’Orgeix

    Peintre, dessinateur et créateur d’objets français, né en 1927 à Foix (Ariège).

    Parcours

    Christian d’Orgeix s’installe à Paris en 1946 et travaille d’abord pour une agence de publicité et pour un décorateur de théâtre. En 1948-1949, il assiste Hans Bellmer dans l’édition des Jeux de la Poupée (Éditions Premières, 1949), dont il colorie à la main les épreuves argentiques.

    Un voyage à Londres en 1949 lui fait découvrir les préraphaélites et William Blake. Il passe l’année 1950 en Espagne, où naissent ses premiers dessins, dont la série La Barrière de corail, puis revient à Paris en 1951 et commence à assembler des sculptures à partir de matériaux de rebut, dans l’esprit du surréalisme. Il expose au Salon des Surindépendants en 1953.

    L’Allemagne le reconnaît tôt : la galerie Springer de Berlin lui consacre une exposition personnelle en 1955, et il participe à la documenta de Kassel en 1959 et en 1964. Il reçoit le prix de la Biennale de Paris en 1961 pour une grande toile, Religieuse. En 1990, il quitte Paris pour le sud de la France et s’établit à Alès.

    L’œuvre

    La galerie le situe « à la croisée du surréalisme et de l’abstraction lyrique ». À côté de ses toiles des années 1950 (Sous la colline, 1953 ; Cire humaine, 1954), il réalise des boîtes-objets (Éléphantisme, 1957) et des assemblages, puis, dans les années 1960, des figures composées de matériaux du quotidien, souvent inspirées de personnages mythologiques ou historiques.

    La galerie lui a consacré l’exposition « Les Métamorphoses de Christian d’Orgeix » en 2023, où figurait un grand Sans titre (vers 1960, huile sur toile, 196 x 130 cm, provenance Daniel Cordier). Elle l’a présenté à nouveau dans « Prélude surréaliste » (2024), dans son exposition d’été 2025, avec un Sans titre de 1960 (huile sur toile, 162 x 130 cm) et Béguine (vers 1960-1961, gouache et collage sur papier, 27 x 35 cm), puis dans l’exposition des 25 ans de la galerie (2026).

    Expositions et collections

    • Galerie Springer, Berlin, 1955
    • documenta II (1959) et III (1964), Kassel
    • Rétrospectives : galerie Michael Hasenclever, Munich, 2003 ; musée de Cordes-sur-Ciel et galerie Arnoux, Paris, 2006
    • Monographie : Ragnar von Holten et José Pierre, d’Orgeix, Le Musée de poche, 1975
  • Michel Nedjar

    Michel Nedjar

    Artiste français, créateur de poupées, de dessins et de sculptures, né en 1947 à Soisy-sous-Montmorency (Val-d’Oise). Il vit et travaille à Paris.

    Parcours

    Troisième de sept enfants, Michel Nedjar grandit dans une famille juive aux racines ashkénazes et séfarades : son père, tailleur venu d’Alger, s’installe à Paris en 1921, et sa mère, d’origine polonaise, y arrive vers 1923, fuyant les pogroms. Une grande partie de la famille a péri dans les camps nazis, ce dont il prend douloureusement conscience à l’adolescence.

    Le tissu le passionne très tôt : enfant, il habille en secret les poupées de ses sœurs et aide sa grand-mère à vendre des chiffons aux puces. À quatorze ans, il entre en apprentissage dans un atelier de confection. Il voyage ensuite en Inde, en Asie et au Mexique, où il découvre les poupées magiques, les effigies et les momies vêtues de leurs costumes.

    Jean Dubuffet remarque ses poupées et les fait entrer dans sa collection. Nedjar se met alors lui-même à rechercher d’autres créateurs et cofonde l’association L’Aracine avec Madeleine Lommel et Claire Teller. La donation de cette collection en 1999 a permis l’ouverture, au LaM de Villeneuve-d’Ascq, du premier musée d’art brut en France. Grâce à la donation Daniel Cordier, il est aussi le premier auteur d’art brut entré dans les collections du Musée national d’art moderne.

    L’œuvre

    À son retour de voyage, il crée ses premières poupées, les « chairs d’âme » : chiffons, cordes, sacs plastiques, plumes, bois, paille ou coquillages, plongés dans des bains de teinture, de terre et de sang. À partir de 1980, son travail s’étend au dessin à la cire et à la peinture, sur des supports de récupération (chiffons teints, papier journal, papier kraft, carton), ainsi qu’à des statuettes et des bas-reliefs en plâtre ou en papier mâché. Les corps brûlés et mutilés dominent cette œuvre.

    Expositions et collections

    • « Inner Worlds Outside », Whitechapel Gallery, Londres, et Irish Museum of Modern Art, Dublin, 2006
    • Exposition de ses poupées de Pourim, musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, Paris, 2009
    • « Introspective », LaM, Villeneuve-d’Ascq, 2017
    • « The Beauty of Diversity », Albertina Modern, Vienne, 2024
    • LaM, Villeneuve-d’Ascq ; Musée national d’art moderne, Centre Pompidou ; Collection de l’Art Brut, Lausanne ; musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, Paris ; Albertina, Vienne