Peintre, dessinateur et créateur d’objets français, né en 1927 à Foix (Ariège).
Parcours
Christian d’Orgeix s’installe à Paris en 1946 et travaille d’abord pour une agence de publicité et pour un décorateur de théâtre. En 1948-1949, il assiste Hans Bellmer dans l’édition des Jeux de la Poupée (Éditions Premières, 1949), dont il colorie à la main les épreuves argentiques.
Un voyage à Londres en 1949 lui fait découvrir les préraphaélites et William Blake. Il passe l’année 1950 en Espagne, où naissent ses premiers dessins, dont la série La Barrière de corail, puis revient à Paris en 1951 et commence à assembler des sculptures à partir de matériaux de rebut, dans l’esprit du surréalisme. Il expose au Salon des Surindépendants en 1953.
L’Allemagne le reconnaît tôt : la galerie Springer de Berlin lui consacre une exposition personnelle en 1955, et il participe à la documenta de Kassel en 1959 et en 1964. Il reçoit le prix de la Biennale de Paris en 1961 pour une grande toile, Religieuse. En 1990, il quitte Paris pour le sud de la France et s’établit à Alès.
L’œuvre
La galerie le situe « à la croisée du surréalisme et de l’abstraction lyrique ». À côté de ses toiles des années 1950 (Sous la colline, 1953 ; Cire humaine, 1954), il réalise des boîtes-objets (Éléphantisme, 1957) et des assemblages, puis, dans les années 1960, des figures composées de matériaux du quotidien, souvent inspirées de personnages mythologiques ou historiques.
La galerie lui a consacré l’exposition « Les Métamorphoses de Christian d’Orgeix » en 2023, où figurait un grand Sans titre (vers 1960, huile sur toile, 196 x 130 cm, provenance Daniel Cordier). Elle l’a présenté à nouveau dans « Prélude surréaliste » (2024), dans son exposition d’été 2025, avec un Sans titre de 1960 (huile sur toile, 162 x 130 cm) et Béguine (vers 1960-1961, gouache et collage sur papier, 27 x 35 cm), puis dans l’exposition des 25 ans de la galerie (2026).
Expositions et collections
- Galerie Springer, Berlin, 1955
- documenta II (1959) et III (1964), Kassel
- Rétrospectives : galerie Michael Hasenclever, Munich, 2003 ; musée de Cordes-sur-Ciel et galerie Arnoux, Paris, 2006
- Monographie : Ragnar von Holten et José Pierre, d’Orgeix, Le Musée de poche, 1975


