Dessinateur et auteur d’assemblages français, né le 30 avril 1927 à Marseille, mort le 12 janvier 2021.
Parcours
Après l’école des Chartreux, à Marseille, Louis Pons apprend le métier d’ajusteur à l’École des métiers d’Endoume, sans jamais l’exercer. À la Libération, il dessine pour les journaux marseillais issus de la Résistance. À vingt et un ans, il passe un an et demi au sanatorium d’Hauteville.
Il vit ensuite dans des villages de Haute-Provence, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône et du Var : Montfroc, Simiane-la-Rotonde, Vence, Saint-Paul-de-Vence, Aix-en-Provence, Antibes, Sillans-la-Cascade. Les œuvres de Joë Bousquet et de Louis Soutter, comme les aphorismes de Lichtenberg, le confirment dans sa vocation. Il s’installe à Paris en 1973.
Alphonse Chave, à Vence, l’expose à partir de 1952 ; suivent la galerie Le Point Cardinal (1969-1983), puis la galerie Claude Bernard à Paris (1984-2003). Agnès Varda l’a filmé dans Les Glaneurs et la Glaneuse.
L’œuvre
Entre 1948 et 1969, Pons réalise environ deux mille dessins à l’encre de Chine, faits de lignes entrelacées et superposées d’où surgissent des êtres ambigus, mi-humains, mi-animaux ou végétaux. En 1959, il compose ses premiers assemblages, reliefs construits à partir d’objets de rebut, montrés en 1962 chez Alphonse Chave. Là où d’autres voient un tas de déchets, il voit un réservoir de possibilités. Son œuvre oscille entre cauchemar et fantaisie, souvent tempérée d’humour.
« L’art doit clouer le bec. » (Louis Pons, « Louis Pons par Louis Pons », 1983)
La galerie présente Grands docks (1998, technique mixte, 182 x 126 cm), grand format choisi pour l’affiche de la rétrospective de 2023 et reproduit à son catalogue, montré dans l’exposition « Coups de cœur : art brut, art naïf, art singulier » (15 mars – 18 avril 2024).
Expositions et collections
- « Louis Pons, braconnier de l’art », musée Hébert, La Tronche, 2013
- Rétrospective, Lympia, espace culturel départemental, Nice, puis Marseille, 2023 (catalogue Silvana)


