Catégorie : Surréalisme

  • Adrien Dax

    Adrien Dax

    Peintre, théoricien et écrivain français, libertaire et surréaliste, né le 27 octobre 1913 à Toulouse, mort le 29 août 1979 dans la même ville.

    Parcours

    Adrien Dax se rapproche du groupe surréaliste en 1947 et en devient membre en 1950 ; il y reste jusqu’en 1969. En février 1949, André Breton conserve déjà dans sa bibliothèque un texte manuscrit de Dax sur Malcolm de Chazal, glissé dans un exemplaire de Sens-plastique, avec cette mention de sa main : « Communiqué par Adrien, février 1949 ».

    Son nom figure dans les tracts collectifs du mouvement, de l’après-guerre à la fin des années 1960. Il collabore à de nombreuses revues : Néon (1949), l’Almanach surréaliste du demi-siècle publié par La Nef (1950), L’Âge du cinéma (1951), Le Libertaire et La Rue (1952), Médium (1953-1955), Le Surréalisme, même (1956-1959), Bief, La Brèche, L’Archibras (1968-1969), puis Coupure (1970). Il participe aussi au mouvement Phases d’Édouard Jaguer.

    En 1960, il signe la Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie, dite Manifeste des 121.

    L’œuvre

    Dax est l’inventeur discret de deux techniques issues de l’automatisme : l’« impression de relief » et l’« affiche interprétée ». Dans les années 1970, il illustre Le Château cathare de Jean Malrieu (1972) et prend part aux publications collectives des éditions Maintenant, dont Lecture en blanc (1974) et Objets d’identité (1976).

    Expositions

    • « Mostra surrealista », Milan, 1961
    • « Solstice de l’image » (1961) et « La Cinquième Saison » (1962), galerie Le Ranelagh, Paris
    • Expositions Phases, Buenos Aires (1963) et São Paulo (1964)
    • « L’Écart absolu », Exposition internationale du surréalisme, Paris, 1965
    • « A Phala », São Paulo, 1967
    • Galerie Les Yeux Fertiles : « Prélude surréaliste », 7 juin au 6 juillet 2024

    À la galerie

  • Max Bucaille

    Max Bucaille

    Poète, peintre, collagiste et sculpteur français, né le 30 juin 1906 à Sainte-Croix-Hague, près de Cherbourg, mort le 1er avril 1996 à Créteil.

    Parcours

    En 1948, Max Bucaille réalise un portrait collectif en collage, Les Surréalistes révolutionnaires en France, où figurent notamment Asger Jorn et Robert Jacobsen. En 1986, la galerie 1900-2000, à Paris, lui rend hommage avec l’exposition Bon anniversaire M. Bucaille.

    L’œuvre

    Ses collages des années 1940, parfois datés au mois près (XII-47, décembre 1947), assemblent papiers anciens et pages de magazines. Le portrait collectif de 1948 associe collage, gravures, photographies découpées et aquarelle sur papier imprimé (26 x 21,2 cm) ; il est reproduit dans le Dictionnaire général du surréalisme et de ses environs (1982).

    Expositions et collections

    • Bon anniversaire M. Bucaille, galerie 1900-2000, Paris, 1986
    • Prélude surréaliste, Galerie Les Yeux Fertiles, Paris, 7 juin – 6 juillet 2024

    À la galerie

  • André Breton

    André Breton

    Poète et écrivain français, chef de file et théoricien du surréalisme, né le 19 février 1896 à Tinchebray (Orne), mort en 1966 à Paris.

    Parcours

    André Breton arrive à quatre ans à Pantin, où sa famille vit jusqu’en 1918. En octobre 1914, il s’inscrit à la faculté de médecine de Paris. Mobilisé en 1915 comme infirmier militaire, il est affecté à Nantes, où il rencontre en 1916 Jacques Vaché, « rencontre décisive ». De juillet à novembre 1916, il sert au centre neuropsychiatrique de Saint-Dizier, puis, en 1917, dans le service du docteur Babinski à la Pitié. Il abandonne définitivement la médecine en 1920.

    En mars 1919 paraît le premier numéro de Littérature, qu’il dirige avec Louis Aragon et Philippe Soupault ; il écrit avec ce dernier Les Champs magnétiques, publiés en 1920. Le Manifeste du surréalisme paraît le 15 octobre 1924, suivi de Nadja (1928), du Second Manifeste du surréalisme (1930) et de L’Amour fou (1937).

    En 1938, il se rend au Mexique, où il rencontre Trotski. Pendant la guerre, il s’exile aux États-Unis, après un passage par la Martinique, et publie à New York Arcane 17 (1944). De retour à Paris le 26 mai 1946, il dirige notamment la revue La Brèche. Action surréaliste (1961-1967).

    L’œuvre

    Au-delà de l’œuvre écrite, Breton est un découvreur et un collectionneur : dès 1921, il achète une Tête de Picasso à la première vente Kahnweiler. À partir de 1947, il s’intéresse de près à l’art brut et contribue avec Jean Dubuffet à la création de la Compagnie de l’art brut. Il organise ou inspire les grandes expositions internationales du surréalisme, de Paris en 1938 à EROS (1959) et L’Écart absolu (1965).

    Il pratique lui-même le jeu collectif du cadavre exquis. La galerie a prêté un Cadavre exquis réalisé en 1929 avec Paul et Nusch Éluard (crayons de couleur sur papier noir, 32 x 25 cm, provenance Galleria Schwarz, Milan) à l’exposition Surréalisme du Centre Pompidou en 2024, où il est reproduit au catalogue, puis à la Kunsthalle de Hambourg en 2025.

    Expositions et collections

    • Musée national d’art moderne, Centre Pompidou : plusieurs cadavres exquis (avec Jacqueline Lamba et Yves Tanguy, Nusch Éluard, Valentine Hugo, Greta Knutson), Souvenir du paradis terrestre (1953), La Galvanisation (1959) ; fonds André Breton à la Bibliothèque Kandinsky
    • Surréalisme, Centre Pompidou, 4 septembre 2024 – 13 janvier 2025 (prêt de la galerie)
    • Rendez-vous des rêves. Surréalisme et romantisme allemand, Kunsthalle de Hambourg, juin – octobre 2025 (prêt de la galerie)
    • Aux sources de la beauté convulsive. André Breton l’influenceur, Galerie Les Yeux Fertiles, Paris, automne 2024
    • 25 ans de la galerie, Galerie Les Yeux Fertiles, 22 mai – 19 juin 2026
  • Guido Biasi

    Peintre italien, né en 1933 à Naples, mort en 1983 à Paris.

    Parcours

    Guido Biasi se forme aux beaux-arts de Naples. En 1953, avec son ami Mario Colucci, il va à Milan à la rencontre d’Enrico Baj et se rapproche du mouvement de la peinture nucléaire. En 1957, il signe avec Colucci, Piero Manzoni et d’autres le manifeste Per una pittura organica et rédige le manifeste d’Albisola Marina.

    En 1958, il participe à la fondation du Gruppo 58 à Naples et en écrit le premier manifeste, qui rattache le groupe au mouvement nucléaire milanais. Il anime de 1958 à 1962 la revue napolitaine Documento Sud, où il publie des textes polémiques contre la mode de l’informel et défend l’objet de rebut, qu’il voit comme « la vengeance fantastique des choses qui se rebellent ».

    Installé à Paris en 1960, il devient correspondant de Documento Sud et rejoint le mouvement Phases d’Édouard Jaguer. Il collabore aussi aux revues Edda, Direzioni et Front unique, et participe aux expositions surréalistes de New York en 1960 et 1961.

    L’œuvre

    Sa peinture, subjective et visionnaire, se nourrit de ses souvenirs ; il regroupe une partie de ces œuvres sous le nom de Mnemotech. Sa plus importante exposition personnelle a lieu en 1965 à la galerie Levante, à Rome. Il expose ensuite à la Biennale de São Paulo, au Salon de la jeune peinture, à Comparaisons et au Salon de mai, ainsi qu’à Francfort, Hambourg et Bruxelles. Une rétrospective, Opere 1953-1980, a été présentée à Baronissi en 2010.

    Expositions et collections

    • Expositions surréalistes, New York, 1960 et 1961
    • Galerie Levante, Rome, 1965
    • Galerie Isy Brachot, Bruxelles, 1973 ; Galleria Blu, Milan, 1974
    • Aux sources de la beauté convulsive (section Édouard Jaguer et le mouvement Phases), Galerie Les Yeux Fertiles, Paris, 25 octobre – 30 novembre 2024
  • Jean Benoît

    Jean Benoît

    Artiste surréaliste canadien, né le 27 août 1922 à Québec, mort en août 2010 à Paris.

    Parcours

    Jean Benoît rencontre Alfred Pellan en 1940 et devient son élève ; il l’aide à réaliser des costumes de théâtre et restera en correspondance avec lui. À l’École des beaux-arts de Montréal, il rencontre la peintre Mimi Parent. En 1948, il signe le manifeste Prisme d’yeux, épouse Mimi Parent et s’installe avec elle à Paris. À partir de 1949, il suit des cours d’ethnologie au musée de l’Homme et fera de nombreux voyages en Nouvelle-Guinée et dans les îles du Pacifique.

    Sa rencontre avec André Breton, en 1959, est décisive : il rejoint le groupe surréaliste et en partage les activités jusqu’à sa dissolution. En décembre 1959, au moment de l’exposition EROS, il donne chez Joyce Mansour sa performance Exécution du testament du marquis de Sade : vêtu d’un costume mécanique dont Mimi Parent le dépouille couche après couche, il finit par s’imprimer au fer rouge le mot SADE. Breton salue son travail à plusieurs reprises, notamment dans Le Surréalisme et la peinture.

    L’œuvre

    Ni sculpteur ni peintre au sens strict, Jean Benoît crée des objets et des costumes qui condensent sa vision du monde. En 1996, la galerie 1900-2000 lui consacre sa première exposition personnelle, accompagnée d’un livre d’Annie Le Brun.

    En 2024, la galerie a présenté le costume de l’Exécution du testament du marquis de Sade, invisible depuis 1959, ainsi que L’Or du temps (1994, technique mixte sur panneau, 200 x 150 cm), hommage à André Breton et aux poètes liés au surréalisme, réalisé après l’exposition Breton du Centre Pompidou en 1991 et montré seulement à la galerie en 2001. L’œuvre porte l’inscription : « Qui vive, Qu’il vive, Qu’il survive, Qu’il revive ! Signé : Le fer à conviction ».

    Expositions et collections

    • Galerie 1900-2000, Paris, 1996 (première exposition personnelle)
    • Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa : hommage à Seurat, 1948, huile sur toile, 175,5 x 127 cm
    • L’Emprise des sens, Galerie Les Yeux Fertiles, Paris, 11 février – 19 mars 2022
    • Aux sources de la beauté convulsive, Galerie Les Yeux Fertiles, 6 septembre – 19 octobre 2024, dans le cadre du Paris surréaliste
    • La Subversion des images, Galerie Les Yeux Fertiles, 24 janvier – 8 mars 2025
  • Robert Benayoun

    Robert Benayoun

    Écrivain, critique de cinéma, cinéaste et collagiste français, né le 12 décembre 1926 à Port-Lyautey (aujourd’hui Kénitra, Maroc), mort le 20 octobre 1996 à Paris.

    Parcours

    Robert Benayoun rejoint le mouvement surréaliste en 1948 et entre dans le cercle proche d’André Breton. Il donne essais, poèmes et collages aux revues du groupe : Médium, Le Surréalisme, même, Bief, La Brèche, L’Archibras.

    En mars 1951, il fonde avec Ado Kyrou, Gérard Legrand et Georges Goldfayn la revue surréaliste L’Âge du cinéma, dont il est rédacteur en chef jusqu’à sa disparition en 1952. Il entre en 1954 au comité de rédaction de Positif, auquel il reste attaché plus de trente ans, et y mène une longue polémique contre les Cahiers du cinéma et la Nouvelle Vague, notamment avec l’article « Le roi est nu » (1962).

    Il passe lui-même à la réalisation avec Paris n’existe pas (1969), sélectionné à la Semaine de la critique du Festival de Cannes, puis Sérieux comme le plaisir (1975), coécrit avec Jean-Claude Carrière. Il repose au cimetière du Montparnasse.

    L’œuvre

    Son œuvre écrite croise le surréalisme, l’humour et le non-sens : Anthologie du non-sens (1957), Érotique du surréalisme (1965), Le Nonsense (1977), Les Dingues du nonsense, de Lewis Carroll à Woody Allen (1986). Il consacre des livres au cinéma d’animation (Le Dessin animé après Walt Disney, 1961) et à des cinéastes : John Huston (1966), Jerry Lewis (Bonjour Monsieur Lewis, 1972), Alain Resnais (1980), Buster Keaton (Le Regard de Buster Keaton, 1982).

    Parallèlement à l’écriture, il a pratiqué le collage, publié dans les revues surréalistes.

    Expositions et collections

    • Prélude surréaliste, Galerie Les Yeux Fertiles, Paris, 7 juin – 6 juillet 2024

    À la galerie

  • Hans Bellmer

    Hans Bellmer

    Dessinateur, graveur, photographe et sculpteur allemand, né le 13 mars 1902 à Kattowitz (aujourd’hui Katowice, Pologne), mort le 24 février 1975 à Paris.

    Parcours

    Hans Bellmer travaille d’abord comme dessinateur pour sa propre agence de publicité, jusqu’en 1926. En 1933, à Berlin, il construit sa première poupée, aujourd’hui perdue et connue par une vingtaine de photographies. Il en publie dix à compte d’auteur en 1934 dans Die Puppe, dont une version française, La Poupée, paraît en 1936.

    Venu à Paris en 1935, il s’y lie notamment avec Paul Éluard. En 1938, après que les nazis ont qualifié son travail d’« art dégénéré », il quitte l’Allemagne pour la France, où il vivra jusqu’à sa mort. De septembre 1939 à mai 1940, il est interné comme ressortissant allemand au camp des Milles, près d’Aix-en-Provence ; pendant la guerre, il fabrique de faux papiers pour la Résistance.

    En 1954, il rencontre Unica Zürn, qui partage sa vie jusqu’à son suicide en 1970. Tous deux reposent au cimetière du Père-Lachaise, dans une même tombe.

    L’œuvre

    La poupée, mise en scène dans des tableaux photographiques, est au cœur de son œuvre, qui se prolonge en dessins, gravures, photographies et peintures érotiques. Il réalise les eaux-fortes de l’édition de 1940 d’Histoire de l’œil et publie en 1957 L’Anatomie de l’image.

    La galerie a notamment présenté Nu à la feuille (vers 1937, crayon et gouache, dessin double face, 29 x 25 cm), dans L’Emprise des sens en 2022 puis dans l’exposition des 25 ans de la galerie en 2026.

    Expositions et collections

    • L’Emprise des sens. Variations érotiques, Galerie Les Yeux Fertiles, Paris, 11 février – 19 mars 2022
    • Prélude surréaliste, Galerie Les Yeux Fertiles, 7 juin – 6 juillet 2024
    • 25 ans de la galerie, Galerie Les Yeux Fertiles, 22 mai – 19 juin 2026

    À la galerie

  • Maurice Baskine

    Maurice Baskine

    Peintre, dessinateur et illustrateur, né en 1901 à Kharkiv (Empire russe, aujourd’hui Ukraine), mort en 1968 à Paris.

    Parcours

    Miron Maurice Baskine, dit Maurice Baskine, arrive à Paris avec sa famille en 1905. En 1933, il découvre l’occultisme et l’alchimie, qui orientent toute son œuvre. En 1944, il s’évade du camp de l’organisation Todt à Martigues, prend le maquis et rejoint les Forces françaises de l’intérieur.

    Il commence à exposer en 1945, notamment au Salon des surindépendants. Il rejoint le groupe surréaliste en 1946. Pour l’exposition Le Surréalisme en 1947, à la galerie Maeght, il conçoit le treizième autel, L’Athanor, et illustre la même année Arcane 17 d’André Breton. En 1948, il organise l’exposition Comme, dont il signe la préface du catalogue.

    En 1951, il quitte le groupe tout en restant proche de lui, et poursuit seul ses recherches sur ce qu’il nomme la Fantasophie, une pensée picturale nourrie d’alchimie. Son grand triptyque Fantasophe-Roc ou l’édification de la pierre de Fantasophopolis (5 x 2 m) est présenté en 1957 à la galerie Furstenberg.

    L’œuvre

    Peinture d’inspiration hermétique, l’œuvre de Baskine se construit autour de la Fantasophie. La galerie a prêté au Centre Pompidou, pour l’exposition Surréalisme (2024), un Sans titre à l’huile et au plâtre sur panneau (116 x 89 cm), provenant de la collection Arturo Schwarz et reproduit au catalogue.

    Après sa mort, Monique et Jean Saucet, dépositaires des œuvres, organisent plusieurs hommages, dont une présentation à la Biennale de Venise en 1986 et une rétrospective au Grenier du Chapitre de Cahors en 1990. L’essentiel du fonds a été donné à Cordes-sur-Ciel, qui lui a consacré une rétrospective en 2003.

    Expositions et collections

    • Le Surréalisme en 1947, galerie Maeght, Paris, 1947
    • Le Surréalisme, sources, histoire, affinités, 1964
    • Trésors du surréalisme, Knokke-le-Zoute, 1967
    • Biennale de Venise, 1986
    • Surréalisme, Centre Pompidou, 2024 (prêt de la galerie)
    • 25 ans de la galerie, Galerie Les Yeux Fertiles, 22 mai – 19 juin 2026
    • Musée national d’art moderne, Centre Pompidou : La Mère folle, 1946-1950, huile sur toile, 86 x 126 cm (don de Jean Saucet, 2003)
    • Musée d’art moderne et contemporain de Cordes-sur-Ciel : Fantasophe-Roc et la majeure partie du fonds
  • Endre Bálint

    Endre Bálint

    Peintre et graveur hongrois, né le 27 octobre 1914 à Budapest, mort le 3 mai 1986 à Budapest.

    Parcours

    Endre Bálint grandit dans une famille d’intellectuels juifs de Budapest ; son père, Aladár Bálint, est critique d’art. De 1930 à 1934, il étudie le graphisme publicitaire à l’École des arts appliqués de Budapest, puis fréquente en 1935 et 1936 les ateliers privés de János Vaszary et de Vilmos Aba-Novák. Il y rencontre Lajos Vajda, avec qui il noue une amitié décisive. Il est associé un temps aux artistes réunis à Szentendre.

    Un premier séjour de trois mois à Paris, vers l’âge de vingt ans, lui fait découvrir la peinture moderne. En 1938, sa première exposition personnelle, à la galerie Tamás de Budapest, attire l’attention du critique Ernő Kállai. En 1945, il compte parmi les fondateurs du groupe de l’École européenne. En 1947, avec l’aide d’André Breton, il participe à Paris à l’Exposition internationale du surréalisme et au salon Réalités nouvelles.

    Rangé ensuite parmi les artistes interdits, il ne peut plus exposer en Hongrie avant 1956. Après l’insurrection, il vit à Paris de 1957 à 1962 ; il y réalise en 1959 un ensemble de plus de mille illustrations pour la Bible. De retour en Hongrie, il est progressivement reconnu et reçoit, dans la dernière décennie de sa vie, de nombreuses distinctions, dont le prix Kossuth.

    L’œuvre

    Ses débuts associent surréalisme, constructivisme et références à l’art populaire hongrois. Son œuvre emprunte au dadaïsme, au surréalisme et à l’abstraction. Outre la peinture, il pratique le collage, le montage, la linogravure, la gravure sur plâtre (série consacrée à Don Quichotte), le décor de théâtre et l’illustration. Il a aussi publié plusieurs volumes d’écrits et de souvenirs.

    Expositions et collections

    • Exposition internationale du surréalisme, Paris, 1947
    • Musée Ferenczy, Szentendre (une dizaine d’œuvres)
    • Prélude surréaliste, Galerie Les Yeux Fertiles, Paris, 7 juin – 6 juillet 2024

    À la galerie