Peintre italien, né en 1933 à Naples, mort en 1983 à Paris.
Parcours
Guido Biasi se forme aux beaux-arts de Naples. En 1953, avec son ami Mario Colucci, il va à Milan à la rencontre d’Enrico Baj et se rapproche du mouvement de la peinture nucléaire. En 1957, il signe avec Colucci, Piero Manzoni et d’autres le manifeste Per una pittura organica et rédige le manifeste d’Albisola Marina.
En 1958, il participe à la fondation du Gruppo 58 à Naples et en écrit le premier manifeste, qui rattache le groupe au mouvement nucléaire milanais. Il anime de 1958 à 1962 la revue napolitaine Documento Sud, où il publie des textes polémiques contre la mode de l’informel et défend l’objet de rebut, qu’il voit comme « la vengeance fantastique des choses qui se rebellent ».
Installé à Paris en 1960, il devient correspondant de Documento Sud et rejoint le mouvement Phases d’Édouard Jaguer. Il collabore aussi aux revues Edda, Direzioni et Front unique, et participe aux expositions surréalistes de New York en 1960 et 1961.
L’œuvre
Sa peinture, subjective et visionnaire, se nourrit de ses souvenirs ; il regroupe une partie de ces œuvres sous le nom de Mnemotech. Sa plus importante exposition personnelle a lieu en 1965 à la galerie Levante, à Rome. Il expose ensuite à la Biennale de São Paulo, au Salon de la jeune peinture, à Comparaisons et au Salon de mai, ainsi qu’à Francfort, Hambourg et Bruxelles. Une rétrospective, Opere 1953-1980, a été présentée à Baronissi en 2010.
Expositions et collections
- Expositions surréalistes, New York, 1960 et 1961
- Galerie Levante, Rome, 1965
- Galerie Isy Brachot, Bruxelles, 1973 ; Galleria Blu, Milan, 1974
- Aux sources de la beauté convulsive (section Édouard Jaguer et le mouvement Phases), Galerie Les Yeux Fertiles, Paris, 25 octobre – 30 novembre 2024

