Écrivain, critique de cinéma, cinéaste et collagiste français, né le 12 décembre 1926 à Port-Lyautey (aujourd’hui Kénitra, Maroc), mort le 20 octobre 1996 à Paris.
Parcours
Robert Benayoun rejoint le mouvement surréaliste en 1948 et entre dans le cercle proche d’André Breton. Il donne essais, poèmes et collages aux revues du groupe : Médium, Le Surréalisme, même, Bief, La Brèche, L’Archibras.
En mars 1951, il fonde avec Ado Kyrou, Gérard Legrand et Georges Goldfayn la revue surréaliste L’Âge du cinéma, dont il est rédacteur en chef jusqu’à sa disparition en 1952. Il entre en 1954 au comité de rédaction de Positif, auquel il reste attaché plus de trente ans, et y mène une longue polémique contre les Cahiers du cinéma et la Nouvelle Vague, notamment avec l’article « Le roi est nu » (1962).
Il passe lui-même à la réalisation avec Paris n’existe pas (1969), sélectionné à la Semaine de la critique du Festival de Cannes, puis Sérieux comme le plaisir (1975), coécrit avec Jean-Claude Carrière. Il repose au cimetière du Montparnasse.
L’œuvre
Son œuvre écrite croise le surréalisme, l’humour et le non-sens : Anthologie du non-sens (1957), Érotique du surréalisme (1965), Le Nonsense (1977), Les Dingues du nonsense, de Lewis Carroll à Woody Allen (1986). Il consacre des livres au cinéma d’animation (Le Dessin animé après Walt Disney, 1961) et à des cinéastes : John Huston (1966), Jerry Lewis (Bonjour Monsieur Lewis, 1972), Alain Resnais (1980), Buster Keaton (Le Regard de Buster Keaton, 1982).
Parallèlement à l’écriture, il a pratiqué le collage, publié dans les revues surréalistes.
Expositions et collections
- Prélude surréaliste, Galerie Les Yeux Fertiles, Paris, 7 juin – 6 juillet 2024
À la galerie
- Prélude surréaliste 2024


