Catégorie : Surréalisme

  • Jean-Claude Silbermann

    Jean-Claude Silbermann

    Poète, peintre et sculpteur français, né en 1935 à Boulogne-Billancourt.

    Parcours

    Au lycée, un professeur de philosophie fait découvrir à Jean-Claude Silbermann la psychanalyse et le surréalisme ; vers dix-huit ans, la lecture d’Alcools d’Apollinaire le décide à devenir poète. Il publie son premier recueil en 1959 et participe aux activités du groupe surréaliste jusqu’à sa dissolution en 1969. Il codirige la revue Bief (1958-1960) et collabore à La Brèche et à L’Archibras. Il signe la Déclaration des 121 (1960), le manifeste Pour un demain joueur (1967) et la Plate-forme de Prague (1968).

    En 1962, sur les conseils du peintre Pierre Jaouën, il se met au dessin et réalise ses premières « enseignes » en bois découpé. Sa première exposition, Enseignes sournoises, a lieu en 1964 à la galerie Mona Lisa, à Paris, avec une préface d’André Breton. En 1965, il participe à L’Écart absolu, onzième Exposition internationale du surréalisme, à la galerie de L’Œil, avec Sauve qui peut, et conçoit le totem central de l’exposition, Le Consommateur.

    Il prend part ensuite aux activités du mouvement Phases. Il a enseigné dans plusieurs écoles nationales d’art (Bourges, Nice, Limoges, Cergy-Pontoise). Ses œuvres ont été montrées notamment au MAMCO de Genève, à Prague, Stockholm, Brest et au Centre Pompidou.

    L’œuvre

    Poésie, dessin à l’encre ou au crayon, chansons, gravures, objets : l’œuvre de Silbermann circule entre les disciplines. Ses enseignes sournoises sont, selon Alain Joubert, des images peintes « automatiquement », découpées dans le bois et comme flottant sur le mur. Le rêve et l’inconscient en restent le fil conducteur.

    « L’évidence poétique se place au carrefour de trois routes : la poésie, l’amour, la liberté. Là se tient Silbermann. » (André Breton)

    Expositions et collections

    • La Voyante (1961, huile sur toile, 46 x 61 cm ; anciennes collections André Breton et Arturo Schwarz), prêtée par la galerie à l’exposition Surréalisme du Centre Pompidou (4 septembre 2024 au 13 janvier 2025), acquise en 2025 par le Musée national d’art moderne.
    • Hold-Up !, La Banque, musée des Cultures et du Paysage, Hyères, 25 mars au 4 juin 2023.

    À la galerie

  • Fabian Sanchez

    Sculpteur péruvien, né en 1934 à Ayacucho (Pérou), mort le 9 avril 2020. Installé à Paris à partir de 1965.

    Parcours

    Fabián Sánchez étudie la peinture à l’École nationale des beaux-arts de Lima et participe, de 1960 à 1968, à des expositions de peinture au Pérou et à l’étranger. Il s’installe à Paris en 1965 et y travaille jusqu’à la fin de sa vie.

    En 1969, il abandonne la surface plane pour des œuvres en trois dimensions, en bois, polyester et métal. Sculpteur autodidacte, il se consacre à l’étude des structures morphologiques et à la construction d’automates. À partir de 1971, ses œuvres animées sont montrées dans des expositions consacrées à l’art et la technologie, à l’art surréaliste et à la sculpture contemporaine. Il a été distingué par l’Académie des beaux-arts.

    L’œuvre

    Tout part de la récupération d’une machine à coudre : avec des pièces de machines à coudre, Sánchez construit des formes anthropomorphes mues par une « animation plastico-mécanique ». L’objet renvoie à la rencontre fortuite d’une machine à coudre et d’un parapluie sur une table de dissection, l’image de Lautréamont dont les surréalistes avaient fait un mot d’ordre.

    « Dans chaque mécanisme usé, il devinait une histoire à raconter. Dans chaque rouage abandonné, il percevait une beauté à révéler. » (Ludvina Sánchez, sa fille, 2024)

    Expositions et collections

    • Les Machines sentimentales, Centre Georges Pompidou, Paris ; Énergie et mouvement, Reims ; Mécanic’Art, Annecy ; Robots en liberté, CNIT, La Défense.
    • FIAC, Grand Palais (1977, 1980, 1994) ; IVe Biennale de Paris ; XXXIXe Biennale de Venise ; IVe Biennale de Medellín.
    • Amérique latine et surréalisme, Museum Bochum ; Surrealism: Two Private Eyes, Solomon R. Guggenheim Museum, New York.
    • Fabián Sánchez, Machines anthropomorphes, exposition posthume, Galerie Les Yeux Fertiles, 6 décembre 2024 au 9 janvier 2025, troisième volet d’« Aux sources de la beauté convulsive » (Paris surréaliste, avec le Comité des galeries d’art et le Centre Pompidou), avec Excelsior (vers 1977, sculpture animée, 158 x 53 x 80 cm) et Ingau Ingau (vers 1998, sculpture animée et sonore, 44 x 17 x 16 cm).
    • La subversion des images, Galerie Les Yeux Fertiles, janvier à mars 2025.
  • Endre Rozsda

    Endre Rozsda

    Peintre hongrois naturalisé français, né le 18 novembre 1913 à Mohács (Hongrie), mort en septembre 1999 à Paris.

    Parcours

    Endre Rozsda se forme à l’école libre du peintre Vilmos Aba-Novák. Sa première exposition personnelle, à la galerie Tamás de Budapest en 1936, est remarquée : le musée des Beaux-Arts de Budapest lui achète une toile. Un concert de Béla Bartók l’amène pourtant à remettre en cause sa manière post-impressionniste.

    En 1938, il s’installe à Paris avec le sculpteur Lajos Barta et suit les cours de l’École du Louvre. Il découvre le surréalisme et se lie avec Árpád Szenes, Maria Helena Vieira da Silva, Françoise Gilot, Max Ernst et Alberto Giacometti. L’occupation allemande le contraint à regagner Budapest en 1943. Après la guerre, il compte parmi les fondateurs de l’École européenne, groupe dissous en 1948 sous le régime communiste ; il ne peut plus alors peindre qu’en secret, sans exposer.

    Après l’écrasement de la révolution de 1956, il revient définitivement en France. En 1957, la galerie de Simone Collinet, place de Furstenberg, lui consacre une exposition dont André Breton préface le catalogue. Il participe en 1961 à l’Exposition internationale du surréalisme organisée par Breton à la galerie Schwarz de Milan, et reçoit en 1964 le prix Copley, décerné par un jury où siègent notamment Hans Arp, Max Ernst, Man Ray et Marcel Duchamp. Naturalisé français en 1970, il installe en 1979 son atelier au Bateau-Lavoir, où il travaille jusqu’à sa mort. Il repose au cimetière de Montmartre.

    L’œuvre

    La peinture de Rozsda se nourrit du temps et de la mémoire, comme il l’a lui-même écrit :

    « De mes souvenirs et de la lumière, je fais un tissu dense et je contemple jusqu’à ce qu’il s’anime et me rende mon regard, et se dresse en face de moi. C’est le temps que je veux saisir, ordonner, évaluer. Le temps, l’oubli multicolore et lumineux ; des jouissances et des souffrances, le temps fait ses perles. Autour, je tresse le lierre de mes souvenirs. Je ne veux ni estimer, ni expliquer mais comprendre. Je pose ma tête sur le temps et j’écoute ce qu’il me dit. » (Endre Rozsda)

    Parmi les œuvres présentées à la galerie : Valamint (1947, huile sur toile, 50 x 40 cm), Le Château de Barbe Bleue (1965-1979, huile sur toile, 130 x 162 cm), Trompé par la brume (1977, huile sur carton), Le Jardin de l’au-delà (1983, huile sur toile, 16 x 24 cm).

    Expositions et collections

    • Musée des Beaux-Arts de Budapest (achat en 1936).
    • Musée des Beaux-Arts de Dijon : Amour sacré, amour profane (1947).
    • Musée national d’art moderne, Centre Pompidou : Promenade d’Erzsébet (1946), choisie en 2025 pour entrer dans les collections nationales.
    • Musée hongrois de la photographie : legs de ses photographies et négatifs.
    • Rétrospective au musée des Beaux-Arts de Quimper, de juin à novembre 2027.
  • Maurice Rapin

    Maurice Rapin

    Peintre, poète et théoricien français, né en 1927 à Paris, mort en 2000.

    Parcours

    Attiré très tôt par la peinture, Maurice Rapin étudie les mathématiques et la biologie pour gagner sa vie. Admirateur de René Magritte, il entretient avec lui une longue correspondance.

    Il expose à L’Étoile scellée, la galerie animée par André Breton, et appartient au groupe surréaliste de 1952 à 1954 ; il s’en éloigne en refusant les thèses de Charles Estienne sur le tachisme, et rompt avec Breton en 1958. Il collabore aux revues Médium (1953), Temps mêlés (Verviers) et Gradiva (Bruxelles). Au sein du groupe, il rencontre la peintre Mirabelle Dors, qu’il épouse en 1954.

    Avec elle, Jacqueline et Jean-Pierre Duprey, Clovis Trouille et Magritte, il fonde la Tendance populaire surréaliste, qu’il anime de 1957 à 1978 : publications, expositions et prises de position politiques. Le couple, installé à Vélizy-Villacoublay, édite de 1971 à 1980 les ouvrages collectifs du mouvement. En 1978, Rapin crée avec Mirabelle Dors et Yak Rivais l’association Salon Figuration critique. Il est inhumé au petit cimetière de Bercy, à Paris.

    L’œuvre

    Peintre et poète, Rapin mène de front création et réflexion théorique au sein de ses groupes. Parmi ses œuvres connues figure un Sans titre de 1964, aquarelle et feutre sur papier (28 x 38 cm).

  • Gaston Puel

    Gaston Puel

    Poète et éditeur français, né le 6 mars 1924 à Castres (Tarn), mort en 2013.

    Parcours

    À la Libération, Gaston Puel rencontre Joë Bousquet, André Breton et René Char, avec lesquels il correspond. Il prend part aux activités du groupe surréaliste à partir de 1947, puis s’en éloigne en 1950 tout en restant en bons termes avec Breton.

    Typographe autant que poète, il installe son propre atelier d’impression et fonde en 1961 les éditions de La Fenêtre ardente. Il y publie Pierre Albert-Birot, Joë Bousquet, René Char, Pierre-André Benoit, Jean Grenier, Pierre Gabriel ou Jean Malrieu, et lance une collection de livres d’artistes à laquelle participent Jean Arp, Max Ernst, Joan Miró, Jean Dubuffet, Raoul Ubac et Staritsky.

    En 1971, il dirige à l’université du Maryland, aux États-Unis, deux séminaires, consacrés l’un à René Char, l’autre à Claude Simon.

    L’œuvre

    Gaston Puel est l’auteur d’une trentaine de recueils de poèmes et de plusieurs essais, dont une étude sur Lucien Becker parue en 1962 dans la collection « Poètes d’aujourd’hui » chez Seghers. Son œuvre poétique a reçu le prix Max-Jacob. Une partie de ses archives est conservée à la bibliothèque littéraire Jacques Doucet, à Paris.

  • Mario Prassinos

    Mario Prassinos

    Peintre et cartonnier de tapisserie français d’origine grecque, né le 30 juillet 1916 à Constantinople, mort le 23 octobre 1985.

    Parcours

    Issu d’une famille grecque de Constantinople, Mario Prassinos arrive en France en 1922, après l’expulsion des Grecs de Turquie, avec ses parents et sa sœur Gisèle, future écrivaine. Il étudie au lycée Condorcet, à l’École des langues orientales puis à la faculté des lettres de Paris, et non aux Beaux-Arts ; il passe brièvement par l’atelier du peintre Clément Serveau.

    C’est par Gisèle Prassinos, dont les poèmes paraissent dès 1934 dans les revues, notamment Minotaure, qu’il approche les surréalistes. Il fréquente les réunions du café de la place Blanche et rencontre Paul Éluard, André Breton, Salvador Dalí, Man Ray, Max Ernst et Marcel Duchamp. Il peint dans une veine surréaliste de 1932 à 1936 (La Bataille de Fontenoy, 1937 ; Guerrier grenouille, 1938) et expose pour la première fois en 1938, à la galerie Billiet-Pierre Vorms.

    Engagé volontaire en 1940, grièvement blessé, il reçoit la croix de guerre, puis aide des soldats alliés à quitter la France occupée. Il se lie avec Raymond Queneau, qui l’introduit chez Gallimard, et avec Albert Camus. Naturalisé français en 1949, il s’installe en 1951 à Eygalières, dans les Alpilles.

    L’œuvre

    À partir de 1949, Prassinos se consacre aussi à la tapisserie (Les Troupeaux, 1949) ; ses premières pièces, montrées lors d’une réception chez Gallimard, le font connaître. Il travaille pour la scène, notamment les décors du Macbeth monté par Jean Vilar à Avignon en 1954.

    Peintre non figuratif à la fin des années 1950 (Meltem, 1959, huile sur toile, 260 x 190 cm), il réalise aussi des portraits (Bessie Smith, son grand-père Prétextat) et des paysages des Alpilles, comme la série d’encres Colline à Eygalières (1976).

    Expositions et collections

    • Donation Mario Prassinos à l’État, présentée depuis 1986 dans la chapelle Notre-Dame-de-Pitié, à Saint-Rémy-de-Provence.
    • Œuvres dans les collections du Musée national d’art moderne (Paris), du Stedelijk Museum (Amsterdam), de la Kunsthalle de Brême, du Victoria and Albert Museum (Londres), du Museum of Modern Art et du Metropolitan Museum of Art (New York), de l’Art Institute of Chicago.
    • Chevalier de la Légion d’honneur (1966), officier des Arts et des Lettres (1980).

    À la galerie

  • Jules Perahim

    Jules Perahim

    Peintre d’origine roumaine, Iulis Blumenfeld, dit Jules Perahim, né le 24 mai 1914 à Bucarest, mort en 2008.

    Parcours

    Issu d’une famille bucarestoise aisée, Jules Perahim se forme auprès de Costin Petrescu et de Nicolae Vermont, professeurs à l’École nationale des beaux-arts de Bucarest. Il adopte au début des années 1930 son pseudonyme, qui associe un prénom francisé à un nom traduit en hébreu.

    Figure de l’avant-garde roumaine des années 1930, il collabore aux revues non conformistes Unu, liée à Victor Brauner, et Alge, qu’il cofonde avec Ghérasim Luca ; son travail glisse alors du dadaïsme vers le surréalisme. En 1938, en route vers Paris, il s’arrête à Prague, où l’avant-garde tchèque lui organise une exposition personnelle ; l’avancée nazie l’empêche de poursuivre son voyage.

    Après la guerre, et surtout à partir de 1950, il se plie au réalisme socialiste, puis se consacre aux arts décoratifs, au décor de théâtre et à l’illustration de livres, tout en poursuivant en secret une œuvre personnelle. Il dirige aussi la revue Arta plastică. En 1969, il quitte la Roumanie avec son épouse, l’historienne de l’art Marina Vanci-Perahim, et s’installe à Paris.

    L’œuvre

    À Paris, Perahim se consacre entièrement à la peinture. Son œuvre, poétique, énigmatique et pleine d’humour, s’attache à des éléments historiques et à des figures mythologiques. Avec Victor Brauner, il compte parmi les figures les plus discutées de la peinture surréaliste roumaine.

    Édouard Jaguer lui a consacré une monographie, Perahim.

  • Mimi Parent

    Mimi Parent

    Peintre et créatrice d’objets surréaliste canadienne, née le 8 septembre 1924 à Montréal, morte le 14 juin 2005 à Villars-sur-Ollon (Suisse).

    Parcours

    Huitième des neuf enfants de l’architecte Lucien Parent, Marie, dite Mimi, Parent étudie de 1942 à 1947 à l’École des beaux-arts de Montréal, où elle suit l’enseignement d’Alfred Pellan. Elle en est renvoyée en 1947 pour indiscipline, l’année de sa première exposition personnelle, à la Dominion Gallery de Montréal. En 1948, elle cosigne le manifeste Prisme d’yeux avec treize autres artistes.

    Mariée au sculpteur Jean Benoît, elle s’installe avec lui à Paris, où le couple vivra et travaillera de longues années. En 1959, elle rejoint le groupe surréaliste. Pour l’Exposition internationale du surréalisme consacrée à l’Éros (1959-1960), elle conçoit l’affiche et la mise en page du catalogue, la Boîte alerte. Missives lascives, et prend en charge la salle du fétichisme.

    Elle participe ensuite aux expositions surréalistes de Milan (1960), de « L’Écart absolu » à Paris (1965), de São Paulo (1967) et du « Principe de plaisir » à Prague (1968). Après sa mort, Jean Benoît disperse ses cendres au château de Lacoste, ancienne demeure du marquis de Sade.

    L’œuvre

    Au cours de ses dernières décennies, Mimi Parent réalise des tableaux-objets : des boîtes de bois noir où des scènes se jouent derrière une vitre, dans des couleurs riches qui accentuent leur étrangeté. Elle associe objets trouvés et peinture, et utilise parfois des cheveux humains, comme dans le fouet Maîtresse (1996). Elle laisse aussi des dessins à l’encre.

    La galerie a présenté de rares œuvres de Mimi Parent dans l’exposition « Aux sources de la beauté convulsive » (septembre 2024).

    Expositions et collections

    • « La Femme et le surréalisme », musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne, 1987
    • « Féminin-masculin », Centre Pompidou, Paris, 1995
    • Rétrospective, galerie 1900-2000, Paris, 1998
    • « Surrealism: Desire Unbound », Tate Modern, Londres, 2001
    • Rétrospective Mimi Parent et Jean Benoît, Musée national des beaux-arts du Québec, 2004
  • Milan Nápravník

    Milan Nápravník

    Écrivain, poète, dramaturge et plasticien tchèque, né le 28 mai 1931, mort le 27 octobre 2017.

    Parcours

    Milan Nápravník appartient à la mouvance surréaliste tchèque. Sa vie s’est partagée entre la Tchécoslovaquie et l’Allemagne, et son œuvre se déploie sur plusieurs terrains : poésie, théorie, arts plastiques et photographie. C’est l’étendue de ce travail qui en fait l’originalité, longtemps négligée par les spécialistes.

    Ces dernières années, la recherche tchèque s’est penchée sur son œuvre : en 2019, la galerie Pštrossova 23, à Prague, présente l’exposition « Dno obrazu » (14 juin – 13 septembre), et en octobre 2021 l’université Masaryk de Brno lui consacre un colloque international à Kutná Hora, accompagné d’une exposition de ses œuvres plastiques à la Galerie Středočeského kraje.

    La galerie l’a présenté dans l’exposition « Prélude surréaliste » (7 juin – 6 juillet 2024).

    À la galerie