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  • Lou Dubois

    Lou Dubois

    Poète et plasticien, auteur de collages, de boîtes et d’assemblages, établi entre Paris et l’Andalousie depuis 1982.

    L’œuvre

    Entomologiste mésestimé, atteint de calembourite aiguë et incurable, le petit Lou Dubois est allé voir ailleurs. Poète, artiste, il ouvre des mondes d’une infinie vastitude dans des cabinets de curiosité compressés. Lou Dubois se situe dans la lignée de Max Ernst et de Jacques Prévert : collages, boîtes, trophées, assemblages. Chaque œuvre est un microcosme où, comme dans les cabinets de curiosités, le spectateur est introduit dans un monde fabuleux et déroutant qui défie ses repères.

    Le collage, c’est d’abord le découpage. Montées comme des films, les images basculent dans le grand vide et subissent des commentaires vertement sentis. Il vous plie L’autre et amont en un parapluie, une machine à coudre, un écorché et quelques verres. Il fait montre d’un érotisme discret et courtois mais juge mal les belles-mères, les affublant de crucifix turgescents et de saucisses pendantes. Les cerveaux sont occupés par des objets inappropriés. Erudit mélancolique, il amuse et émeut de ses brillantes sotties. Mais le pire, c’est qu’il découpe les enfants pour en faire des images.

    Redevenu sérieux, il contribuait à feue la revue Supérieur inconnu, et expose à la galerie des Yeux fertiles. Poète en mots et en images, Lou Dubois vit entre Paris et l’Andalousie depuis 1982.

    Expositions

    • « Triscénoramas & Cie », décembre 2022 à janvier 2023, prolongée en raison de son succès ; œuvres présentées : Triscénorama iconique (2022, 50 x 39,3 x 6 cm), Merci pour l’escargot (2021, 22,5 x 29,2 x 4,2 cm), Réouverture des Boîtes (2021, 52 x 34 x 10 cm), Cibo lichen si beau nombril de Vénus (2022, 39 x 26 x 5,2 cm), Le chant d’un argonaute (2022, 39 x 30 x 4,6 cm)
    • « Aux sources de la Beauté convulsive », section « La permanence du regard surréaliste contemporain », avec Mr. Djub et Yoan A. Gil, 25 octobre au 30 novembre 2024
    • Exposition des 25 ans de la galerie, 22 mai au 19 juin 2026
  • Mirabelle Dors

    Mirabelle Dors

    Peintre et sculptrice d’origine moldave, établie en France à partir de 1952, morte en novembre 1999.

    Parcours

    Mirabelle Dors arrive de Moldavie en 1952 avec le poète roumain Ghérasim Luca, alors son compagnon. Accueillie à Paris par André Breton, elle s’installe d’abord à Montmartre. Sa date de naissance, souvent donnée en 1913, reste incertaine ; les catalogues de vente qui la font mourir en 1991 se trompent.

    Au début des années 1950, elle rencontre le peintre Maurice Rapin (1927-2000), qu’elle épouse en 1954. Le couple s’installe à Vélizy-Villacoublay. Ensemble, ils animent des collectifs d’artistes en marge des circuits officiels, la Jeune Peinture puis la Figuration critique, et cosignent, de 1971 à 1980, des éditions communes avec la Tendance populaire surréaliste qu’anime Rapin.

    L’œuvre

    Son œuvre peuple l’espace de masques, de totems, de poupées et de chimères. Les « populations d’images », qui reviennent tout au long de son travail, en sont la forme la plus caractéristique ; la maison de ventes chargée de son atelier qualifie cette œuvre de surréelle, répétitive et « populaire ». Elle travaille le bas-relief et le haut-relief, la sculpture, les techniques mixtes, le collage rehaussé et l’huile sur panneau ou sur isorel.

  • Yves Doaré

    Yves Doaré

    Peintre et graveur français, né en 1943 à La Roche-Bernard (Morbihan). Il vit et travaille à Quimper.

    Parcours

    Yves Doaré passe son enfance et fait sa scolarité à Quimper. Il expose en France dès 1966. En 1969 et 1970, il suit les cours du soir de l’atelier de gravure de Jean Delpech, à Montparnasse.

    De 1976 à 1978, il est pensionnaire de la Casa de Velázquez, à Madrid. Il mène ensuite sa carrière à Paris, puis à Quimper, et expose seul à Paris, Orléans, Rome, New York et en Belgique.

    L’œuvre

    Graveur d’abord, Yves Doaré se forme pour l’essentiel en autodidacte à la gravure sur cuivre dans les années 1970. Au burin et à l’eau-forte, il construit alors une imagerie fantastique où l’on reconnaît la leçon de Dürer et celle du surréalisme. Installé à Quimper au début des années 1980, il se met à la peinture et développe un style expressionniste centré sur le corps humain.

    À partir des années 1990, il se tourne vers la gravure sur bois : images plus simples, construites autour du signe, récit coloré, ton à la fois épique et plein d’humour. D’une technique à l’autre, son sujet reste la condition humaine, de la naissance à la mort, confrontée aux paysages, aux villes imaginaires et au chaos originel.

    Collections publiques

    • Bibliothèque nationale de France, Paris
    • Musée d’Annecy
    • Musée de Morlaix
    • Fine Arts Museums of San Francisco
    • Centre de la gravure et de l’image imprimée, La Louvière (Belgique) : Procession, 1994
  • Mr. Djub

    Mr. Djub

    Collagiste français, vit et travaille à Paris.

    Parcours

    Mr Djub vit et travaille à Paris (France). Il réalise ses premiers collages en 1983. Claude Roffat, reconnu et respecté pour son travail auprès des singuliers français, créateur de la référentielle revue d’art singulier et brut L’Œuf sauvage, expose l’artiste dans sa galerie de Paris au crépuscule des années 1980. À partir de 2010, Mr Djub complexifie sa technique de collage, décidant de créer uniquement à l’aide de « papiers anciens » – des gravures imprimées entre 1840 et 1890 éditées dans le cadre de publications populaires d’actualités art, culture, politique et faits divers. Recherchant la vérité d’un papier fragilisé et généralement difficilement conservé, ses créations rejettent les gestes – tels que reprographie, réequilibre des couleurs, surlignage à l’encre – autres que ceux imposés par une paire de ciseaux et un scalpel. Mr Djub est également Djubaka (programmateur musical pour la radio nationale France Inter) et la moitié du duo d’activistes Anne & Julien, fondateurs du projet artistique HEY! modern art & pop culture en 2010.

    Texte : Anne Richard

    L’œuvre

    « J’ai réalisé mon premier collage en 1983. J’avais 14 ans, j’étais punk, je faisais des fanzines. Une époque où l’on fabriquait toutes les maquettes de manière traditionnelle… En France, l’héritage punk et situationniste était déjà bien ancré. Le collage était donc une pratique naturelle, mais dans une application surtout politique, dans l’idée du slogan. Le collage a une histoire fascinante. Certains remontent à Charles Dufresny au XVIIIe siècle. Pour ma part, je suis émotionnellement relié aux dadaïstes Raoul Hausmann, Hannah Höch ou John Heartfield ainsi qu’aux surréalistes bien sûr et particulièrement avec Max Ernst – c’est à cette période précise que je suis le plus attaché. Ensuite, j’aime la façon dont les gens d’art brut ont fait évoluer les choses en combinant les techniques, passant du papier aux objets pour se raconter. Le collage est plus une pratique commune qu’un mouvement à proprement parler, c’est une réalité. Par contre, un état d’esprit soude les collagistes : le stakhanovisme de l’affaire. Ce sont tous des furieux du scalpel qui veulent faire surgir d’un matériel étranger un sens nouveau, une malice de détournement. Et le vrai truc là-dedans reste jusqu’où tu es capable de pousser l’exercice. Je crois aussi qu’il faut savoir distinguer les collagistes des addicts de l’ordinateur et de l’assemblage digital. Je ne travaille que sur des journaux parus entre 1840 et 1880 pour des raisons de cohérence. Un des avantages du collage, c’est justement son manque de repère. En ce sens, aucun dogme n’enferme sa pratique, il n’a donc pas d’école définie, et j’adore cela, moi qui revendique mon état d’autodidacte ayant été éjecté de l’Éducation nationale à 16 ans. Ernst disait : « Si ce sont les plumes qui font le plumage, ce n’est pas la colle qui fait le collage.» En art, rien ne peut se résumer à une technique. » (Mr. Djub)

    À lire : Les Mondes Promis, illustrations Mr Djub, textes Rosita Warlock (éditions Rackham).

    Expositions

    • Galerie Les Yeux Fertiles : « Aux sources de la Beauté convulsive », section « La permanence du regard surréaliste contemporain », avec Lou Dubois et Yoan A. Gil, 25 octobre au 30 novembre 2024 (finissage avec « Le Mage Mr. Djub »)
    • Galerie Les Yeux Fertiles : « Charivari », petit cabinet présenté avec « Didier Mazuru, Fragmentations surréalistes », 5 juin au 4 juillet 2025, en parallèle de l’exposition « Paname » avec l’artiste 13bis à la galerie Roger-Viollet, 6 rue de Seine
    • Galerie Les Yeux Fertiles : exposition des 25 ans de la galerie, 22 mai au 19 juin 2026
  • Fred Deux

    Fred Deux

    Dessinateur et écrivain français, né le 1er juillet 1924 à Boulogne-Billancourt, mort en 2015.

    Parcours

    Né dans une famille ouvrière, Fred Deux suit des cours du soir au Conservatoire national des arts et métiers et se forme au métier d’électricien. En 1943-1944, il rejoint un groupe de FTP puis le maquis du Doubs ; après la Libération, il sert dans les goums marocains.

    De 1947 à 1949, il travaille à Marseille à la librairie Clary, où il découvre la littérature surréaliste et se lie aux Cahiers du Sud. En 1948, un catalogue de Paul Klee déclenche ses premières « taches » sur papier. Installé à Paris en 1951, il rencontre Cécile Reims, qui devient sa compagne, ainsi qu’André Breton et Hans Bellmer. Jean Cassou consacre un texte à ses dessins. Il expose en 1952 à la galerie À l’Étoile scellée, puis seul en 1953 à la librairie-galerie Le Fanal (« La Fenêtre des yeux »), avant de s’écarter du groupe surréaliste en 1954.

    En 1958 paraît, sous le pseudonyme de Jean Douassot et avec l’appui de Maurice Nadeau, La Gana, roman autobiographique. Le couple s’installe dans l’Ain, à Corcelles puis à Lacoux, et fonde en 1971 un centre d’art contemporain ; en 1985, il se fixe à La Châtre, dans l’Indre. À partir de 1975, Cécile Reims grave les dessins de Fred Deux.

    L’œuvre

    Aux premières taches (peinture pour bicyclette, encres, impressions sur tissu) succèdent l’encre de Chine noire ou colorée, rehaussée d’aquarelle, puis la mine de plomb sur papier Japon nacré et les crayons de couleur. Fred Deux réalise aussi une quarantaine de « livres uniques » mêlant dessins et textes manuscrits. La série des « spermes colorés », au début des années 1970, associe mine de plomb et peinture cellulosique : La Membrane (1972), L’Inexistence (1973), L’Élan (1974).

    L’écrivain a publié notamment Sens inverse (1960), La Perruque (1969), Lettres à mon double (1983) et Terre mère (1999), ainsi qu’une autobiographie sonore, À vif (1994).

    « Les années se comptent en dessins. » (Fred Deux, Le Don, 2007)

    Expositions et collections

    • « Fred Deux, L’alter ego », Centre Pompidou, Paris, 10 avril au 14 juin 2004, environ quatre-vingts dessins issus de la donation de l’artiste au Musée national d’art moderne
    • « Fred Deux. Le For intérieur », Musée Jenisch, Vevey, 20 février au 25 mai 2015
    • Collections : Musée national d’art moderne, Centre Pompidou ; Musée Jenisch, Vevey ; musée de l’Hospice Saint-Roch, Issoudun
    • La galerie Les Yeux Fertiles a représenté Fred Deux en exclusivité de 1999 jusqu’à sa mort en 2015. Lors de l’exposition « Le dessin, cet inconnu » (2025), Jean-Jacques Plaisance a présenté De l’autre le cristal, livre unique de Fred Deux provenant de la collection d’André Breton. La fin n’est pas la fin (1974) figurait dans « La subversion des images » (2025)
  • Philippe Dereux

    Philippe Dereux

    Créateur français, né en 1918 à Lyon, mort en 2001, connu pour ses tableaux d’épluchures.

    Parcours

    Philippe Dereux naît dans une famille modeste de petits commerçants. Instituteur de formation, il enseigne dans une école de Villeurbanne jusqu’à sa retraite, en 1973.

    À l’été 1955, à Vence, il fait la connaissance de Jean Dubuffet. Il collecte pour lui des papillons et l’aide à réaliser ses assemblages d’ailes de papillons et de feuilles. En 1959, il commence à composer ses propres œuvres à partir de résidus végétaux.

    L’œuvre

    Dereux réalise des compositions abstraites et décoratives, mais aussi des portraits, faits d’épluchures de fruits et de légumes et de graines diverses. Il les colore au brou de noix, à l’huile ou à la gouache. En 1966, il publie chez Julliard le Petit Traité des épluchures, où il expose sa démarche.

    Parmi ses œuvres : Paris la nuit (1973), peinture sur collage d’épluchures sur panneau, 64 x 48,5 cm ; L’Idole aux mains tendues (1973), acrylique et collage sur bois, 73 x 52 cm.

    Expositions

    • Galerie Les Yeux Fertiles : « Coups de cœur. Art brut, art naïf, art singulier », 15 mars au 13 avril 2024, avec notamment Paris la nuit (1973)
  • Gabriel Der Kevorkian

    Peintre français d’origine arménienne, né en 1932 à Paris.

    Parcours

    Gabriel Der Kevorkian rejoint le groupe surréaliste au milieu des années 1960 et en reste membre jusqu’en 1969. Il prend part à l’exposition internationale du surréalisme « L’Écart absolu » en 1965 et publie dans les revues La Brèche (1964-1965) et L’Archibras (1969).

    Après la dissolution du groupe parisien, il poursuit l’aventure avec les surréalistes réunis autour du Bulletin de liaison surréaliste (BLS), au sommaire duquel il figure en 1973 et 1976, puis de la revue Surréalisme (1977). Il participe aussi au mouvement Phases. En 1973, une exposition personnelle à la galerie « Aaa » est préfacée par Jean-Louis Bédouin, Jean Benoît et Vincent Bounoure ; il figure en 1975 dans l’exposition collective « Armes et bagages ».

    L’œuvre

    Le commentaire critique recueilli par la base Mélusine place sa peinture sous le signe d’un humour qui « tord le cou à l’éloquence ».

    Expositions

    • « L’Écart absolu », Exposition internationale du surréalisme, Paris, 1965
    • Exposition personnelle, galerie « Aaa », 1973
    • « Armes et bagages », 1975
    • Galerie Les Yeux Fertiles : « Prélude surréaliste », 7 juin au 6 juillet 2024

    À la galerie

  • Irena Dedicova

    Peintre d’origine tchèque, née Irena Dědičová le 12 février 1932 à Prague, morte en 1990 à Paris.

    Parcours

    Irena Dedicova s’inscrit dans l’orbite du surréalisme et du mouvement Phases, animé par Édouard Jaguer, auquel elle participe notamment lors de l’exposition Phases d’Ixelles (Belgique) en 1974. Elle figure dans la revue Arsenal et dans plusieurs expositions collectives consacrées au surréalisme et au fantastique, parmi lesquelles « Surrealismus in Europa » et « Le Fantastique contemporain ».

    En 1977, la Maison de la culture et des loisirs de Saint-Étienne-du-Rouvray lui consacre l’exposition « Irena Dedicova : peintures 1967-1977 » (7 avril au 8 mai), accompagnée d’un catalogue. On y voit notamment Les Vases communicants II (1974), Le Crépuscule des dieux et Machine à ombres (1975), Deux soleils, Rêve d’un paysage et New York III (1976).

    Expositions

    • Exposition Phases, Ixelles, 1974
    • « Irena Dedicova : peintures 1967-1977 », Maison de la culture et des loisirs, Saint-Étienne-du-Rouvray, 1977
    • Galerie Les Yeux Fertiles : « Prélude surréaliste », 7 juin au 6 juillet 2024

    À la galerie

  • Louis Auguste Déchelette

    Peintre français autodidacte, né en 1894 dans la région lyonnaise, mort en 1964.

    Parcours

    Louis-Auguste Déchelette dessine dès l’enfance. Plâtrier et peintre en bâtiment, il parcourt la France comme compagnon entre seize et trente et un ans. Soutenu par Georges Henri Rivière, il est exposé à deux reprises pendant la guerre par Jeanne Bucher, qui montre ses peintures clandestines dites « résistantes ». Après la guerre, Jean-François Jaeger l’expose à plusieurs reprises entre 1947 et 1960.

    L’État lui achète une dizaine de toiles entre 1943 et 1965, dont Église Saint-Étienne-du-Mont. Paris, acquise l’année même de sa réalisation, en 1949, et aujourd’hui conservée au Musée national d’art moderne.

    L’œuvre

    Déchelette peint surtout des allégories sur des sujets sociaux et politiques, servies par des calembours et un humour très vif. Ses tableaux de l’Occupation dénoncent le fascisme, le nazisme et, plus largement, les conflits sociaux ; Nonchalant est peint en 1943, en pleine résistance au nazisme à Paris. En 1949, il peint un mariage devant la façade de Saint-Étienne-du-Mont (huile sur toile, 92 x 65 cm).

    Expositions et collections

    • Galerie Jeanne Bucher, Paris, deux expositions pendant la Seconde Guerre mondiale
    • Galerie Jeanne Bucher, sous la direction de Jean-François Jaeger, plusieurs expositions entre 1947 et 1960
    • « Compagnons de route », galerie Jeanne Bucher Jaeger, Paris, 23 mai au 20 juillet 2019
    • Collections : Musée national d’art moderne, Centre Pompidou (Église Saint-Étienne-du-Mont. Paris, 1949)
  • Adrien Dax

    Adrien Dax

    Peintre, théoricien et écrivain français, libertaire et surréaliste, né le 27 octobre 1913 à Toulouse, mort le 29 août 1979 dans la même ville.

    Parcours

    Adrien Dax se rapproche du groupe surréaliste en 1947 et en devient membre en 1950 ; il y reste jusqu’en 1969. En février 1949, André Breton conserve déjà dans sa bibliothèque un texte manuscrit de Dax sur Malcolm de Chazal, glissé dans un exemplaire de Sens-plastique, avec cette mention de sa main : « Communiqué par Adrien, février 1949 ».

    Son nom figure dans les tracts collectifs du mouvement, de l’après-guerre à la fin des années 1960. Il collabore à de nombreuses revues : Néon (1949), l’Almanach surréaliste du demi-siècle publié par La Nef (1950), L’Âge du cinéma (1951), Le Libertaire et La Rue (1952), Médium (1953-1955), Le Surréalisme, même (1956-1959), Bief, La Brèche, L’Archibras (1968-1969), puis Coupure (1970). Il participe aussi au mouvement Phases d’Édouard Jaguer.

    En 1960, il signe la Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie, dite Manifeste des 121.

    L’œuvre

    Dax est l’inventeur discret de deux techniques issues de l’automatisme : l’« impression de relief » et l’« affiche interprétée ». Dans les années 1970, il illustre Le Château cathare de Jean Malrieu (1972) et prend part aux publications collectives des éditions Maintenant, dont Lecture en blanc (1974) et Objets d’identité (1976).

    Expositions

    • « Mostra surrealista », Milan, 1961
    • « Solstice de l’image » (1961) et « La Cinquième Saison » (1962), galerie Le Ranelagh, Paris
    • Expositions Phases, Buenos Aires (1963) et São Paulo (1964)
    • « L’Écart absolu », Exposition internationale du surréalisme, Paris, 1965
    • « A Phala », São Paulo, 1967
    • Galerie Les Yeux Fertiles : « Prélude surréaliste », 7 juin au 6 juillet 2024

    À la galerie