Jean Terrossian

Demandez à voir nos œuvres de l’artiste.Ask to see our works by this artist.

01 43 26 27 91

Peintre français, né en 1931. Membre du groupe surréaliste à partir de 1961.

Parcours

L’arménien est la langue de la petite enfance de Jean Terrossian ; le français devient celle de sa culture. Avant de se dire, par autodérision, « peintre », il énumère volontiers ses carrières manquées : danseur de claquettes, cuisinier, pianiste de bar.

En 1961, il rejoint le groupe réuni autour d’André Breton. Il prend part aux réunions de café et aux jeux collectifs, découvre les poèmes-objets de Breton, et y forge son attention aux « ricochets » de la pensée. Son premier dessin publié paraît en 1963 dans le n° 5 de La Brèche, la revue dirigée par Breton. La même année, il cosigne les tracts La Voie inique (8 février) et la Lettre ouverte à Messieurs Duhamel, Mauriac, Maurois… (15 avril). En décembre 1965, il figure au catalogue de l’exposition L’Écart absolu, à la galerie de L’Œil.

Peintre, illustrateur et créateur d’objets, il a fait l’objet d’une rétrospective à Maubeuge en 2000 (catalogue La mémoire mise à sac). En 2010, la revue L’or aux 13 îles lui a consacré un dossier.

L’œuvre

Terrossian distingue lui-même deux manières : une première, de spontanéité graphique et picturale, proche d’une beauté classique ; une seconde, fondée sur le « beau comme » surréaliste et sur les mécanismes involontaires (lapsus, associations, calembours). Il peint à l’acrylique sur toile, parfois avec des éléments de collage repeints à la main, comme dans Duchamp libre. Ses sujets viennent du quotidien : objets qu’il n’aime pas (matériel de sport, téléphones), plages et mer, hommages à Marcel Duchamp, mots peints en français. On le rapproche souvent de la figuration narrative, dont il se distingue.

« Mes tableaux partent et parlent de ma vie quotidienne, et ce sont les ratés qui en sont le moteur. » (Jean Terrossian, entretien, Contretemps n° 8)

Son travail est lent : il esquisse plusieurs compositions avant d’en retenir une, selon ce qu’il décrit comme « un processus de fermentation, puis de cristallisation ».

Expositions et collections

  • L’Écart absolu, galerie de L’Œil, Paris, décembre 1965.
  • Rétrospective, Maubeuge, 2000.
  • Galerie Les Yeux Fertiles, juillet 2023 : Duchamp libre, vers 1974, acrylique sur toile, 117 x 80 cm.
  • « Prélude surréaliste », Galerie Les Yeux Fertiles, du 7 juin au 6 juillet 2024 : En chute libre, vers 1965, huile sur toile, 81 x 100 cm.

À la galerie

← Tous les artistes← All artists