Peintre français, né en 1897 à Versailles, mort en 1985.
Parcours
Adolescent, Germain Van der Steen (ou Vandersteen) dessine et peint déjà à l’aquarelle. Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il est gazé et en garde des séquelles durables, dont des troubles du sommeil.
Dans l’entre-deux-guerres, il tient avec sa femme un commerce de couleurs à Paris (à partir de 1925 selon Le Delarge, de 1931 selon le musée de Laval) et peint la nuit. Encouragé par le critique Anatole Jakovsky, il expose au Salon d’automne à partir de 1944, puis à la galerie Louise, à Paris (1950), et chez Hutter, à Bâle (1951). Son œuvre a ensuite été montrée en France, en Belgique, en Allemagne, en Autriche, en ex-Yougoslavie, aux États-Unis, au Brésil et en Israël.
L’œuvre
Autodidacte, rangé tantôt parmi les peintres naïfs, tantôt parmi les auteurs d’art brut, Van der Steen a traversé trois périodes : une période non figurative, inspirée par la musique des compositeurs de son temps ; celle des végétaux imaginaires, arbres ou fleurs aux feuilles détachées et multicolores, avec des draperies tendues entre les troncs ; enfin celle du bestiaire, surtout des chats et des oiseaux, qui lui vaut parfois le surnom d’« empereur des chats ». Sa palette est très vive.
Privé de sommeil par les suites de la guerre, il disait peindre les rêves qu’il ne pouvait plus faire, voyant dans la souffrance la source de « la vraie création de l’esprit ».
Expositions et collections
- Salon d’automne, Paris, à partir de 1944.
- Centre Pompidou, Musée national d’art moderne : Entente cordiale, avant 1955, huile sur carton, 54 x 65 cm, don de l’artiste à l’État en 1955.
- Musée d’art naïf et d’arts singuliers (MANAS), Laval : Le Chat à la pelote, 1944, huile sur contreplaqué ; Le Bureau de tabac de Chatenay, 1944, huile sur panneau ; Oiseau fantastique, gouache et huile sur Isorel ; Chat, pastel.
- Musée croate d’art naïf, Zagreb.


