Sculpteur et peintre polonais, né en 1877 à Koziczyn, près de Ciechanów, mort en 1954 à Paris.
Parcours
Bolesław Biegas, dit aussi Boleslas Biegas en France, étudie à l’Académie des beaux-arts de Cracovie. Soutenu par le baron Henryk et la baronne Jadwiga Trutschel, qui financent son séjour, entretiennent son atelier et paient la fonte de ses bronzes, il s’établit à Paris au début du XXe siècle.
Il expose au Salon des indépendants à partir de 1902 ; en 1906, Guillaume Apollinaire y remarque ses peintures. Il trouve des appuis dans les milieux symbolistes réunis autour de la revue La Plume, où Marcel Réja commente dès 1902 sa sculpture La Terre. En 1908, la galerie des Artistes modernes lui consacre sa seule exposition personnelle dans une galerie parisienne avant la Première Guerre mondiale. Peu connu de son vivant, il sera redécouvert par les surréalistes.
L’œuvre
Sa sculpture symboliste, aux courbes sinueuses proches de l’Art nouveau, met en scène visions et allégories : dans Le Rêve de Dieu (1905), un visage grave et une main crispée émergent de la base, tandis qu’une nuée laisse apparaître trois figures. En peinture, il développe des cycles, comme La Mystique de l’infini, peint vers 1923-1929 et exposé chez Seligmann (1925) et chez Bernheim-Jeune (1929).
Il a légué son fonds d’atelier à la Société historique et littéraire polonaise de Paris, qui l’a confié au musée Bolesław Biegas, à la Bibliothèque polonaise. Un catalogue raisonné est en préparation par Xavier Deryng.
Expositions et collections
- Salon des indépendants, Paris, à partir de 1902
- Galerie des Artistes modernes, Paris, 1908
- Musée des Beaux-Arts de Lyon : Le Rêve de Dieu, 1905, bronze, h. 107 cm (acquis en 1991) ; dépôts de plâtres de la Société historique et littéraire polonaise
- Musée Bolesław Biegas, Bibliothèque polonaise, Paris
- La Subversion des images, Galerie Les Yeux Fertiles, Paris, 24 janvier – 8 mars 2025


