Dessinatrice française, née en 1931 à Magalas (Hérault), morte en 1980.
Parcours
Fille d’un mineur de charbon, Thérèse Bonnelalbay grandit dans un milieu modeste. Elle part pour Marseille, où elle travaille comme infirmière. En 1959, elle épouse l’instituteur Joseph Guglielmi ; le couple, très engagé, fréquente les réunions du Parti communiste, et ils ont deux enfants.
En 1963, au cours d’une de ces réunions, elle se met à dessiner spontanément à l’encre sur une feuille de papier. Son mari, frappé par les formes qui naissent, l’encourage à poursuivre. La famille s’installe plus tard à Ivry-sur-Seine. Le 16 février 1980, Thérèse Bonnelalbay disparaît ; son corps est retrouvé un mois plus tard dans la Seine.
L’œuvre
Elle travaille à la plume et à l’encre de Chine sur papier blanc, laissant sa main courir librement. Les premiers dessins, figuratifs (profils, formes végétales, motifs reconnaissables), évoluent vers l’abstraction et un réseau de signes entre dessin et écriture, qui évoque un alphabet imaginaire ; la critique l’a rapprochée d’Henri Michaux.
Jean Dubuffet admire son travail, et ses dessins figurent dès 1967 dans l’exposition historique L’Art brut au musée des Arts décoratifs de Paris. Un dossier lui est consacré dans le fascicule n° 11 de la Collection de l’Art Brut.
Expositions et collections
- L’Art brut, musée des Arts décoratifs, Paris, 1967
- In abstracto #2, galerie Christian Berst, Paris, 5 mars – 30 mai 2020
- Collection de l’Art Brut, Lausanne
- LaM, Villeneuve-d’Ascq
- abcd / ART BRUT, collection Bruno Decharme


