Peintre, dessinateur et illustrateur, né en 1901 à Kharkiv (Empire russe, aujourd’hui Ukraine), mort en 1968 à Paris.
Parcours
Miron Maurice Baskine, dit Maurice Baskine, arrive à Paris avec sa famille en 1905. En 1933, il découvre l’occultisme et l’alchimie, qui orientent toute son œuvre. En 1944, il s’évade du camp de l’organisation Todt à Martigues, prend le maquis et rejoint les Forces françaises de l’intérieur.
Il commence à exposer en 1945, notamment au Salon des surindépendants. Il rejoint le groupe surréaliste en 1946. Pour l’exposition Le Surréalisme en 1947, à la galerie Maeght, il conçoit le treizième autel, L’Athanor, et illustre la même année Arcane 17 d’André Breton. En 1948, il organise l’exposition Comme, dont il signe la préface du catalogue.
En 1951, il quitte le groupe tout en restant proche de lui, et poursuit seul ses recherches sur ce qu’il nomme la Fantasophie, une pensée picturale nourrie d’alchimie. Son grand triptyque Fantasophe-Roc ou l’édification de la pierre de Fantasophopolis (5 x 2 m) est présenté en 1957 à la galerie Furstenberg.
L’œuvre
Peinture d’inspiration hermétique, l’œuvre de Baskine se construit autour de la Fantasophie. La galerie a prêté au Centre Pompidou, pour l’exposition Surréalisme (2024), un Sans titre à l’huile et au plâtre sur panneau (116 x 89 cm), provenant de la collection Arturo Schwarz et reproduit au catalogue.
Après sa mort, Monique et Jean Saucet, dépositaires des œuvres, organisent plusieurs hommages, dont une présentation à la Biennale de Venise en 1986 et une rétrospective au Grenier du Chapitre de Cahors en 1990. L’essentiel du fonds a été donné à Cordes-sur-Ciel, qui lui a consacré une rétrospective en 2003.
Expositions et collections
- Le Surréalisme en 1947, galerie Maeght, Paris, 1947
- Le Surréalisme, sources, histoire, affinités, 1964
- Trésors du surréalisme, Knokke-le-Zoute, 1967
- Biennale de Venise, 1986
- Surréalisme, Centre Pompidou, 2024 (prêt de la galerie)
- 25 ans de la galerie, Galerie Les Yeux Fertiles, 22 mai – 19 juin 2026
- Musée national d’art moderne, Centre Pompidou : La Mère folle, 1946-1950, huile sur toile, 86 x 126 cm (don de Jean Saucet, 2003)
- Musée d’art moderne et contemporain de Cordes-sur-Ciel : Fantasophe-Roc et la majeure partie du fonds


