Peintre autodidacte français, né en 1902, mort le 26 septembre 1990 à Jaunay-Clan.
Parcours
Aristide Caillaud passe une enfance de petit paysan à Moulins, dans les Deux-Sèvres, qui forge son caractère. C’est pendant la Seconde Guerre mondiale, prisonnier des Allemands, qu’il découvre son talent : il peint ses premières œuvres sur des fragments de caisses en bois, au contact d’un compagnon de captivité, le maître verrier Max Ingrand.
En 1949, il participe à l’exposition L’Art brut organisée par Jean Dubuffet à la galerie René Drouin, puis expose seul dans des galeries parisiennes. André Malraux le soutient et fait montrer son travail. Deux rétrospectives lui sont consacrées, au Musée d’art moderne de la Ville de Paris en 1976 et au musée Sainte-Croix de Poitiers en 1978. Son caractère entier et son goût de l’isolement l’ont toutefois tenu à l’écart des mondanités. Il meurt dans sa petite maison de Jaunay-Clan, dans le Poitou, laissant une œuvre abondante.
L’œuvre
Christian Gendron situe sa peinture entre art brut et art naïf : une œuvre entièrement issue de l’imagination, très travaillée. Caillaud disait n’avoir aucune idée préconçue : « le tableau se fait tout seul ».
La galerie a présenté en 2024 un grand Sans titre de 1958-1959 (huile sur panneau, 174 x 114 cm).
Expositions et collections
- L’Art brut, galerie René Drouin, Paris, 1949
- Rétrospective, Musée d’art moderne de la Ville de Paris, 1976
- Rétrospective, musée Sainte-Croix, Poitiers, 1978
- Rétrospective, Niort (Hôtel de ville, Pilori, Donjon), 28 juin – 24 septembre 2001, avec le livre Aristide Caillaud l’enchanteur (Somogy), texte de Jacques Lacarrière
- Coups de cœur : art brut, art naïf, art singulier, Galerie Les Yeux Fertiles, Paris, 15 mars – 13 avril 2024


