The artists
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CountryArt movement
Roberto Alvarez-Rios1
Enrico Baj55
Jean Benoit38
Pierre Bettencourt 39
Boleslaw Biegas32
André Breton40
Henri Bureau2
Patrice Cadiou36
Jorge Camacho3
Jacques Carelman35
Gerardo Chavez65
Maddox Conroy4
Alfred Courmes5
Lucien Coutaud42
Philippe Crépin6
Arnaud d'Aunay59
Christian d'Orgeix7
Dado43
Fred Deux8
Lou Dubois29
Erro41
Joaquin Ferrer9
Yolande Fievre37
Leonor Fini44
Esteban Frances62
Madge Gill10
Guy Harloff28
Jacques Hérold45
Yoshiko Hirasawa57
Emile Josome Hodinos11
Roberto Alvarez-Rios
Cuba
1932-2015
Surrealism
Enrico Baj
Italia
1924-2003
Surrealism
Enrico Baj, né à Milan le 31 octobre 1924 et mort à Vergiate le 16 juin 2003, est un peintre italien, libertaire anarcho-pataphysicien1,
Jean Benoit
Canada
1922-2010
Surrealism
Pierre Bettencourt
France
1917-2006
Outsider Art
Après des études secondaires au Havre et en Savoie, Pierre Bettencourt suit au Collège de France le cours de poétique de Paul Valéry.

Écrivain et plasticien, il édite ses premiers textes sur sa propre presse à bras, dans la maison familiale de Saint-Maurice-d'Ételan, occupée par les Allemands.

Tout au long de sa vie, en plus de ses œuvres, il publiera aussi Antonin Artaud, Francis Ponge, Henri Michaux, Bernard Collin, Jean Dubuffet. De son côté, il écrira sous son propre nom, mais aussi sous pseudonyme. Ainsi, il signe de Jean Sadinet ses œuvres érotiques.

À partir de 1941, il se consacre à la typographie et publie, toujours sur sa presse, ses premiers livres aux colophons souvent singuliers, poétiques ou sarcastiques, mais aussi des textes inédits d'Henri Michaux (Tu vas être père), d'Antonin Artaud (Le Théâtre de Séraphin), de son ami Dubuffet (Plukifekler), de Francis Ponge (Le Galet), etc. Il n'hésitait pas à faire appel aux plus grands noms pour illustrer les livres qu'il éditait1, tout en refusant la médiatisation2.

En 1953, après un séjour à Saint-Michel-de-Chaillol avec Dubuffet, Bettencourt compose ses premiers hauts-reliefs où interviennent, sur des fonds peints, des matériaux non conventionnels (fragments d'ardoise, grains de café, coquilles d'œuf…) qui donnent aux figures leur texture singulière et leur épaisseur inquiétante.

Essentiellement thanato-érotiques, ces hauts-reliefs ressortissent du domaine de l'art brut. Ils expriment le caractère mystérieux et sacré de la vie en même temps qu'ils dévoilent avec une innocente crudité les fantasmes de l'artiste.

Bettencourt sera l'un des artistes contemporains exposé (et collectionné) par Daniel Cordier dans les années 1950-1960.

Pierre Bettencourt vivait à Stigny, depuis 1963. Il était marié à Monique Apple. Il est le frère de l'industriel et homme politique André Bettencourt.
Boleslaw Biegas
Poland
1877 - 1954
André Breton
France
1896 - 1966
Surrealism
André Breton, né à Tinchebray dans l'Orne, le 19 février 1896, mort à Paris le 28 septembre 1966, est un poète et écrivain français, principal animateur et théoricien du surréalisme.

Auteur des livres Nadja, L'Amour fou et des différents Manifestes du surréalisme, son rôle de chef de file du mouvement surréaliste, et son œuvre critique et théorique pour l'écriture et les arts plastiques, font d'André Breton une figure majeure de l'art et de la littérature française du XXe siècle.
Henri Bureau
France
1940 - 2014

Henri Bureau est né le 25 janvier 1940 à Cognac.

A 18 ans, après une scolarité désastreuse, il s’engage dans la Marine Nationale pour 3 ans. C’est à cette époque que les hasards de l’auto-stop lui font rencontrer son premier amour… et la chance de sa vie. Elle est secrétaire de rédaction d’un grand hebdomadaire, il sera vite fasciné par la vie mouvementée des reporters qu’il observe en attendant sa belle au café du coin.

Deux boitiers achetés d’occasion et un flash, cela suffit pour qu’un ami le présente dans une petite agence parisienne de photographie (APIS) comme un espoir de la profession alors qu’il n’y connaît rien.

En métro, puis avec une mobylette empruntée, commence la tournée des boîtes de nuit des Champs Elysées à traquer la starlette en mal de compagnon et les stars du showbiz. Les retours au petit matin dans le labo de l’agence près des Folies Bergères pour développer les pellicules, faire les contacts et choisir les meilleures images pour que le vendeur de l’agence puisse aller les présenter dans les journaux. Les rares relevés de vente, le plus souvent établis au dos d’un paquet de cigarettes, ne permettaient pas la grande vie. Le plus simple pour se nourrir, c’était les cocktails. Heureusement il y en avait chaque jour à Paris et, le réseau de la bande de crève-la-faim des paparazzis était très bien informé…

Pendant près de cinq ans, Henri Bureau a tenté d’être bon, si possible le meilleur, dans la tourmente des jeunes reporters ambitieux. La récompense est venue en août 1966: le directeur d’une des deux agences les plus importantes de Paris, les Reporters Associés, l’engage comme salarié et l’envoi 10 jours plus tard au Vietnam.
Cela a été le début de l’aventure du Grand Reportage.

Après les Reporters Associés, il entre au staff de Gamma en 1967, puis participe activement à la création de Sygma en 1973.

Vietnam, la guerre des Six jours, les divers conflits africains, puis la politique et les grands personnages : De Gaulle, Pompidou, Chirac, les voyages de Jean Paul II… Les grandes épidémies de famine et de choléra en Asie, la Révolution des Œillets à Lisbonne saluée par un prix du World Press. L’Irlande du Nord. Le mariage de Charles et Diana. Le Liban, la guerre Iran/Irak, le départ du Shah, la mort de Nasser, celle de Sadate, Mai 68 à Paris, coup d’état en Pologne …

Henri Bureau parcourt le monde pendant 20 ans.

Il pose ses appareils en 1982 et devient rédacteur en chef de Sygma. En 1986, il prend le poste de directeur de Presse Sport, l’agence photo de l’Equipe. Retour à Gamma comme rédacteur en chef, puis directeur de Roger-Viollet de 1995 à 2005.
Il s’éteint le 19 mai 2014 après une dernière guerre contre le cancer.

Henri Bureau a publié deux livres :
- Le Temps d’une Pause, éditions Arléa (1989)
- Bouclages, éditions Florent Massot (2010)

Patrice Cadiou
France
1947-2015
Outsider Art

Expositions personnelles :

2012 Nuits Talismatiques, Galerie Les Yeux Fertiles, Paris, France
2007 Galerie Joëlle Possémé, Paris, France
2000 Fort de Bellegarde, Le Perthus, France
1999 Galerie de Arte de la Riba, Cadaques, Espagne
1998 Galerie Ridel, Paris
1997 Fondation Taylor, Paris
1990 FIAC Galerie Jaquester
1989 Salon d’Angers
1989 Sigma, Bordeaux
1989 FIAC Galerie Faris, Paris
1987 Galerie Keller, Paris
1986 Galerie Ridel, Paris
1984 Galerie Site-Art Présent, Raymond Cordier, Paris
1981 Galerie Gérard Laubie, Paris
1978 Galerie Gérard Laubie, Paris
1977 Galerie d’Art Papelier, Metz
1976 Galerie d’Art de la Place Beauveau, Paris
1975 Galerie Huguerie, Bordeaux
1972 Galerie Condillac, Bordeaux
1970 Galerie de l’Académie. Lausannee Condillac, Bordeaux
1969 Galerie Moyon Avenard, Nantes
Nombreuses Expositions de Groupes de 1976 à 2006, en France et à l’étranger :

Espace Cardin, Hall Saint Pierre, Musées de Bouffémont, de Dieppe, de Pau et de Belfort, Palais de la Bénédictine.
FIAC : consécutivement avec les Galeries Jaquester, Raymond Cordier et Gérard Laubie.
SIGMA Bordeaux, Arelis Grand Palais etc...
Galeries Manséra, Ecofrica et Galerie du Casino en Espagne etc…

Collections publiques :
Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
Musée de Belfort
Musée Prince Murat
FRAC Normandie
Musée Hermès

Collections privées :
France, Canada, Belgique, Suisse, Allemagne, U.S.A, Japon, Italie
Réalisation de portes-sculptures pour architectes et commandes privées
Jorge Camacho
Cuba
1934 - 2011
Surrealism
Jacques Carelman
France
1929 - 2012
Gerardo Chavez
Peru
1937
Surrealism
Maddox Conroy
United Kingdoms
Alfred Courmes
France
Lucien Coutaud
France
1904 - 1977
Surrealism
Lucien Coutaud, né le 13 décembre 1904 à Meynes (Gard), et mort le 21 juin 1977 à Paris, est un peintre et graveur français.

Parallèlement à sa carrière de peintre, il a travaillé comme décorateur pour le théâtre, la danse et l'opéra et il a également eu une activité de cartonnier de tapisserie dans le contexte du renouveau de la tapisserie d'Aubusson.
Philippe Crépin
France
Arnaud d'Aunay
France
1947
Outsider Art
Peintre voyageur issu d’une famille nivernaise et parisienne Arnaud d'Aunay est un ancien banquier reconverti en « globe painter ». En 1984, remarqué par Pierre Cardin qui patronne sa première exposition, il se plonge dans ses désirs d’enfance. En 1985, il expose à New York et rencontre Andrew Wyeth qui le conforte dans son aventure et l’encourage dans la technique qu’il défend : la tempera.

Il sillonne le monde, capte et traduit à l’aquarelle, l’encre et la tempera, découvertes, rencontres et impressions de voyage. Depuis 2001 Gallimard publie avec succès ses carnets : Les Indes françaises, Au fil du Mékong ; Escales d’Artistes, Vézelay, Napoléon, Empereur des îles, Empereur d’exil, Vauban, génie maritime. Il expose à Paris, New York, San Francisco, Tokyo, Bruxelles et Lausanne.
Christian d'Orgeix
France
Dado
Yugoslavia
1933 - 2010
Outsider Art
Miodrag Djuric, dit « Dado », né le 4 octobre 1933 à Cetinje (province du Monténégro, Yougoslavie, et mort à Pontoise, France, le 27 novembre 20101, est un peintre, dessinateur, graveur, sculpteur yougoslave.

Arrivé en France en 1956, il se fait très rapidement remarquer par Jean Dubuffet qui le présente à Daniel Cordier. Celui-ci deviendra alors son principal marchand pendant plusieurs années et participera à la mise en place de sa renommée internationale.
Fred Deux
France
1924 - 2015
Outsider Art
Lou Dubois
France
1955
Surrealism
Entomologiste mésestimé, atteint de calembourite aiguë et incurable, le petit Lou Dubois est allé voir ailleurs. Poète, artiste, il ouvre des mondes d’une infinie vastitude dans des cabinets de curiosité compressés.
Le collage, c’est d’abord le découpage. Montées comme des films, les images basculent dans le grand vide et subissent des commentaires vertement sentis. Il vous plie L’autre et amont en un parapluie, une machine à coudre, un écorché et quelques verres.
Il fait montre d’un érotisme discret et courtois mais juge mal les belles-mères, les affublant de crucifix turgescents et de saucisses pendantes. Les cerveaux sont occupés par des objets inappropriés. Erudit mélancolique, il amuse et émeut de ses brillantes sotties. Mais le pire c’est qu’il découpe les enfants pour en faire des images.
Redevenu sérieux, il contribuait à feue la revue Supérieur inconnu, et expose à la galerie des Yeux fertiles.



Jöelle Busca



Erro
Iceland
1932
Surrealism
« Mon premier nom d'artiste était Ferro. Je l'avais trouvé à la suite d'un voyage en Espagne, en 1952. J'avais alors vécu une semaine dans un village, Castel del Ferro. J'avais trouvé ce nom très beau, d'autant plus qu'en islandais, "fer ro" signifie "la tranquillité qui part". Je ne savais cependant pas qu'à Montmartre il y avait un artiste brésilien, Gabriel Ferraud. Or il y a une loi en France, de la période de Vichy, qui stipule que les étrangers ne peuvent pas prendre le nom d'un artiste déjà existant. J'ai donc eu un procès, que j'ai perdu deux fois. Avec Jean-Jacques Lebel, on a alors pensé écrire ce nom avec trois "r", mais cela n'a pas été accepté. Finalement, au tribunal, on a décidé d'enlever le "F". Cela m'a plu. Et en islandais "er ro" veut dire "maintenant c'est calme" »1.

Il étudie l'art de 1949 à 1954 à Reykjavik, puis à Oslo en Norvège et à Florence en Italie. En 1955, il entre à l'École de mosaïque de Ravenne. Il s'installe à Paris en 1958 où il rencontre des artistes, des écrivains et des critiques liés au mouvement surréaliste : Breton, mais aussi Matta, Brauner, Masson, Max Ernst, Man Ray, Miro et Duchamp.

Erró fut l'époux de Myriam Bat-Yosef, avec laquelle il eut une fille en 1960.

En 1962, il publie Mecanismo, mécamanifeste, 100 poèmes mécaniques, et un manuel de mécanique pour le collège Mécascience pour le mécacours moyen.

En 1962-1963, il réalise décors et masques pour le film d'Éric Duvivier Concerto mécanique pour la folie ou la folle mécamorphose. Entre 1964 et 1967, il réalise son premier film Grimaces.

De 1963 à 1965 : Erró participe à des interventions artistiques avec son ami Jean-Jacques Lebel. Lui-même est l'auteur de plusieurs interventions artistiques. En octobre 1963, il inaugure une exposition personnelle avec le happening «Les Critiques d'art». À l'American Center de Paris, en 1964, il réalise le happening Gold Water.

En 1982, il est invité à réaliser une fresque géante à Angoulême.

En 1986, il représente l'Islande à la Biennale de Venise.

En 1989, il fait une importante donation d’œuvres d’art et d’archives personnelles à la Ville de Reykjavik. Ce fonds est géré par le Musée d'Art de la ville de Reykjavik (Reykjavik Art Museum).

En 2014, il expose avec ses amis Jean-Jacques Deleval et Speedy Graphito à l'Arsenal de Soisson

En 2016, il expose en solo à la Galerie Perrotin à New York
Joaquin Ferrer
Cuba
né en 1929
Surrealism
Yolande Fievre
Other
1907 - 1982
Outsider Art
Yolande Fièvre est une peintre et sculpteur française, né à Paris le 25 janvier 1907 et morte à Paris en 1982.

Jeune voyageuse, elle visite l'Amérique et vivra en Egypte quelques années. Etudiante aux Beaux-Arts de Paris, plus tard professeur aux Beaux-Arts d'Orléans, elle affirmera très tôt sa position d'autodidacte. Jean Paulhan, André Breton, Bernard Requichot, Jean Dubuffet, Raymond Queneau seront ses amis.

Elle se lança dans des recherches passionnées et des expériences passionnantes sur la matière, souvent organique, qui donnent un aspect assez étrange à ses reliefs, on se croirait dans un monde fantastique et lunaire.

Ce sont des collages ou plutôt des "assemblages" où les objets sont mis en scène, des boîtes-objets ou des sortes de reliquaires un peu spéciaux. On peut y voir un plan de coupe d’immeubles dont le mur latéral se serait effondré, laissant l’œil découvrir entre les cloisons des êtres informes (difformes ou inaboutis) : leurs têtes sont de galets rongés, leurs corps, de bois flottés, avec parfois un os de mâchoire ou une arête pour compléter le décor.
Leonor Fini
Argentina
1908-1996
Née d'une mère italienne et d'un père argentin, Leonor Fini passe son enfance et son adolescence à Trieste en Italie, auprès de sa mère et de sa famille maternelle. Elle n'a pas connu son père, très tôt disparu. Dans un milieu bourgeois très cultivé, elle acquiert une culture cosmopolite. Elle quitte sa famille à 17 ans pour s'installer à Milan et commence à peindre, adoptant le classicisme et la peinture tonale à l'exemple de Carrà.

En 1937, elle quitte l'Italie pour Paris et rencontre André Breton et les surréalistes. S'inspirant de leurs théories, elle expérimente le « dessin automatique ». Elle se lie d'amitié avec Georges Bataille, Victor Brauner, Paul Éluard et Max Ernst sans jamais intégrer le groupe, n'ayant aucun goût, selon elle, pour les réunions ni les manifestes. C'est en solitaire qu'elle explore un univers onirique mettant en scène des personnages aux yeux clos (des femmes le plus souvent). Des jeunes gens, un peu androgynes, alanguis face à des sphinges protectrices évoluent ou rêvent dans un climat de fête cérémonielle où l'érotisme flirte avec la cruauté. Chez elle, la femme est sorcière ou prêtresse, belle et souveraine.

Sa première exposition monographique a lieu à New York, en 19392.

Leonor Fini a réalisé de nombreux portraits, tels que ceux de Jacques Audiberti, Jean Genet, Anna Magnani, confectionné des costumes pour le théâtre, le ballet et l'opéra et illustré des textes de Marcel Aymé (La Vouivre), d'Edgar Poe, du marquis de Sade (Histoire de Juliette, 1945).

De nombreux poètes, écrivains, peintres et critiques lui ont consacré des monographies, essais ou poèmes dont Jean Cocteau, Giorgio De Chirico, Éluard, Ernst, Alberto Moravia...

Quoique de façon parfois critique, des peintres comme Ivan Chtcheglov, Roger Langlais ou Le Maréchal se sont intéressés à certaines de ses œuvres, notamment ses paysages fantastiques.

Leonor Fini séjournait souvent retirée du monde, mais non sans festivités, ayant eu des maisons en Loire, en Corse (couvent saint François près de Nonza). Elle rencontre le diplomate italien Stanislao Lepri (1905-1980) en 1946, qu'elle encourage à peindre. Il devient son compagnon et la rejoint à Paris en 1950. Elle partage sa vie et son atelier avec Lepri, jusqu'à la mort de ce dernier en 1980.

Leonor Fini adorait les chats, elle a peint de nombreux tableaux et dessiné plusieurs esquisses et aquarelles en hommage aux chats. En 1977, elle consacra même un livre entièrement dédié à sa passion pour les félidés, Miroir des chats.

Elle meurt dans un hôpital de la banlieue parisienne, sans jamais avoir cessé de peindre et d'écrire3.

De 1939 à sa mort, on a recensé plus de 45 expositions personnelles en Europe et aux États-Unis3.

Neuf films ont été consacrés à son œuvre, dont La Légende Cruelle (1951) de l'écrivain et cinéaste lettriste Gabriel Pomerand.
Esteban Frances
Spain
1913-1976
Surrealism
Madge Gill
United Kingdoms
Guy Harloff
France
1933 - 1991
Outsider Art
Fils d’un peintre-graveur franco-néerlandais d’origine russe et de mère suisse d’origine italienne. Il passe la guerre en Italie, puis y débute des études classiques de lettres, puis de Cinéma (il sera Assistant de V. de Sica en 50)

Dès 52 il débute un travail de peintre-collagiste autodidacte sur des éléments collectés dans la rue, directement influencé par les travaux de K.Schwitters.
Première exposition à Florence en 1954 (il a 21 ans) à la Galerie Numero, puis en 59 à Milan chez A. Schwartz, puis à Venise, Rome, Paris en 61, Los Angeles, Copenhage, Turin, Genève…

S’installe à Paris en 55 après des voyages en Grèce, Turquie et Iran.
Il retournera en Orient entre 62 et 65 et y étudiera les rites, les religions, les symboles et traditions de ces sociétés.
Séjourne au « Beat Hotel » , rue Git le cœur, où sont Allen Ginsberg, W. Burroughs, B. Gysin, entre Paris et Tanger.

De nouveau fixé à Milan après 65 il voyagera encore fréquemment à New York, Paris, Londres, Amsterdam, Bruxelles et en Scandinavie.

Guy Harloff participa à la Documenta 5 de Kassel en 1972 dans le département des « Mythologies individuelles ».
En 1973 il achève la construction de son bateau « Le Devenir », sur lequel il vit dèslors et navigue, mais sa santé l’obligera à renoncer à son projet de voyage au long-court.

Prototype du Globtrotter curieux, parlant cinq langues, il fréquenta beaucoup d’artistes d’avant-garde mais n’intégra aucun groupe.
Son œuvre personnelle fut célébrée par de grands critiques tels que W. Bourroughs, R .de Solier, A. Joffroy, P. Waldberg, H. Miller notamnent.


Il fut un voyageur incessant, indépendant des mouvements culturels et des modes. Ses influences et sources d’inspiration seront multiples ( de part ses origines, ses voyages et sa curiosité constante)
Sa pratique quotidienne et rituelle du dessin l’accompagnera partout. Ces oeuvres sont toujours des récits, non selon la forme du classique carnet de voyage mais plutôt comme condensation d’une impression, d’une lecture, ou d’une rencontre, chacun d’entre eux constituant alors la page de son journal intime.

Son usage des alphabets, de la calligraphie, des signes et symboles trouvent sa source dans sa passion des cultures orientales (Tabula, Mandala, Main de Fatima, Œil, symboles sprituels …) mais aussi dans la tradition classique européenne et italienne des blasons, des emblèmes, de la peinture murale et religieuse, des ex-voto, de l’ésotérisme et de l’alchimie.

Ses dessins constituant parfois des labyrintes ou des rébus.
Appropriation et recyclage seront un projet esthétique intime et spontané, poétique et utopique.

Ses représentations figuratives ne dérivant pas d’un processus logique, ni d’un raisonnement mais d’une méditation, puis d’une condensation dans un jeu spontané et imprévisible proche des dessins d’enfants, du jeu et de l’automatisme (si chers aux Surréalistes), et de l’Art Brut par la récurrence des motifs et une systématique occupation de tout l’espace de la feuille par le moyen technique “simple” et casi exclusive du stylo à bille.

“ Le concept est celui de la Voie Royale , des Alchimistes.
Faire un parcours spirituel.
Chaque travail est thérapie. Répétition. Rite. Découverte et possession.”
Déclare-t-il en 74.

Le motif de l’œil prendra une place prépondérante dans ses œuvres des années 70. L’oeil du regard, de la contemplation, de la vision, du visionnaire, mais aussi le troisième oeil de la vision extra-sensorielle, de la vision intérieure.
L’oeil-symbole mais aussi outil d’observation et d’exploration, du voyageur et de perception du rêveur.
Voir pour se voir, se comprendre en captant les signes du monde tel fut son programme.




Jacques Hérold
Romania
1910-1987
Surrealism
Jacques Hérold (pseudonyme de Hérold Blumer) est un peintre, sculpteur, illustrateur lié au mouvement surréaliste, né à Piatra Neam? dans le jude? de Neam?, dans la province de Moldavie en Roumanie, le 10 octobre 1910 et mort à Paris le 11 janvier 1987.
Yoshiko Hirasawa
Japan
Surrealism
Yoshiko ne nous est pas tombée du ciel, mais presque.
On ne saurait trop rappeler dans quelles surprenantes conditions cette artiste japonaise contemporaine allait rompre avec sa première vie pour accéder au monde de la peinture. Yoshiko Hirasawa, munie d’une maîtrise ès lettres de l’université Keio (Tokyo), avait en effet commencé une brillante carrière de présentatrice à la télévision japonaise NHK. À l’occasion d’un voyage à Paris, elle abandonna brusquement ce métier pour se consacrer à l’art.
Dans sa peinture inspirée de l’école métaphysique, Yoshiko se situe en position de « médium » par rapport au monde extérieur, toujours prête à capter des signaux furtifs et les présences incertaines « de l’autre côté du miroir ». Yoshiko présente sa première exposition à Paris avec le concours du ministère de la Culture, en 1979. Par la suite, elle participe à de nombreuses expositions en France et à l’étranger.
À Paris, elle expose en compagnie de Marcel Duchamp et de Max Ernst (Galerie Artcurial). La FIAC lui consacre une exposition personnelle, ainsi que la Pinacothèque de Bari (Italie), le Fuji Television Gallery à Tokyo et le musée d’Art moderne de Toyama. Elle eut encore le rare honneur d’une exposition personnelle au musée national du Palais d’Été (Saint-Pétersbourg). En cette fin de siècle où l’art cherche désespérément un nouveau souffle, on ne peut continuer à ignorer l’œuvre de Yoshiko.
En présentant pour la première fois une rétrospective de sa peinture, ce livre cherche à pénétrer son secret.
À la fin de l’ouvrage, une anthologie critique réunit des textes de Georges Boudaille, Stéphane Déligeorges, Jean-Pierre Faye, Alain Jouffroy, Gilbert Lascault…
Emile Josome Hodinos
France