The artists
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CountryArt movement
Mimi Parent 56
Mimi Parent91
Marinela Pelosi73
Jules Perahim34
Bettencourt Pierre67
Edgard Pillet19
Lubos Plny72
Louis Pons69
Josette Rispal31
Endre Rozsda78
Ody Saban64
Bernard Saby20
Fabian Sanchez21
Bernard Schultze26
Christine Sefolosha70
Jean-Claude Silbermann22
Ugo Sterpini86
Max Walter Svanberg76
Jan Svankmajer58
Jean Terrossian88
Ivan Tovar66
Ursula25
Jean-Pierre Vielfaure82
Jorge Vigil33
Scottie Wilson23
Yoshiko24
Mimi Parent
Canada
1924-2005
Surrealism
Mimi Parent est la huitième des neuf enfants de l'architecte Lucien Parent.

Après sa scolarité au couvent des Dames du Sacré-Cœur1, elle étudie la peinture à l'École des Beaux-Arts de Montréal en 1942 où elle travaille dans l'atelier d'Alfred Pellan. Au sein d'un groupe contestant l'académisme de l'enseignement, elle rencontre Jean Benoît. En 1947, pour cause d'indiscipline, elle et Jean Benoît sont renvoyés de l'école.

En 1948, Mimi Parent vend toutes ses œuvres à la galerie Dominion de Montréal qui organise sa première exposition personnelle. Elle épouse Jean Benoît et tous deux obtiennent une bourse du gouvernement français pour venir étudier à Paris2.

En 1949, elle expose au Salon de l'Art libre organisé au musée d'Art moderne de la ville de Paris.

En 1959, elle rencontre André Breton et entre au groupe surréaliste.

Elle contribue à l'organisation de l' Exposition inteRnatiOnale du Surréalisme (EROS) présentée du 15 décembre 1959 au 15 février 1960 à Paris. Avec Marcel Duchamp, elle conçoit la maquette du catalogue et réalise la salle du Fétichisme. Elle présente également une boîte verte intitulée Boîte Alerte - Missives Lascives dans laquelle des idées pouvaient être « envoyées ». C'est le début d'une série de boîtes surréalistes.

Jusqu'en 1987, Mimi Parent participe aux principales expositions surréalistes dont :
. Exposition internationale du surréalisme à la galerie Daniel Cordier, à Paris, en 1959,
. Mostra internazionale del Surrealismo à la Galleria Schwarz de Milan, en 1960,
. L'Écart absolu organisée par Breton à la galerie de l'Œil, à Paris, en 1965,
. A Phalla, à la fondation A. Alvarez Pentadeo de São Paolo, en 1967,
. Exposition international du surréalisme aux musées de Prague, Brno et Bratislava en Tchécoslovaquie, en 1968,
. La Femme et le surréalisme au musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, en 1987.

En voulant multiplier les passage de l'image plate au volume et inversemment, Mimi Parent ne cesse d'introduire dans ses peintures toutes sortes de techniques qui vont de la broderie à l'incrustation en passant par le collage. Ses œuvres sont régulièrement publiées dans les revues surréalistes Bief, La Brèche et L'Archibras.

En 2004, le Musée des beaux-arts de Montréal consacre une exposition au couple Parent-Benoît.

Après sa mort en 2005, ses cendres (ainsi que celles de son mari, mort en 2010), ont été dispersées au château de Lacoste, Vaucluse, ayant appartenu au marquis de Sade.
Mimi Parent
Canada
Surrealism
Mimi Parent, née Marie Florence1 Parent le 8 septembre 1924 à Montréal et morte le 14 juin 2005 à Villars-sur-Ollon (Suisse), est une artiste peintre surréaliste canadienne.

Mimi est la huitième des neuf enfants de l'architecte Lucien Parent.

Après sa scolarité au couvent des Dames du Sacré-Cœur2, elle étudie la peinture à l'École des Beaux-Arts de Montréal en 1942 où elle travaille dans l'atelier d'Alfred Pellan3. Au sein d'un groupe contestant l'académisme de l'enseignement, elle rencontre Jean Benoît. En 1947, pour cause d'indiscipline, elle et Jean Benoît sont renvoyés de l'école.

En 1948, Mimi Parent vend toutes ses œuvres à la galerie Dominion de Montréal qui organise sa première exposition personnelle. Elle épouse Jean Benoît et tous deux obtiennent une bourse du gouvernement français pour venir étudier à Paris4.

En 1949, elle expose au Salon de l'Art libre organisé au musée d'Art moderne de la ville de Paris. en 1954, en compagnie de son mari, elle représente le Canada pour l'Exposition de la jeune peinture au Palais de Tokyo1.

En 1959, elle rencontre André Breton et entre au groupe surréaliste.

Elle contribue à l'organisation de l' Exposition inteRnatiOnale du Surréalisme (EROS) présentée du 15 décembre 1959 au 15 février 1960 à Paris. Avec Marcel Duchamp, elle conçoit la maquette du catalogue et réalise la salle du Fétichisme. Elle présente également une boîte verte intitulée Boîte Alerte - Missives Lascives dans laquelle des idées pouvaient être « envoyées ». C'est le début d'une série de boîtes surréalistes.

Jusqu'en 1987, Mimi Parent participe aux principales expositions surréalistes dont :
. Exposition internationale du surréalisme à la galerie Daniel Cordier, à Paris, en 1959,
. Mostra internazionale del Surrealismo à la Galleria Schwarz de Milan, en 1960,
. L'Écart absolu organisée par Breton à la galerie de l'Œil, à Paris, en 1965,
. A Phalla, à la fondation A. Alvarez Pentadeo de São Paolo, en 1967,
. Exposition international du surréalisme aux musées de Prague, Brno et Bratislava en Tchécoslovaquie, en 1968,
. La Femme et le surréalisme au musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, en 1987.

En voulant multiplier les passage de l'image plate au volume et inversemment, Mimi Parent ne cesse d'introduire dans ses peintures toutes sortes de techniques qui vont de la broderie à l'incrustation en passant par le collage. Ses œuvres sont régulièrement publiées dans les revues surréalistes Bief, La Brèche et L'Archibras.

En 2004, le Musée national des Beaux-Arts du Québec consacre une exposition au couple Parent-Benoît.

Après sa mort en 2005, ses cendres (ainsi que celles de son mari, mort en 2010), ont été dispersées au château de Lacoste, Vaucluse, ayant appartenu au marquis de Sade.
Œuvres

Autoportrait au chat, 1945, huile sur toile collée sur carton, 75,4 x 78,7 cm, Musée national des beaux-arts du Québec5,6
Nature morte, 1948 ou avant, huile sur carton, 61,3 x 61,3 cm, Musée national des Beaux-Arts du Québec1,7
J'habite au choc, 1949, première version8
Sans titre, 1951, huile sur toile, 73 x 92 cm, collection particulière9
J'habite au choc, 1955, deuxième version, huile sur bois, 62 x 87 x 8 cm, collection privée10
La Cravate en cheveux, 1959, tableau-objet, collection particulière11
Masculin-Féminin, 19598
Boîte alerte, 1959, carton et papier, 28,0 x 17,9 x 6,4 cm, collection particulière12
La Crypte du fétichisme, 1959, assemblage d'une vingtaine d'objets symbolisant le fétichisme13
Le Veilleur de nuits, 1959 ou 1960, huile sur toile, 74 x 92 cm, Collection Musée national des Beaux-Arts du Québec14
Pour Diane, 19758
Le passage du mervillon, 1975, huile sur contreplaqué et matériaux divers, 52,5 x 65,0 x 7,5 cm, collection privée15
Reliquaire pour un crâne surmodelé du Moyen-Sepik, 1976, matériaux divers, 49,0 x 26,7 x 26,7 cm, collection privée16
La Belle cheval, 1982, boîte-relief, 76,5 × 51,9 cm, Galerie François Petit17
Panthère noire, vers 1983, huile sur contreplaqué et matériaux divers, 73,7 x 101,5 x 18,5 cm, collection particulière18
Les très riches heures du marquis de Sade, 1989, huile sur contreplaqué et matériaux divers, 102,0 x 73,5 x 16,5 cm, collection particulière19
Espace bleu, 1991, boîte-relief, 63 × 77 cm, collection particulière20
Adieu vieux monde, 1991, huile sur contreplaqué et matériaux divers, 86,0 x 94,0 x 17,5 cm21
Anne, ma soeur Anne, 1994, huile sur contreplaqué et matériaux divers, 70,0 x 92,0 x 16,5, collection de l'artiste22
Maîtresse, 1996, cheveux, cuir, huile et bois, 47,5 x 34,5 x 5,7 cm, collection particulière23

Bibliographie

Adam Biro & René Passeron, Dictionnaire général du surréalisme et de ses environs, Fribourg, Office du Livre, et Paris, Presses universitaires de France, 1982, p. 318.
André Breton, Le Surréalisme et la peinture, Paris, Gallimard, 1965, p. 390.
Georgiana Colvile, Scandaleusement d'elles. Trente-quatre femmes surréalistes, Paris, Jean-Michel Place, 1999, p. 228-234, avec une photographie de l'artiste réalisée en 1977 par Marion Kalter.
Annie Le Brun, « Nostalgiques tableaux de proie », préface pour l'exposition de Mimi Parent, Galerie André-François Petit, mai-juin 1984, dans À distance, Paris, Jean-Jacques Pauvert aux éditions Carrère, 1984, p. 238-242.
Danielle Lord, Mimi Parent, Jean Benoît : surréalistes, Québec, Musée national des beaux-arts du Québec, 2004.

Notes

? a b et c Trépanier, Esther, 1951- et Musée national des beaux-arts du Québec., Femmes artistes du XXe siècle au Québec : œuvres du Musée national des beaux-arts du Québec, Musée national des beaux-arts du Québec, 2010 (ISBN 9782551198573 et 2551198577, OCLC 657061520, lire en ligne [archive]), p. 100,248
? A. Biro, op. cit.
? Comité de rédaction, Anne-Marie Bouchard ; auteurs, Kasia Basta ... et [al.], Croire, devenir, ressentir, imaginer, revendiquer : 350 ans de pratiques artistiques au Québec, Québec, Musée national des beaux-arts du Québec, novembre 2018, p. 58
? Colvile, op. cit.
? Reproduction dans E. Trépanier, op. cit.
? « Autoportrait au chat | Collections Musée national des beaux-arts du Québec » [archive], sur collections.mnbaq.org (consulté le 2 février 2019)
? « Nature morte | Collections Musée national des beaux-arts du Québec » [archive], sur collections.mnbaq.org (consulté le 2 février 2019)
? a b et c Cité dans Biro, op. cité
? Reproduction dans D. Lord, op. cit., p. 72
? Reproduction dans D. Lord, op. cit., p. 73
? Reproduction dans Colvile, op. cit., p. 233
? Reproduction dans D. Lord, op. cit., p. 19
? Reproduction dans D. Lord, op. cit., p. 18
? « Mimi Parent | Collection Musée national des beaux-arts du Québec » [archive], sur collections.mnbaq.org (consulté le 2 février 2019)
? Reproduction dans D. Lord, op. cit., p. 82
? Reproduction dans D. Lord, op. cit., p. 83
? Reproduction dans Colvile, op. cit., p. 230
? Reproduction dans D. Lord, op. cit., p. 88
? Reproduction dans D. Lord, op. cit., p. 90
? Reproduction dans Colvile, op. cit., p. 231
? Reproduction dans D. Lord, op. cit., p. 91
? Reproduction dans D. Lord, op. cit., p. 98
? Reproduction dans D. Lord, op. cit., p. 99

Liens externes
Marinela Pelosi
Brazil
Né en 1957
Art brut
Jules Perahim
Romania
1914 - 2008
Surrealism
Bettencourt Pierre
France
1917-2006
Outsider Art

Pierre BETTENCOURT est né en Normandie en 1917. Il se consacre d’abord à l'écriture, à la typographie, à l'impression, à l'édition de livres poétiques. Il effectue de longs et nombreux voyages en Afrique, Océanie, Indes, Etats-Unis, Mexique, Extrême-Orient… En 1963, avec sa femme l'écrivain Monique APPLE, il s'installe dans l'Yonne à Stigny, où il poursuivra ses travaux jusqu' en 2006. Il y mènera de front son œuvre littéraire, son œuvre dessinée et ses hauts-reliefs, les Obélisques étant les dernières œuvres en volume qu'il réalisera.
Edgard Pillet
France
Lubos Plny
Czech Republic
né en 1961
Art brut
Louis Pons
France
1927
Outsider Art
Après des études primaires à Marseille, à l'école des Chartreux, Louis Pons apprend le métier d'ajusteur à l'École des métiers d'Endoume, toujours à Marseille, mais ne l'exerce pas.

Dessinateur de presse à la Libération, dans les journaux issus de la Résistance, il est aussi, brièvement, comptable, ouvrier agricole, vendangeur, peintre en bâtiment...

En 1948-49, il passe un an et demi en sanatorium, à Hauteville[Où ?]. Malade, il vit à la campagne dans différents lieux du sud de la France : Montfroc, Simiane-la-Rotonde, Vence, Le Piole, Saint-Paul-de-Vence, Aix-en-Provence, Antibes, Sillans-la-Cascade.

Il découvre l'œuvre de Joë Bousquet, les dessins de Louis Soutter, les aphorismes de Lichtenberg1. Il réalise environ 2 000 dessins à l'encre de Chine pendant cette période, il peint et acquiert une presse de graveur. Mais atteint de troubles visuels, il est obligé d'abandonner le dessin.

En 1959, il compose ses premiers assemblages, sortes de collages en trois dimensions, ou tableaux en relief faits d'objets et de matériaux de récupération.

Son œuvre a reçu l'étiquette de surréalisme ou encore d'art brut. Certes il s'en est nourri, mais Louis Pons est un singulier de l'art ; à travers ses boîtes, ses reliquaires, ses collages, ses assemblages, il poursuit inlassablement une ethnologie poétique qui lui est propre. Gilles Plazy dit de lui qu'il est un « amasseur de débris qui compose des œuvres originales avec des choses usées »2, des œuvres que l'on peut trouver morbides mais qui sont toujours pleines de bizarreries, d'incongruités, de surprises et parfois même d'humour.
Josette Rispal
France
1946
Outsider Art
Le bronze, le verre, le plastique, la terre, Josette Rispal utilise bien à « profusion », comme le souligne Françoise Sagan, les matériaux pour créer cet univers unique et riche de diversité où coquillages, bonbons, flore magnifique, masques translucides et poupées de chiffons se côtoient.
Josette, née à Aurillac (Cantal) en 1946, commence à partir de 1974 à travailler l’argile et découvre, en modelant L’Homme qui se roule de douleur, que la sculpture lui ouvre le monde de l’expression. L’année suivante ses recherches explosent en tous sens : elle sculpte sur laves et utilise le verre. S'ensuivent une créativité prolifique, une multiplication des matériaux, une inventivité débordante de nouvelles techniques. Dès 1977, elle expose à Paris et en Allemagne et sa première rétrospective, en septembre 1983, est suivie de nombreuses expositions internationales.
Endre Rozsda
Hungary
Hongrie 1913 - Paris 1999
Surrealism
Endre Rozsda (Mohács, Hongrie 1913 - Paris 1999) est l’auteur d’une œuvre personnelle et secrète, à la frontière de différents mouvements artistiques, récusant la distinction abstraction-figuration, dont l’idée du temps constitue le sujet essentiel.

En 1938, il est ébloui par un concert de Bela Bartok qui lui révèle sa propre modernité. Il vient à Paris où il rencontre Vieira da Silva, Giacometti, Picasso et se lie d’amitié avec Françoise Gilot


Persécuté par le nazisme retourne en Hongrie, où il sera piégé par le stalinisme, Rozsda décide, en 1957, de s’installer définitivement en France. André Breton préface le catalogue de sa première exposition à la Galerie Fürstenberg et, en 1964, Marcel Duchamp lui décerne le prix Copley

Soutenu par des amateurs éclairés, Rozsda poursuivra son œuvre dans l’intimité de son atelier, loin du marché de l’art. Il pouvait passer plusieurs années sur un tableau « sans se plier aux exigences de la mode » comme l’avait noté Jack Lang. Il a peint et dessiné, inlassablement, jusqu’à la fin de ses jours au Bateau Lavoir.
?Après la rétrospective ROZSDA le temps retrouvé, présentée en juin dernier à l’Orangerie du Sénat, la Galerie Les Yeux fertiles propose une exposition ROZSDA Retrouvailles où le public parisien va pouvoir redécouvrir cette œuvre exceptionnelle.

« RETROUVAILLES »

Ce sont tout d’abord des Retrouvailles avec la ville de Paris, adoptée, aimée par Rozsda, arpentée inlassablement avec crayon et appareil photo. Retrouvailles, aussi, avec le quartier de St Germain des Prés où André Breton avait présenté ses toiles pour la première fois en 1957, place Fürstenberg dans la galerie de Simone Collinet, la galerie même où Joyce Mansour a présenté en 1963 la dernière exposition publique de Rozsda.
Retrouvailles, ensuite, avec les œuvres que Rozsda avait cachées au public depuis 1963, dont la galerie Les Yeux fertiles nous offre une belle sélection.
Enfin, la galerie Les Yeux fertiles nous permet des Retrouvailles avec l’esprit promeneur de Rozsda : elle est située en bas de la rue de Seine, juste en face de la rue des Beaux-Arts, avec vue sur l’Académie des Arts, l’ancienne librairie du Minotaure et l’hôtel des Beaux-Arts où Rozsda avait rencontré Jorge Luis Borges.


Ody Saban
Turkey
1953
Outsider Art
Ody Saban est une artiste française associée aux courants de l'art brut, hors-les-normes et surréaliste. Elle a été élevée dans un univers mi-juif et mi-musulman, a étudié dans des écoles catholiques, trait qui marque sa signature artistique.

« Artiste inclassable, cette dessinatrice est parfois étiquetée "brute", d'autres fois "surréaliste" ou encore "contemporaine". Si elle a étudié dans des écoles d'art, elle n'en conserve pas moins une imagination inépuisable, une liberté médusante et une inspiration débridée2. »

« La dernière série de peintures d'Ody Saban représente de grands bateaux volants qui la relient à l'utopie révolutionnaire célèbrent à sa façon érotique et amoureuse, le thème de l'émigration. Ody Saban dessine à l’encre de Chine sur du papier de soie, papiers de l'extrême orient, pratique l’aquarelle et la peinture (huile et acrylique). Ces sortes de broderies aux couleurs chaudes rappellent les miniatures, mais aussi l’univers cosmopolite, ce dont elle reste imprégnée. Ses dessins évoquent l’érotisme amoureux et chaque feuille est remplie d’enchevêtrements de corps, de visages, de fleurs, exprimant ainsi la plénitude féminine. Si elle s’identifie à Lilith, la femme maudite, c’est pour mieux combattre la misogynie, mais aussi pour révéler la magie qui se dégage de son univers chargé d’onirisme fantastique.»3
Bernard Saby
France
1925 - 1975
Bernard Saby (1925-1975) est un peintre et dessinateur français. Après avoir étudié dans sa jeunesse la composition musicale auprès de René Leibowitz, il développa une abstraction singulière et suggestive, nourrie non seulement par ses recherches dans le domaine de la musique sérielle, mais aussi par son expérience des drogues, mescaline ou haschich notamment, ou encore par son étude approfondie des lichens et des textes chinois anciens.

Henri Michaux a publié en 1956, dans Misérable Miracle, un texte de Bernard Saby décrivant son expérience de la mescaline : L’image privilégiée.

Selon Patrick Waldberg, "Bernard Saby [était] sans doute, de sa génération, le plus intrépide côtoyeur d'abîmes." 1 Selon Jean-Jacques Lebel : "Mort jeune, Bernard Saby n'avait pas d'âge. Sa singularité absolue le plaçait au-dessus de la mêlée." 2 Pierre Boulez, son condisciple chez Leibowitz, affirme "qu'on peut voir la personnalité de créateur de Saby comme écartelée entre les forces d'irrationalité auxquelles il estimait indispensable de s'abandonner et le besoin de les ordonner selon une logique avouée et contrôlée." 3

Le Musée d'art moderne de la ville de Paris lui a consacré une rétrospective en 1986, et expose des tableaux de Saby dans ses collections permanentes. Il est aussi présent dans les collections du Musée national d'art moderne, Centre Pompidou.


Fabian Sanchez
Peru
Bernard Schultze
Germany
1915 - 1905
Christine Sefolosha
Switzerland
1955
Outsider Art
Jean-Claude Silbermann
France
né en 1935
Surrealism
Ugo Sterpini
Italia
1927-2000
Surrealism
Max Walter Svanberg
Sweden
1912_1994
Surrealism
Max Walter Svanberg commença des études techniques d'arts appliqués en 1929 puis rejoint une école d'art en 1931. Il exposa ses premières œuvres en 1935. Il démarre le mouvement Minotaure en 1942 avec Hulten et Osterlin. Il a cofondé le mouvement artistique Imaginisterna en 1948. Il a également fondé le groupe suédois Imaginist, mais le quitta peu après. En 1949, suite à des rencontres avec Asger Jorn le mouvement Imaginisterna est devenu la branche suédoise du mouvement artistique CoBrA. En 1950 il publia un album de lithographies. Il commença à intégrer le mouvement surréaliste de Paris en 1955 et fut exposé à la Galerie de l'Étoile Scellée la même année. En 1958 il illustra à l'encre de Chine une édition des "Illuminations" de Rimbaud.
Jan Svankmajer
Czech Republic
1934
Surrealism
Jan Švankmajer, né le 4 septembre 1934 à Prague, est un réalisateur surréaliste tchèque connu notamment pour ses films d'animation. Son dernier film, Survivre à sa vie (théorie et pratique) (P?ežít sv?j život [teorie a praxe]), en prises de vue réelles, est sorti dans les salles en 2010. Son travail a notamment influencé les frères Quay, Tim Burton et Terry Gilliam.
Jean Terrossian
France
1931
Surrealism
Ivan Tovar
Dominican Republic
1942
Surrealism
Iván Tovar, né en 1942 à San Francisco de Macorís en République dominicaine, est un artiste peintre et graveur que l'on rattache au néo-surréalisme.

De 1963 à 1983, il vit et travaille à Paris. Il commence à exposer à la Biennale de Paris (1963, 1er artiste dominicain exposé), puis à Luxembourg, Stockholm, Lisbonne et New York.

Ses compositions les plus connues expriment sur de larges surfaces très colorées des figures chimériques, à la fois anthropomorphiques et animales, presque biomécaniques, qui rappellent parfois l'univers d'un Yves Tanguy ou d'un Richard Lindner.
Ursula
Germany
1921-1999
Art brut, Outsider Art
Jean-Pierre Vielfaure
France
1930-2015
Surrealism

Son père libraire, papetier et imprimeur, et sa mère musicienne lui transmettront le gout pour l'impression, le livre, la lecture, l’écriture et le dessin.
La famille quitte l'Algérie en 1938 pour Rodez où Jean-Pierre commence à dessiner en autodidacte.

Première exposition, des dessins sur le thème des Paysages du Rouergue, en 1950 à Rodez. De ces années aveyronnaises, notre artiste se souvient de ses admirations pour Max Ernst, Robert Motherwell et Gustav Klimt, de ses rencontres avec Pierre Soulages.
En 1952, il s’installe à Paris entre Éméville (Oise) et Montparnasse.

Une rencontre fort marquante pour Jean-Pierre Vielfaure est en 1956 celle du peintre allemand Carl Buchheister (1890-1964) qu'il va désigner comme étant picturalement son père spirituel et qu'il va héberger à Éméville durant six mois de chaque année. C.Buchheister fut un très proche ami de Wassily Kandinsky, de Theo van Doesburg et de Kurt Schwitters, il retient surtout des deux derniers « les constructions géométriques non exclusives » et les « collages d'esprit surréaliste », tandis que sa propre appartenance à l'École de Hanovre est lisible par sa propension à « découper ses toiles, par des lignes, en aplats de couleurs vives ». Et selon Jacques Busse encore, de définir ce qu'est la finalité picturale de Buchheister, que Vielfaure va donc revendiquer comme sienne : « tenter de concrétiser la synthèse d'éléments apparemment hétérogènes, concilier une construction géométrique du plan avec une poétique gestuelle de l'informel sans renoncer à un recours amusé aux matériaux post-dadaïstes des collages ».

En 1958, Jean-Pierre Vielfaure se lie d'amitié avec Édouard Jaguer et rejoint le mouvement Phases. Jean-Pierre Vielfaure et Wifredo Lam pour la lithographie, Remo Martini pour le bois gravé, assurent l'illustration du dixième numéro en 1965 de cette revue bibliophilique à tirage limité, intitulée
Phases - Cahiers internationaux de recherches littéraires et plastiques (éd. Paul Facchetti).

En rejoignant en 1965 le groupe Inter, constitué par des artistes majoritairement de Scandinavie,
Jean-Pierre Vielfaure ouvre avec la ville de Copenhague une longue relation, tant par les séjours et les expositions que par les éditions de son œuvre gravée.

C'est entre 1968 et 1971, alors que dans le même temps il contribue aux illustrations du magazine Rock & Folk, que Jean-Pierre Vielfaure entreprend son œuvre « monumentale » intitulée Opéra Civilisation, suite de soixante-douze tableaux (collages, acrylique, technique mixte) juxtaposés en une longueur de quarante-deux mètres où, commente Sébastien Moinet-Béchar, « est évoqué le récit historique, idéologique et artistique de notre civilisation, de la création du monde à notre futur inconnu ».

1970 est pour Vielfaure l'année d'un long séjour en Laponie, et à Ibiza. Ces retours sur l'île lui inspirent la série de plus de cinquante toiles (1970-1973) uniformément intitulées Les portes d'Ibiza, exposées successivement à Ibiza, Copenhague et Helsinki en 1973. Son premier et long séjour à New York et au Canada en 1977 donne lieu à une suite de techniques mixtes, Journal new-yorkais, essentiellement sur papier et présentés en diptyques où voisinent écriture, collages et abstraction.

1988, installation de son atelier à Ivry-sur-Seine dans la manufacture des œillets.

Sa suite de tableaux L'appel aux esprits (2007) offre à Jean-Pierre Vielfaure de se confier sur sa propre spiritualité: « Cela a commencé en Scandinavie. Là-bas, où, en vingt-cinq ans j'ai vendu mille toiles, j'ai vu tous les musées concernant les rites chamaniques... Autodidacte, ma curiosité reste ouverte et intacte. Bien qu'élevé chez les catholiques, ma spiritualité penche plutôt du côté des chamans. Chaque chaman a sa propre spiritualité, en relation avec les nuages, ou le bois, ou tel animal. Le chamanisme est ma vraie religion. Elle ouvre sur un autre monde ».
Jorge Vigil
Peru
1963
Scottie Wilson
Scotland
Yoshiko
Japan